SÉANCE DU 21 JANVIER 1943
Présidence de M. le docteur G. Janicaud, président.
Présents : Mme Petit, Mlles Brunet, du Muraud, MM. Béchet, Boudart, de Dianous, Laborde, l'abbé Mirguet, le colonel Monchablon, G. Petit, Sarrassat.
Excusés : Mlle Théreil, MM. Délurier, Lafay, Léglise.
NÉCROLOGIE. — Le président signale la mort de Mme Gérouille, MM. Beluchon, Genny, Lassare, Pezan, le docteur Salanier. Il adresse aux familles l'expression de notre sympathie attristée.
ADMISSIONS. — Mme Vve Glomot à Guéret, Mlles Bouyer à Janaillat et de Morand à Boussac, MM. Jean Bideau à Hauteville (Ain), Georges Caudate à Nouzerines, A. Dubreuil à Vichy, André Duchet à Guéret, André Genny à Guéret, Emile Lacoste à Nouzerines, Alfred Norre à Saint-Dizier-la-Tour, Joseph Vincent à Domérot, Georges Vergeade à Guéret.
COMPTES. — Le trésorier, M. C. Laborde, donne le bilan de l'exercice 1942 :
Recettes
Reliquat de 1941..... 16.696,70
Cotisations (415 dont 5 de membre à vie)..... 11.845,00
Subvention du département..... 1.499,50
Subvention de la ville de Guéret..... 4.498,50
Vente de volumes..... 436,00
Coupons de rente..... 160,00
Entrées au Musée..... 600,00
Contribution d'auteur..... 200,00
Total des recettes..... 36.155,70
Dépenses
Gardiennage du Musée..... 1.800,00
Impression, brochage et clichés des Mémoires..... 12.723,20
Frais d'envoi et de correspondance..... 1.677,90
Abonnements et achats pour la bibliothèque..... 920,00
Musée (frais d'entretien)..... 118,00
Versement à Caisse d'Epargne, 5 cotisations m. à vie..... 1.500,00
Total des dépenses..... 18.739,10
Balance
Recettes..... 36.155,70
Dépenses..... 18.739,10
Reste à reporter en 1943..... 17.416,60
Notre livret de Caisse d'Epargne arrêté au 14 janvier 1943 se monte à la somme de : 28.376 fr. 70.
A l'unanimité, des félicitations et des remerciements sont votés à notre dévoué trésorier.
BIBLIOTHÈQUE. — Il a été donné : par Mme Petit, La Flore de Rey-Paillade et un fascicule de celle de Rouy ; par M. Sarrassat, sa note sur deux mousses rares ; par le docteur J. Butaud son étude sur Bourganeuf et son passé, parue dans « Le Chercheur » (nos 5.379 à 5.388).
LECTURES ET COMMUNICATIONS. — M. Sarrassat présente des échantillons de Weisia mucronata Bruch. qu'il a récoltés en décembre 1942 sur le versant nord de la montagne du Maupuy. C'est une mousse très rare en France. Elle est nouvelle pour la Creuse.
Il indique en outre, qu'il a recueilli à cette même date, également sur le Maupuy deux autres muscinées : Amblystegium filicinum De Not et Calypogeia arguta Mont et Nees. qui sont nouvelles pour la bryoflore de cette montagne.
Enfin, il rend hommage à la mémoire d'Ernest Ferrier qui de 1925 à 1930 a constitué une belle collection de mousses.
— Le docteur Janicaud signale que la statue de Champs, décrite comme un Mercure (Mém. Cr., t. XXVI, p. 455) a perdu à la suite d'un choc ses organes masculins qui étaient postiches. Son étude minutieuse à jour frisant a révélé qu'il s'agissait d'une déesse tenant un enfant emmailloté, c'est-à-dire d'une Déesse-mère qu'on avait voulu transformer en figuration de Mercure.
Il donne de brèves indications sur l'histoire de l'émaillerie française depuis les Gaulois jusqu'à nos jours avec présentation de pièces de diverses époques.
— M. de Dianous, archiviste départemental, lit une très importante étude sur les bibliothèques publiques du département de la Creuse au moment de la Révolution. Des bibliothèques de district furent constituées à Guéret, Aubusson et Felletin avec des livres provenant de bibliothèques des émigrés et des communautés religieuses.
En l'an IV, lorsqu'une Ecole centrale fut créée à Aubusson, une bibliothèque y fut adjointe qui devint, sous l'impulsion des bibliothécaires Espagne et Cassius, riche d'environ six à sept mille volumes en l'an IX (1800).
SÉANCE DU 18 MARS 1943
Présidence de M. le docteur G. Janicaud, président.
Présents : Mmes Carel, Petit, Phély, Mlles du Muraud, Théreil, MM. Béchet, le docteur Bordier, Boudart, Chaput, Glénisson, Laborde, Lafay, l'abbé Mirguet, le colonel Monchablon, Moreau, Parotin, G. Petit, Torchon, Sarrassat.
Excusés : MM. Délurier, Deyris.
NÉCROLOGIE. — L'hommage de la Société est adressé à la mémoire du docteur André Thomas mort en captivité au stalag I B le 22 février 1942 ; des condoléances émues sont adressées à sa famille.
ADMISSIONS. — Mme la comtesse de Maussabré, à Bonnat ; Mlle Andrée Bonnyaud, institutrice à Puy-Malsignat ; Josiane Pluyaud, à La Souterraine ; MM. Lugagne, instituteur à Saint-Avit-de-Tardes ; Michonnet, huissier à Guéret ; Panet, directeur du Collège Moderne à Bourganeuf ; Jacques Pénot, à Pont-Rompu, par Solignac (H.-V.) ; Noël Peyrat, à Guéret ; Jules Raphanaud, à Guéret ; Jean Ritou, à Felletin ; Chantier de Jeunesse, groupe 8 du groupement 39, à Montmarault (Allier) ; groupe des Elèves-maîtres de seconde du Lycée de Guéret.
ELECTIONS. — Le Bureau de la Société est réélu à l'unanimité. Sur la proposition de M. le docteur Janicaud, M. Adrien Blanchet, membre de l'Institut qui, à de nombreuses reprises, a témoigné un grand intérêt à notre Société et a donné plusieurs articles à nos Mémoires est élu Président d'Honneur à l'unanimité des membres présents.
A l'unanimité également, M. Adrien Rivet est nommé membre correspondant.
MUSÉE. — Le Président signale que l'exposition de Tapisseries d'Aubusson en Suisse qui comprend quatre panneaux de notre Musée continue son périple triomphal. Actuellement à Bâle, elle doit être transportée prochainement à Berne.
BIBLIOTHÈQUE. — Dons reçus : de M. Albert Lacrocq le travail de Joseph Boulaud Les de Léonard (Albi, 1939) ; de Maître A. Murat le tirage à part de son Etude des Cahiers de Doléances paroissiales retrouvés en Creuse (Guéret, 1942) ; de M. J. Raphanaud la brochure : Quatorze années d'Administration municipale par Jarrit-Delille, ancien maire de Guéret.
LECTURES ET COMMUNICATIONS. — M. C. Sarrassat signale qu'il a récolté en février 1943, aux environs de Guéret, sur les pentes nord de la montagne du Maupuy les deux muscinées suivantes : 1° Weisia cirrhata Hedw., à l'état fertile sur un tronc de châtaignier en bordure sur la route de Guéret à La Brionne. C'est une acquisition nouvelle pour la bryoflore du Maupuy. 2° Dicranum strictum Schl., dans un taillis de châtaigniers sur une souche pourrie. C'est la deuxième station de cette espèce montagnarde connue en Creuse.
— M. le Médecin général Guillon communique la photographie de la page d'un registre de la cure de La Souterraine où est relaté le passage de Henri IV en 1605.
— M. Ch. Briquet envoie la copie de l'acte de décès de Jean Tierselin du Rance, seigneur de La Chapelle-Balloué, mort en 1662.
— M. A. Rivet communique l'acte de prise de possession du fief de Bassaud par le seigneur de Saint-Julien et celui de Dougnat par le seigneur du Theil en 1700.
— M. Chatreix envoie la copie d'un curieux acte notarié de rupture de fiançailles à l'amiable en 1777.
— M. Boudart présente le tableau des prêtres réfractaires du district de Bourganeuf déportés en l'an III ainsi que trois lettres adressées par le Directoire du district aux divers agents nationaux pour veiller à l'incarcération des prêtres.
— Mlle du Muraud lit le début de son intéressante étude sur les coutumes qui accompagnent la célébration, dans les villages, des Petites fêtes, aujourd'hui, De la Chandeleur à la Fête Dieu.
— M. Laborde met en valeur les coutumes qui entourent, dans la Creuse, la naissance d'un bébé. Cette complète et intéressante étude sera publiée dans nos Mémoires.
SÉANCE DU 20 MAI 1943
Présidence de M. le docteur G. Janicaud, président.
Présents : Mmes Carel, Petit, Phély ; Mlles Brunet, du Muraud, MM. Béchet, le docteur Bordier, Cognet, Chaput, Faure, l'abbé Fayolle, Glénisson, Laborde, Lafay, l'abbé Mirguet, le colonel Monchablon, Moreau, Parotin, G. Petit, Sarrassat, Timbal, Torchon.
Excusé : M. Délurier.
NÉCROLOGIE. — L'hommage de la Société est adressé à la mémoire de M. A. Audollent, de l'Institut, ex-doyen de la Faculté des Lettres de Clermont-Ferrand, membre honoraire récemment décédé ; des condoléances émues sont exprimées à sa famille.
ADMISSIONS. — Mme Fernande Berger, institutrice à Guéret ; Mlle Anna Boudart, institutrice à Aulon ; MM. Louis Cognet, agent d'assurances à Guéret ; Jean Combe, professeur d'agriculture à Guéret ; Pierre Dumont, entrepreneur à Paris, 17, boulevard Henri-IV ; Albert Jardy, huissier à Guéret ; Charles Morisco, directeur de l'usine Savart à Guéret ; Pierre Noël, entrepreneur, 39, rue Croulebarbe, à Paris ; Marcel Robert, agent technique des Ponts et Chaussées, à Guéret.
MUSÉE. — Le président signale que les pièces envoyées en Suisse pour l'exposition de tapisseries d'Aubusson sont actuellement à Berne. Il communique le catalogue de l'exposition de Bâle où elles figurent en bonne place.
BIBLIOTHÈQUE. — Don reçu, de M. Hugon, le tirage à part de son étude sur La famille de Madeleine Ingres parue dans nos Mémoires, t. XXVIII.
LECTURES ET COMMUNICATIONS. — M. Sarrassat présente une branche de gui (Viscum album L.) qu'il a récoltée, dans un jardin voisin de sa maison d'habitation à Guéret, sur un pêcher cultivé (Persica vulgaris D. C.) et remarquable par la grandeur de ses feuilles épaisses atteignant jusqu'à 35 m/m de largeur. C'est la première fois qu'il observe le gui sur le pêcher. Il signale également la présence sur le talus de la route de Guéret à La Brionne, au-delà des Coussières, vers les bâtiments des carrières du Maupuy d'une Pensée des pâturages de la région alpine et subalpine, Viola Cornuta L. à grandes fleurs bleues. Cette pensée avait été cultivée dans un jardin attenant à un baraquement vers 1938. Le baraquement démoli, le jardin n'existe plus, mais Viola Cornuta L. s'est maintenue sans toutefois sembler s'étendre au-delà de son point d'origine.
— M. le docteur Janicaud donne quelques renseignements sur le fief de Vervix, commune de Fresselines, dont le château est en partie conservé. Il lit un document de 1634, donné par M. Cognet, qui contient la description du château et le dénombrement des métairies, moulins et redevances de ce fief à cette date. Ce document sera publié.
— M. A. Rivet envoie la copie de l'acte concernant la nomination à la Chapellenie de Saint-Côme-Saint-Damien, attachée à la chapelle du cimetière de Crocq, faite par Michel Chermartin en faveur de J.-B. Ducros, curé de Saint-Bard ; acte dressé par Me Charles, notaire royal et apostolique, à Crocq le 1er décembre 1744.
— M. H. Hugon envoie une note additionnelle à l'étude qu'il a donnée dans le fascicule en cours d'impression de nos Mémoires sur la famille de Madeleine Ingres, note qui concerne l'établissement de bains, créé à Guéret par Mme Vve Dubreuil « à l'entrée de la ville, route de Gouzon » et qui existait déjà en 1815.
— Mlle du Muraud lit la fin de son étude de folklore sur la célébration dans les villages creusois des « Petites fêtes ».
— Mme Petit lit deux extraits du « Journal du Département ». Le premier du 17 août 1811 qui publie l'arrêté du 12 août 1811 relatif à la répartition par commune des étendues devant être ensemencées en betteraves sucrières et en pastels. Le second du 4 avril 1812 donne des détails sur les « Soupes économiques » que le Préfet a fait installer à Guéret le 25 mars.
SÉANCE DU 15 JUILLET 1943
Présidence de M. le docteur G. Janicaud, président.
Présents : Mmes Berger, Petit, Mlles Bellegy, Brunet, Delmas, du Muraud, Théreil ; MM. Béchet, le docteur Bordier, Boudart, Cognet, Faure, H. Gerbaud, Laborde, Lafay, le colonel Monchablon, l'abbé Mirguet, Moreau, G. Petit, Timbal.
Excusés : MM. Délurier, de Dianous, de Forges, Sarrassat.
NÉCROLOGIE. — L'hommage de la Société est adressé à la mémoire de M. Alphonse Veyronnet, pharmacien au Grand-Bourg, membre titulaire récemment décédé. Des condoléances émues sont exprimées à sa famille.
FÉLICITATIONS. — Le président prie M. Boudard d'agréer nos très vives félicitations pour son brillant succès au concours de l'agrégation.
CONGRÈS. — M. Franck Delage, président du Centre d'Etudes régionalistes de Limoges nous convie au Congrès des Sociétés Savantes limousines, qui se tiendra à Limoges le 19 septembre. La participation de notre Société au Congrès est adoptée.
ADMISSIONS. — MM. Pierre Bonnet, commis des P.T.T., à Guéret ; Henri Gerbaud, de Saint-Hilaire, commune de Saint-Priest-la-Plaine ; Rivaud, restaurateur à Guéret ; Vignon, instituteur à Mourioux ; Marcel Villatte, hôtelier à Guéret.
BIBLIOTHÈQUE. — M. H. Hugon fait don de sa très intéressante étude sur Uzurat, paroisse défunte, commune mort-née, Limoges, 1943. Il a été acheté Le Folklore d'Auvergne, de A. Van Gennep.
LECTURES ET COMMUNICATIONS. — M. Sarrassat signale la découverte en janvier 1943, dans la vallée du Thaurion, à Châtelus-le-Marcheix, par M. Pêcher, instituteur dans cette commune, d'une muscinée nouvelle pour la Creuse : Hypnum eugyrium Schpr.
— M. le Médecin général Guillon envoie des photographies d'une pierre sculptée ancienne qui est peut-être un autel ou un cippe gallo-romain.
— M. le docteur Janicaud résume un remarquable travail de M. Georges Lemée sur l'Histoire forestière post-glacière en Auvergne. Beaucoup de conclusions de ce travail semblent applicables à la Creuse (Revue des Sc. Nat. d'Auvergne, vol. 8, 1942, p. 84).
Il analyse deux notes de MM. René Crozet et Léo Fayolle sur les Lanternes des Morts (Sté des Antiquaires de l'Ouest, t. XIII, 3e série, p. 115 et 145). Ces deux intéressantes études jettent un peu de lumière sur l'origine, la date et l'utilisation de ces curieux monuments.
— Mme Petit lit un acte du 9 avril 1689, fixant les conditions de réfection du monastère attenant à l'hôpital de Guéret.
— M. Rivet envoie une description de la fête de la Fédération à Crocq et un document sur des réparations faites à la sacristie et à la nef de l'église de Saint-Alpinien en 1715.
— M. le docteur Janicaud lit un contrat de remplacement passé sous Louis-Philippe en l'étude Massonnet-Ducloselle à Chambon.
— Mlle du Muraud commente le registre de dépenses et recettes d'un propriétaire terrien creusois pendant la monarchie de Juillet. Elle lit les pages relatives à l'année 1834.
— M. Laborde lit sa très intéressante étude sur les coutumes relatives à la naissance dans la Creuse.
SÉANCE DU 16 SEPTEMBRE 1943
Présidence de M. le docteur G. Janicaud, président.
Présents : Mmes Petit, Vernet, Mlle Théreil, MM. Béchet, le docteur Bordier, de Dianous, Faure, Laborde, Lescure, l'abbé Mirguet, le colonel Monchablon, Moreau, G. Petit, Sarrassat, Timbal.
Excusés : Mme Berger, MM. de Forges, Délurier, Lafay.
ADMISSIONS. — Mme Vernet, institutrice à Leyrat ; Mlle le docteur Angéline Leczinska, Le Theil, commune d'Anzème ; MM. René Béchamps, chirurgien-dentiste, place Pétain, à Libourne ; Maurice Brunet, ingénieur en chef d'aéronautique à l'Ecole Polytechnique, Paris ; Jean Carret, directeur des Pompes funèbres, Guéret ; Demaigne, pharmacien honoraire à Bosmoreau ; André Dubreuil, chef électricien, à Guéret ; le docteur Jules Dumont, à La Souterraine ; Henry Gipoulon, Président de Chambre de Cour d'appel honoraire à Chermartin, commune de Saint-Oradoux-près-Crocq ; Marcel Givernaud, instituteur à Crozant ; Marcel Lecante, imprimeur à Guéret ; Parbel Binet, à Fourneaux ; Joseph Talbot, artiste peintre à Anzème.
BIBLIOTHÈQUE. — Dons reçus : de M. Georges de Fournoux La Chaze, son étude sur l'Académie de manège de Riom ; du docteur Paul Descottes une Lièvre de la baronnie de Montaigut (1757-1760).
LECTURES ET COMMUNICATIONS. — M. Sarrassat présente des échantillons des deux plantes suivantes qu'il a récoltées à Guéret : Convolvulus Dahuricus Sims et Lathyrus hirsutus L. La première est un liseron cultivé à grandes fleurs roses naturalisé depuis de nombreuses années à la base de vieux murs à La Croix-Célée et rue Tour-du-Baril. La deuxième est une gesse indiquée comme très rare en Creuse dans le Catalogue des Plantes du Limousin de Ch. Le Gendre. Elle s'est répandue chez nous et on la rencontre maintenant assez fréquemment dans les moissons.
— M. A. Vignon envoie des croquis des deux dolmens de Mourioux
— M. le docteur Butaud, de Bourganeuf, envoie une photographie du bras, récemment retrouvé, de l'Apollon de La Courrière qui complètera heureusement la belle statuette du Musée du Louvre.
— Le docteur Janicaud présente un beau parchemin de 1558, portant l'acte de vente d'un pré minuscule — document communiqué par M. le docteur Aumasson. Il analyse rapidement la très importante lièvre de la baronnie de Montaigut-le-Blanc pour les années 1757 à 1760.
— M. A. Rivet envoie un très curieux procès-verbal daté de 1761 concernant une contestation au sujet des mesures de Flayat et d'Hautefeuille.
— M. le docteur Bordier présente une monographie de Bénévent rédigée par M. Bonnaud, instituteur honoraire, d'après les travaux antérieurs.
— M. Laborde lit une très intéressante étude de folklore sur les Relevailles dans la Creuse.
SÉANCE DU 18 NOVEMBRE 1943
Présidence de M. le docteur G. Janicaud, président.
Présents : Mme Petit, Mlle du Muraud, MM. le commandant Bareige, le docteur Bordier, Chaput, Charet, Cluzet, Cognet, Dubois de Lavigerie, Jamet, Laborde, Lafay, l'abbé Mirguet, le colonel Monchablon. Moreau, Parotin, Roussillat, Sarrassat, Timbal, Vignon.
Excusés : Mme Phély, Mlle Théreil, MM. Faure, l'abbé Fayolle, de Forges, G. Petit.
NÉCROLOGIE. — L'hommage de la Société est adressé à la mémoire de MM. Galitre à St-Julien-le-Châtel, Lafaye, à Tercillat, Pérathon à Aubusson, membres titulaires récemment décédés. Des condoléances sont exprimées à leurs familles.
ADMISSIONS. — Mmes la comtesse de Barral, château de Moisse (Bétête) et de Coustin, château de Sazeirat (Arrênes) ; MM. Adrien Bachelard, instituteur à Guéret ; Clauss, commissaire de police à Guéret ; Martial Clément, négociant à Saint-Vaury ; le commandant Engasser, Allées d'Azémar, Draguignan ; Gustave Giraud, à Chignavieux, commune d'Anzème ; Guénon, opticien à Guéret ; Gustave Leblanc, 39, rue Joseph Lebrix, Saint-Augustin, Bordeaux ; Chéri Proust, Grand Café à Guéret.
BIBLIOTHÈQUE. — Dons reçus : L'Echo d'Alençon, pour un article nécrologique sur M. Tournouer, président de la Société historique et archéologique de l'Orne ; de M. le docteur Déguison un lot de livres anciens et de documents locaux ; de M. Germouty son article sur la Marche au XVIIe siècle, paru dans Le Mémorial de la Creuse du 9 octobre 1943, et sa brochure : Le loup dans l'histoire et le Folklore du Massif Central (Clermont-Ferrand, Imprimerie Générale) ; de M. Henri Hugon son livre : Suite d'Horizons (Guéret, Lecante, 1943) ; de Mme Phély, Les Messéniennes, de Casimir Delavigne ; de l'Ecole de la Garde, la revue La Garde, nos 1 et 2.
LECTURES ET COMMUNICATIONS. — M. Sarrassat signale la deuxième floraison d'un pommier dans un jardin à Guéret. Ce jeune arbre, après avoir produit des fruits en août dernier et complètement perdu ses feuilles, s'est à nouveau couvert de fleurs en octobre.
Il montre des corymbes dont les uns ont encore des pétales blancs et les autres des fruits déjà noués qu'il a cueillis sur ce pommier le 14 novembre 1943.
— M. H. Hugon signale la découverte, vers 1920, dans les ruines de la ville gallo-romaine de Bréde, d'un anneau en or pur formé d'un fil enroulé en plusieurs spires et terminé par un renflement en forme de tête. Cet objet a malheureusement été fondu.
— M. A. Rivet fait part de la découverte à Dougier, commune de Saint-Agnant-près-Crocq, de deux sépultures gallo-romaines à incinération.
— Le docteur Janicaud, à propos de l'entrée à notre Musée, de bronzes gallo-romains trouvés dans la Creuse entre 1820 et 1860, présente un petit Cupidon provenant de Bréde, une déesse (Rosmerta ou Junon ?) et un petit Mercure trouvés à Pognat, commune de Sous-Parsat en 1824. Il décrit et montre des reproductions de plusieurs statues provenant de la même découverte (Laraire de Pognat, Mémoires, t. XXIV, p. 633) parmi lesquelles un très beau Mercure de bronze et une Victoire d'argent conservés au Cabinet des Médailles (Bibliothèque nationale).
— M. Périgaud envoie le croquis d'une vasque de fontaine qui paraît dater du XVe siècle et vient d'être trouvée dans un vieux mur de Fressanaud, commune de Bonnat.
— M. Marc Gouvernaire envoie en communication un très beau Terrier de Malval daté de 1575. Le président rappelle que deux autres terriers de la même commune sont conservés aux Archives départementales ; ils sont datés l'un de 1398, l'autre de 1456.
— M. Boudard envoie deux intéressantes études : la première sur l'Assemblée provinciale du Limousin en 1787 et ses délégués machois ; la deuxième sur un inventaire, daté de 1790, de l'Abbaye du Palais.
— Mlle du Muraud, avec son talent habituel, évoque l'intérieur d'un Médecin-chirurgien creusois en 1808 d'après l'inventaire de son mobilier.
— Le docteur Janicaud lit une amusante chanson satirique guérétoise de 1846.
NOTE LUE EN SÉANCE – JEANNE D'ARC EST-ELLE PASSÉE EN HAUTE-MARCHE ?
Une tradition locale veut que Jeanne d'Arc, au cours d'un voyage en Haute-Marche, se soit arrêtée, pour y prier, à la chapelle du Mas Saint-Jean, paroisse de Saint-Sulpice-le-Dunois, près du château, aujourd'hui ruiné, de La Bastide. Y a-t-il quelque chose de vrai dans cette légende ?
Dans le numéro d'octobre 1909 de la Revue du Berry, a paru un article du comte F. de Mausabré, commenté par J. Pierre et par l'abbé Babon, et intitulé La Chevauchée de Jeanne d'Arc en Berry ; je vais en donner l'analyse.
Berriat de Saint-Prix (1) serait le premier à signaler ce voyage par cette simple phrase : « Jeanne vint aux Marches du Berry ». Il ne donne aucune indication de source.
Pour M. de Mausabré, les Marches du Berry faisaient face aux Marches du Limousin, et s'étendaient depuis Boussac jusqu'à Eguzon. Pour J. Pierre, au contraire, les Marches du Berry comprenaient les marches d'Orsenne et celles du Chatellier ; c'est-à-dire seulement le territoire d'Orsenne et de Pommiers.
Le maréchal de Boussac, Jean de Brosse, fut peut-être l'instigateur de cette chevauchée. On est en 1430, au début de l'année. Jeanne a certainement confié à ses compagnons d'armes son désir de marcher sur Paris. Il lui faut, pour cela, rassembler des hommes et recueillir l'argent qui paiera les frais de l'entreprise. C'est dans ce but que le maréchal dirige Jeanne vers cette partie du pays où son influence est grande, afin d'entraîner les chatelains et leurs hommes et d'obtenir leurs subsides.
Partant de cette donnée, et ayant cherché quels étaient les hommes d'armes qui avaient pris part aux différents engagements, M. de Mausabré a pensé que Jeanne avait dû suivre l'itinéraire suivant :
Partie de Mehun-sur-Yèvre, elle passe à Châteauneuf-sur-Cher, Linières, Bommiers, Saint-Chartier, Briantes, La Motte-Feuilly, Pouligny-Notre-Dame, Chassignolles, Crevant, Villemer, Lys-Saint-Georges, Sarzay, Le Chassaing, Cluis, Gargilesse, Chateaubrun, Orsenne (qui appartenait à Foucaud de Chamborant). A partir de là, pour son retour, elle entre dans la future Creuse à Lavaud-de-Méasnes, alors à Hugues de Chamborant qui, dans sa jeunesse, servit contre les Anglais, sous le Maréchal de Brosse, son parent, était aux sièges d'Orléans et de Compiègne et à la journée de Patay et fut fait prisonnier à Beauvais. Jeanne passe ensuite :
— à Saint-Germain-Beaupré, propriété de Jean Foucault, capitaine de Lagny, qui défendit brillamment cette place contre le duc de Bedfort et assista au sacre de Charles VII.
— à Naillac-Bridiers, à Guillaume de Naillac, vicomte de Bridiers, conseiller et chambellan du roi, sénéchal de Saintonge, de Beaucaire et de Nîmes, gouverneur de La Rochelle, capitaine général de Guyenne, beau-père du Maréchal de Brosse ;
— à Salagnac, Montaigut, Peyrusse, Saint-Vaury, à Marie de Vendôme ;
— à Malval, au Maréchal de Brosse ;
— à Bois-Lamy, à Guy de Blanchefort, sénéchal de Lyon ;
— à La Cellette, à Marguerite de Linières, femme de Jean, duc de Prie, seigneur de Buzançais et de Gargilesse, qui servit longtemps contre les Anglais, fut Grand-Pannetier de France, et commandant de la ville de Bourges en 1421 ;
— enfin à Boussac, chez le Maréchal de Brosse.
De là, Jeanne rentre en Berry, par Sainte-Sévère et retourne à Mehun par Culan, Chateaumeillant, Saint-Amand-Montrond.
Au cours de cette randonnée Jeanne a très bien pu s'arrêter à La Bastide et au Mas-Saint-Jean.
Dans ses commentaires, J. Pierre dit qu'il est peut-être excessif d'étendre cette chevauchée dans une notable partie de la Marche du Limousin, que cela dépasse la portée de la phrase de Berriat de Saint-Prix. Mais ce retour par la Marche du Limousin n'est pas invraisemblable, et la tradition signalée plus haut vient appuyer ces hypothèses qui, je le crois, méritaient d'être relevées ici, comme intéressant une partie de notre province.
(1) Berriat de Saint-Prix, Jeanne d'Arc ou coup d'oeil sur la révolution de France au temps de Charles VI et Charles VII, Paris, Pellet, 1817, page 264.
C. LABORDE.
NOTE LUE EN SÉANCE – UN PROCÈS DE LA COMMANDERIE DE BLAUDEIX
Blaudeix, chef-lieu de commune de l'arrondissement de Boussac fut le siège d'une commanderie de l'ordre de Malte qui y possédait un château.
Le revenu net de la Commanderie était de 1.822 livre en 1616.
Le Commandeur, dixmier général de la paroisse, levait la dîme des agneaux et des pourceaux à raison de onze un.
Chaque année, les habitants, sujets aux dîmes, devaient amener leurs agneaux et leurs pourceaux dans la cour du Commandeur qui prélevait son droit.
Le Commandeur devait faire une aumône générale de pain trois jours par semaine : les dimanches, mardis et mercredis, du premier mars à la Saint-Jean-Baptiste, à tous les pauvres des paroisses dépendant de la Commanderie et à tous les autres pauvres qui se présenteraient pour la recevoir.
Cette aumône, dit le terrier de cette époque devait être de la « qualité, grandeur en poids suivant l'échantillon qui est, ou doit être déposé dans la Commanderie sinon faire chaque aumône du poids d'une livre de pain, ou environ, de seigle tel qu'il venait du moulin ».
La distribution était faite à midi, à la porte de l'église, après avoir fait sonner la cloche.
En 1629, le Commandeur cessa brusquement de faire cette aumône qui « avoit été pratiquée de tous temps sans discontinuation ». D'où protestation des ayants droits qui, pour obtenir satisfaction durent le traduire en justice. Il fut condamné par jugement du 5 avril 1630 à faire l'aumône « en la manière acoustumée ».
Trente ans plus tard, en 1691, le Commandeur de Vallin, qui venait de succéder au sieur de Fougères, oublia à son tour de faire les distributions de pain. Nouvelle citation en justice par les intéressés.
A l'audience de la sénéchaussée de la Marche du 23 juin 1692 tenue par Louis-Antoine de Madot, sieur de Bourdicaut, conseiller du roi, lieutenant général, assisté des sieurs Gerouille, assesseur, Martin de Biencourt et Jabrillac, conseiller du roi, rendirent leur jugement condamnant le sieur de Vallin à faire l'aumône « dans les formes et temps de la même quantité de pain qu'il est «acoustumé ».
Ce jugement fut signifié le 19 février 1692, par Bourdier, huissier à Jarnages, au sieur François Beaufils, receveur de la Commanderie, qui n'en tint aucun compte.
Nouvelle citation, d'où nouvelle sentence du 19 avril.
A cette audience quarante ou cinquante habitants seulement s'étaient présentés, attendu que le reste « n'avait pas eu la force de s'y rendre périssant de faim », pour déclarer que le Commandeur « se seroient contentez de faire lad. aumosne pendant le mois de mars seulement et d'une manière si extraordinaire et les portions si petites qu'il auroit autant vallu n'en point faire ».
Ils demandent que tous les revenus de la Commanderie soient saisis entre les mains du sieur Beaufils, et que le montant soit employé à payer les arrérages de l'aumône pendant tout le temps qu'elle n'a pas été faite.
Le sieur Beaufils proteste, disant qu'il n'avait fait les parts si petites que sur l'ordre du Commandeur.
Le tribunal le déclare débiteur de la somme de 2.000 livres « laquelle il sera tenu de payer et délivrer entre les mains d'une personne solvable pour être employée à la diste aumosne » et qu'il ait à produire la lettre du Commandeur.
Les habitants firent également valoir que le curé de Blaudeix était décédé depuis six mois et que depuis ce moment, ils n'avaient eu ni messe ni presche, que plusieurs personnes étaient mortes sans confession qu'il y aurait lieu de faire cesser cet état de chose, mais que, malgré leurs sommations, moins par négligence que par intérêt, le Commandeur avait toujours retardé la nomination d'un pasteur pour ne pas payer la portion congrue ; ils demandent donc au tribunal que les quartiers échus et ceux à échoir, jusqu'à ce que la paroisse ait un curé, soient versés entre les mains de l'un d'entre eux pour être employés aux réparations de l'église « laquelle en a extrêmement besoin ».
Il fut fait droit aux revendications des demandeurs et ordonné que le jugement du 23 juin 1691 serait « exécuté selon sa forme et teneur » que les 2.000 livres dont le sieur Beaufils était redevable, seraient versées entre les mains du sieur Tourniol, curé de Jarnages, pour être employées en achat de blé en présence de deux habitants, des plus considérables, de la Commanderie, désignés en assemblée paroissiale à l'issue de la messe.
Le Commandeur ne tint aucun compte de ce nouveau jugement et suivant un extrait du greffe de la sénéchaussée de la Marche du 16 janvier 1712 nous voyons que messire Charles de la Marche de Parnac avait porté l'affaire devant le Parlement.
Le 7 février 1713, le Parlement confirma le jugement rendu en la sénéchaussée de la Marche, ajoutant « que l'aumosne serait faite sous la surveillance du substitut du procureur du roi de la chatellenie de Jarnages et le Commandeur condamné aux dépends.
Cette procédure n'avait pas duré moins de vingt-deux ans.
P. VALADEAU.
D'après des documents en ma possession.
NOTE LUE EN SÉANCE – LA FLORE CREUSOISE
Une nouvelle Fétuque pour la Creuse : Festuca rubra L. var. rivularis (Boissier) Hack.
Depuis de nombreuses années, en herborisant sur le Maupuy, près de Guéret, j'avais remarqué dans les lieux humides et les tourbières à Spaignes une jolie Fétuque aux panicules violacées que j'avais rapportée à Festuca rubra L. et signalée ainsi dans mon étude sur la flore de cette basse montagne (1).
En mai 1940, voulant préparer un envoi à la Société française d'échanges de plantes, dont je fais partie, je recueillis une centaine d'exemplaires de cette graminée et j'en repris à nouveau la détermination. Les flores consultées me conduisirent invariablement à Festuca rubra L. Mais toutes mentionnent que cette espèce vient dans les lieux secs. Or, la plante du Maupuy pousse dans un milieu gorgé d'eau, au beau milieu des Sphaignes. Intrigué par cette différence d'habitat j'envoyai plusieurs échantillons pour examen à M. R. de Litardière, professeur à la Faculté des Sciences de Grenoble et spécialiste du genre Festuca, que je remercie bien vivement de son aide précieuse. En effet celui-ci me répondit le 19 février 1942 : « La lecture
« de votre aimable lettre reçue hier matin me laissait soupçonner que
« votre Festuca était le Festuca rubra L. var. rivularis (Boiss.) Hack,
« et ce matin, en étudiant vos échantillons, j'avais le plaisir de constater
« que ma supposition était parfaitement exacte.
« Je vous félicite pour cette belle découverte qui montre l'extension
« bien plus grande qu'on ne le supposait de cette très intéressante
« race, évidemment méconnue ».
Au sujet de ce var. remarquable, M. de Litardière a publié deux notes dans le bulletin de la Société botanique de France : l'une (2) la signalant dans le Puy-de-Dôme, l'autre (3) dans la Lozère.
C'est dans des récoltes de Festuca faites par M. le Capitaine Ch. d'Alleizette, le 11 août 1935, à l'entrée du Val d'Enfer au pied du Sancy, vers 1.300 m., et par M. F. Lenoble, en juillet 1939, dans des tourbières du versant nord du Mont Lozère vers 1.370 m. que M. de Litardière a reconnu Festuca rubra L. var. rivularis (Boiss.) Hack.
Avant 1935, cette belle Fétuque, fréquente dans la Sierra Nevada en Espagne, encore inconnue dans le Massif-Central, n'avait été jusqu'ici signalée en France que dans deux localités pyrénéennes : le Cambredax (Pyrénées-Orientales) et Mijanès à Valbonne dans le Laurenti (Ariège).
M. de Litardière se propose de publier dans le bulletin de la Société botanique de France une troisième note sur la présence en Creuse de cette Fétuque à une altitude qui n'atteint pas 700 m.
La végétation qui accompagne cette graminée dans presque toutes les parties marécageuses et tourbeuses du Maupuy est caractérisée par des Sphaignes formant un tapis plus ou moins dense : Sphagnum cymbifolium Ehr., Sphagnum amblyphyllum Russow., Sphagnum recurvum Pal. Beauv., Sphagnum acutifolium Ehr., Sphagnum subsecundum Nees avec plus rarement Sphagnum teres J. Aongstroem, Sphagnum plumulosum Roll. et un certain nombre de phanérogames plus ou moins aquatiques comme : Lychnis flos-cuculi L., Viola palustris L., Comarum palustre L., Valeriana dioica L., Menyanthes trifoliata L., Eriophorum angustifolium Roth., Carex laevigata Sm., Carex vulgaris Fries, dont la floraison a lieu à peu près vers la même époque que Festuca rivularis, et donnent avec elle, au printemps, un aspect tout à fait particulier à quelques petites tourbières.
(1) Mémoires de la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques de la Creuse (tome XXVII).
(2) Sur la présence en Auvergne (Monts Dores) du Festuca rubra L. var. rivularis (Boiss.) Hack., etc. (1936, tome 83, p. 287 à 289).
(3) Contributions à l'étude des Festuca du Massif-Central. Sur la présence du Festuca rubra L. var. rivularis (Boiss.) Hack., etc. (1939, tome 86, p. 405 et 406).
Guéret le 18 Mai 1942
C. SARRASSAT.