ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 20 JANVIER 1966
Le 20 Janvier 1966, à 14 h. 30, la Société s'est réunie en assemblée générale régulièrement convoquée. L'ordre du jour comportait outre la ratification de l'élection du Président d'Honneur, le compte-rendu d'activité de l'exercice 1965 et le compte-rendu financier de cet exercice, enfin l'élection de quatre membres au Conseil d'Administration.
Le Président présente le rapport sur l'activité de la Société en 1965 : séances de travail, publications, musée, excursion. Il indique que le nombre des membres titulaires est passé de 486 au 31 Décembre 1964 à 516 au 31 Décembre 1965. Le fascicule 1965, troisième du Tome XXXV des Mémoires, est en cours d'impression et comportera la liste des membres, les tables et l'index alphabétique. La deuxième livraison du Dictionnaire bio-bibliographique d'A. Carriat va être envoyée aux souscripteurs. Des subventions du Conseil Général de la Creuse et de la Direction des Lettres au Ministère des Affaires Culturelles permettront la poursuite de cette publication dont l'intérêt est à souligner.
La 37e excursion (27 Juin 1965) autour de Guéret a été une réussite.
M. Chatreix, trésorier, présente les comptes de l'année 1965, non compris le compte spécial du Musée, mais y compris la publication du Dictionnaire. La balance s'établit avec un excédent à reporter de Frs = 709,31.
Mme Lardy et M. l'abbé Mayaud sont désignés pour la vérification des comptes. Sur leur proposition, ces comptes sont adoptés à l'unanimité, avec félicitations et remerciements au trésorier.
M. Chatreix présente le budget provisoire 1966, qui est adopté.
COMPTE SPECIAL DU MUSEE. — M. Hemmer, conservateur, présente le compte du Musée qui, en vue des travaux de réorganisation en cours, comporte un excédent de Frs = 12.625,76 au 2 Décembre 1965. Ce compte est adopté et des remerciements sont adressés à M. Hemmer pour sa gestion.
PRESIDENT D'HONNEUR. — Sur proposition du bureau, l'assemblée ratifie l'élection de M. le Doyen Léon Binet en qualité de Président d'Honneur, prononcée lors de l'excursion du 27 Juin 1965.
ELECTIONS. — Sont soumis au renouvellement prévu par les Statuts : MM. Dayras, président, Chatreix, trésorier, Louradour, secrétaire, Moreau, administrateur. Aucune candidature n'ayant été présentée, l'assemblée réélit les quatre membres du Conseil d'Administration à l'unanimité, pour la durée statutaire du mandat, soit neuf ans. En conséquence le Bureau ne subit aucune modification.
INSTITUTION D'UN DROIT D'ENTREE. — Le Président, dans le but de contrebalancer en partie l'élévation du coût d'impression des Mémoires propose qu'un droit d'entrée de 10 Frs soit demandé à tout nouveau sociétaire admis à partir de Janvier 1966. Cette proposition est adoptée et préférée à une éventuelle augmentation de la cotisation, qui deviendra sans doute nécessaire d'ici peu.
L'ordre du jour étant épuisé, la séance a été levée à 16 heures.
Le Président Le Secrétaire Le Trésorier,
Maurice Dayras. P. Louradour. R. Chatreix.
SÉANCE DU 20 JANVIER 1966
Présidence de M. Dayras, président
Présents : Mmes Chaix, Châteauvieux, Combarnous, Gaudriot, Juillet, Labetoulle, Lardy, Lhuillier, Louradour ; Mlles Catinat, Périne, Reignoux ; MM. Colas, le chanoine Courteau, Dayras, Filloux, Hemmer, Lefort, Louradour, Malterre, l'abbé Mayaud, Meysonnet, l'abbé Mirguet, le chanoine de Montaigut, archiprêtre de Guéret, Novion, Robin.
Excusés : Mmes P.-L. Grenier, Nicolas, Mlle Bellegy ; MM. Châtreix, Pénicaud.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté sans observation.
ADMISSIONS. — M. Georges Bailly, La Goutte-Jean, à Saint-Sébastien ; M. Fernand Baudat, Lanaud, par Saint-Sébastien ; M. Noël Carte, 2, rue Châteaufavier, Aubusson ; M. Georges Chéron, 14, rue Parrot, Paris (XIIe) ; Mme Coffin, horlogerie, Gouzon ; M. Camille Coiffe, receveur des P.T.T., Crozant ; M. Gabriel Eclache, Ouerre, par Dreux (Eure-et-Loir) ; M. Alexandre Laberthonnière, La Chapelle-Sainte-Foy, par Crozant ; M. Jacques Lacampagne, inspecteur d'assurances, 6, rue Château-Trompette, à Bordeaux ; M. Jean Perkowiche, à Sainte-Feyre ; M. l'abbé Rols, curé desservant de Saint-Sébastien.
DECES. — La Société s'associe au deuil causé par la mort de M. Jean Lurçat qui, depuis 1937, a puissamment contribué à la rénovation de la tapisserie. Il était citoyen d'honneur des villes d'Aubusson et de Felletin.
Nous avons, en outre, à déplorer la mort de notre collègue, M. Coffin, de Gouzon.
La Société présente aux familles des disparus ses condoléances émues.
FELICITATIONS. — M. le chanoine Courteau, ancien combattant 14-18, ayant été récemment décoré de la médaille militaire, des félicitations lui sont adressées.
BIBLIOTHEQUE. — Nous avons reçu :
— De M. Dayras, un tiré à part de son étude parue à nos Mémoires : Chronologie de la rénovation de la tapisserie.
— De M. Robin, la revue L'Eduen (Décembre 1965), qui contient son article sur la Théorie de l'évolution.
COMMUNICATIONS DU PRESIDENT. — M. Dayras signale les travaux de restauration en cours à Notre-Dame de La Borne. Il souhaite que ces travaux s'étendent à l'intérieur de cet édifice et qu'un comité de soutien soit créé.
— Il regrette les dégradations volontaires faites au beau portail de la chapelle de Charrières (commune de Saint-Moreil) et propose que ces vestiges soient classés monument historique. Ce vœu est adopté à l'unanimité.
— Il souligne la nécessité de la poursuite accélérée des travaux de récolement de tous les objets et édifices classés ou inscrits, travaux qui sont en cours.
— L'autorisation d'effectuer des fouilles à Saint-Goussaud, sur le terrain de M. Barre, a été donnée par celui-ci à notre Société. Elle sera demandée à la Direction.
— Le Musée National de Saint-Germain-en-Laye, qui exposait le léo-lupus, sans indication de provenance, indique désormais qu'il a été trouvé dans la région de La Souterraine.
— M. Dayras souligne l'intérêt de la revue « Les Cahiers du Bourbonnais », qui renferme toujours de nombreux renseignements sur la Creuse.
ARCHEOLOGIE :
Epoque préhistorique. — M. Alamy signale, à Champagnat, plusieurs menhirs (certains ou supposés) :
1° — La Pierre-Femme, déjà connue, érigée au lieu-dit « Pierre-Femme » (section A, n° 504) ;
2° — Une pierre dressée entre Montelladonne et La Jonchère, au lieu-dit « Pré-Redond » (section B, n° 61 ou 62), appartenant à M. Dumonteil ;
3° — Une pierre dressée près du hameau de Chapoulady, au lieu-dit « Les Péréoux » (section F, n° 96) ;
4° — Une pierre dressée appelée Pierre-Longue, au lieu-dit « Les Bessaudoux (section F, n° 355), appartenant à M. Norre ;
5° — Enfin, un gros bloc de pierre portant une croix, dite « Croix de La Chaudure », située à l'intersection des chemins de La Chaudure et de Chantagrioux.
M. Delporte, directeur des Antiquités préhistoriques, circonscription d'Auvergne et Limousin, a été consulté au sujet de ces menhirs certains ou supposés. Un article des Mémoires leur est consacré en 1965.
Epoque Gallo-Romaine. — M. Eybert signale la découverte faite à Saint-Junien-la-Bregère, en lisière des Bois-Guillaume, de l'emplacement d'une villa gallo-romaine.
— M. Lefort a envoyé une étude sur la région de Saint-Pierre-Chérignat, qu'il pense pouvoir identifier avec la station de Praetorium, fixée généralement au Mont-de-Jouer (commune de Saint-Goussaud).
Après avoir rappelé les distances Limoges-Ahun par le Mont-de-Jouer et Limoges-Ahun par Saint-Pierre-Chérignat, après avoir remarqué que la région du Mont-de-Jouer est une des plus montagneuses de l'Ouest du département de la Creuse, l'auteur arrive à la quasi-certitude que la voie impériale reliant Limoges à Ahun passait par la commune de Saint-Pierre-Chérignat et que nul autre tracé ne pouvait donner une voie aussi rectiligne et nécessitant moins de travaux. Il signale à Saint-Pierre-Chérignat et aux environs immédiats, des vestiges de constructions romaines et des marques de la dévotion liée aux voies antiques, un menhir, une légende attachée à la borne milliaire anépigraphe dressée en bordure d'un carrefour, des substructions romaines en forêt d'Epagne, des vestiges gallo-romains près du hameau de La Besse, des vestiges de travaux rappelant tantôt une enceinte, tantôt des retranchements. Il rappelle l'existence d'un lieu dont le souvenir a disparu, appelé Ville-Saint-Martin, qui apparaît comme ayant été le centre du territoire constituant l'actuelle commune de Saint-Pierre-Chérignat et qui possédait au Moyen-Age un prieuré et une seigneurie. Il lui apparaît alors éminemment probable que Ville-Saint-Martin est née d'une importante villa gallo-romaine qui pourrait bien être Praetorium.
M. Lefort poursuit ses recherches et nous donnera un travail d'ensemble.
Epoque médiévale et temps modernes. — M. Eybert a envoyé deux notes. L'une signale qu'à Azat-Chatenet, dans le remarquable groupe du martyre de Saint-Julien-de-Brioude (classé monument historique le 18 Mai 1927), le personnage faisant office du bourreau est amputé du bras droit, lequel gît brisé au pied du groupe, dans la niche qui l'abrite.
La seconde note indique que Bonneville (ancienne paroisse, commune de Thauron), possède une petite église, encore jamais mentionnée, qui renferme plusieurs statues intéressantes, dont une Vierge à l'Enfant et, dans le cimetière, deux vestiges d'une croix à personnages : d'une part, le socle et, d'autre part, le centre de la croix, présentant d'un côté le Christ et de l'autre une Vierge à l'Enfant.
Il signale encore, à Saint-Junien-la-Bregère, les boiseries de l'église, démontées et reléguées dans un angle, et des statues du XVIIIe siècle sans protection.
— M. Carte communique une monnaie de bronze de Charles VI, trouvée dans son jardin, 2, rue Châteaufavier, à Aubusson.
HISTOIRE. — M. Calinaud a envoyé une étude sur la baronnie de Peyrat-le-Château.
Dès le début du XIVe siècle, les barons de Peyrat sont les principaux seigneurs de l'enclave poitevine, à cheval sur les actuels départements de la Creuse, de la Haute-Vienne et de la Corrèze. Leur territoire, englobant la châtellenie vassale de Pontarion, comprenait tout ou partie des paroisses de Bouzogles, Thauron, Pontarion, La Chapelle-Saint-Martial, Saint-Hilaire-le-Château, La Pouge, Sardent, Vidaillat, Soubrebost, Saint-Moreil, Le Mas, Charrières, La Villeneuve, Tarnac, Beaulieu, Saint-Amand-le-Petit, Saint-Julien-de-Laron, Auriat, Saint-Yrieix-la-Montagne, Mérignat, Saint-Pardoux-Lavaud, Magnat, Saint-Amand-Jartoudeix, Saint-Priest-Palus, Saint-Junien-la-Bregère, Saint-Martin-Château.
A la fin de l'ancien régime, elle comprenait, dans le territoire actuel de la Creuse des villages des sept dernières paroisses citées. Lors de la formation des départements, en 1790, ces paroisses, qui appartenaient à l'enclave poitevine, furent réunies au département de la Creuse.
— M. Calinaud a envoyé une seconde note sur les communications en Creuse sous l'Empire. Les grandes lignes de communication traversant le département étaient les mêmes que de nos jours, mais les distances indiquées étaient plus faibles qu'aujourd'hui, les voies devant être tracées en ligne droite en dépit du relief. Le tarif de base des réquisitions de convois militaires en 1608, imprimé à Guéret et fixé pour une étape, était de
26 Frs pour une voiture à 4 colliers,
20 Frs pour 3 colliers,
14 Frs pour 2 colliers,
8 Frs pour un collier,
7 Frs pour un cheval de selle et
6 Frs 50 pour un cheval de trait.
— Mme Louradour communique ses deux notes se rapportant aux membres de Charrières de la commanderie du même nom, dont la publication aux Mémoires est décidée, ainsi que sa note sur le membre de Gentioux.
— M. J.-P. Dumont signale que le deuxième régiment de hussards, dit régiment de Chamborand, a manœuvré, en 1965, au camp de La Courtine, et ajoute qu'une étude historique est en cours sur cette unité qui porte le nom d'une famille et d'une commune de la Creuse.
HISTOIRE DE L'ART. — M. Bourbon, délégué au recensement des Monuments Anciens à Lyon, signale plusieurs tapisseries de la Manufacture Royale de Felletin, conservées maison d'Alauzier, route de Vals, à Brolles-le-Puy (Haute-Loire) ; l'une d'elles (5 m. 90/3 m. 60) est une verdure à animaux qui porte la marque M.R. de Felletin P. Vergne. Il doit s'agir de l'atelier de Pierre Vergne, signalé par Pérathon en 1737 et 1745, et dont la descendance s'est poursuivie jusqu'en 1789 ; une chambre de la maison est entièrement tendue, à part l'alcôve, de trois tapisseries de verdures à oiseaux de la même Manufacture.
— M. Dayras signale une verdure du XVIIIe siècle, volatiles dans un parc (4 m. 20 × 2 m. 90) vendue à l'Hôtel des Ventes de Montluçon le 27 Novembre 1965.
— M. Marcel Moluçon a envoyé la photographie d'une tapisserie d'Aubusson du XVIIIe siècle : verdure avec ruines, faucon attaquant une colombe, canards et ara, faisant partie de la collection de M. le Dr Thoby, conservateur honoraire des Musées de Nantes et auteur d'ouvrages d'une notoriété internationale (Croix Limousines et Le Crucifix, des origines au Concile de Trente, couronnés par l'Académie Française). Cette tapisserie (H. 2 m. 95 ; L. 4 m. 12) porte les armes de François de Larlan de Kercadio, comte de Rochefort-en-Terre, président au Parlement de Bretagne, qui conspira contre Louis XV en 1718 : d'argent à neuf mâcles de sable, posés en croix — Couronne de marquis. Elle porte également la marque M.R., Daubusson Iassolant. Il paraît s'agir de Jacques Assolant qui travailla à Aubusson vers 1720, non mentionné par Pérathon, qui signale seulement François Assolant (1764-1789). Cette communication permet donc d'ajouter encore un nom aux tapissiers marchois du XVIIIe siècle.
— Mme Quetin, qui prépare une thèse de l'Ecole des Chartes sur les origines de la tapisserie marchoise, a envoyé un extrait de la thèse d'Ecole des Chartes de M. Taillemite : La vie économique et sociale à Bourges de 1450 à 1560, relatant un marché de tapisserie passé le 2 Août 1546, à Bourges, par Léonard Deneau et Joseph Laurent, tapissiers de Felletin, et un autre marché passé le 14 Janvier 1551 avec Deneuf (sic). Ces marchés seront publiés en 1966.
HISTOIRE LITTERAIRE. — M. Maurice Dayras signale les reproches immérités faits à notre Société par M. Marcel Jouhandeau, dans son ouvrage : Etre inimitable, Gallimard, 1964, (pp. 41-45 et s.).
Il est bien évident que la Société ne pouvait éviter la démolition si regrettable de certaines vieilles maisons de Guéret, non susceptibles de classement. Quant à la Pierre-Batorine, elle n'était pas un dolmen mais un mégalithe naturel qu'il eût été bien préférable de conserver mais qu'il était impossible de faire classer contre la volonté du propriétaire.
— M. Dayras signale un recueil de 36 sonnets bien venus : Vérités et poésies (Moulin, Crépin-Leblond, 1938), publiés sous le nom de François-Marie Lutèce, pseudonyme choisi par un Creusois cultivé, M. Hippolyte Paris, de La Serre-Bussière-Vieille, récemment disparu.
HERALDIQUE. — M. l'abbé Jean Varnoux a envoyé une plaquette critiquant avec raison les armoiries actuelles choisies pour la province du Limousin, dans lesquelles les hermines bretonnes ont une place démesurée (ronéo par l'auteur, 1965, avec illustrations en couleurs).
SÉANCE DU 17 MARS 1966
Présidence de M. Dayras, président
Présents : Mmes Chaix, Châteauvieux, P.-L. Grenier, Juillet, Lardy, Lhuillier, Louradour, Péchalat ; Mlles Catinat, Reignoux, Dupuis ; MM. Brunet, Châtreix, Colas, le chanoine Courteau, Dayras, Louradour, Novion, l'abbé Mirguet, Picouret, le chanoine Touraille.
Excusés : Mmes Combarnous, Labetoulle, Messin ; Mlle Périne ; MM. Hemmer, Malterre, l'abbé Mayaud, Meysonnet.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté sans observation.
ADMISSIONS. — Mme Marie Arlin, à Genouillat ; M. Jean Baticle, professeur au lycée de Guéret ; M. Serge Lacote, 63, avenue Gambetta, Paris (XXe) ; M. Camille Peinturier, Le Bois-du-Breuil, par La Souterraine.
DECES. — La Société déplore la mort de M. Pierre Noel et celle de Mlle Bellegy, directrice honoraire de l'Ecole Normale de Filles de Guéret, qui possédait une connaissance approfondie de la région et de son histoire.
La Société présente aux familles des disparus ses condoléances émues.
FELICITATIONS. — La Société adresse ses félicitations à M. Schaller, promu officier de l'Instruction publique.
MUSSE. — Le Président donne lecture de la lettre qu'il a adressée à M. le Maire de Guéret, lettre dans laquelle il considère qu'il est indispensable d'améliorer les conditions de sécurité du musée : le réaménagement de ce dernier d'ailleurs déjà largement commencé, est souhaitable, et un inventaire complet sur fiches de ses richesses doit être effectué.
D'autre part, il rend à M. Hemmer, conservateur, et à Mme Nicolas, conservateur adjoint, un hommage mérité pour le travail considérable déjà accompli.
BIBLIOTHEQUE. — Nous avons reçu :
— La Revue Archéologique du Centre (n° 16, Juillet-Décembre 1965) ;
— Les Cahiers d'Archéologie et d'Histoire du Berry (n° 3, Octobre 1965) ;
— La Revue des Etudes Régionales (Société d'Ethnographie du Limousin et de la Marche, n° 12, Sept. 1965) ;
— De « Georges Henri » (Mlle Brunet) : Les Philosophes ou l'Amour Suprême, pièce en cinq actes en vers ;
— De Marie-Madeleine Macary : Sculpture romane en Bas-Limousin.
COMMUNICATIONS DU PRESIDENT. — M. Dayras précise que l'excursion annuelle de notre Société aura lieu le 26 Juin et comportera la visite de la région de Saint-Moreil et de Peyrat-le-Château.
— Il annonce la parution du deuxième fascicule du Dictionnaire Carriat et la demande en faveur de cet ouvrage d'une nouvelle subvention au Conseil Général et au Ministère des Arts et Lettres.
— Il fait part de l'intervention de M. Marcel Jouhandeau auprès de M. Malraux, en faveur du château de Sainte-Feyre.
— Il signale que le « Club Chaminadour », récemment créé à Paris sous la présidence de M. Marcel Jouhandeau, compte trois cents étudiants creusois.
ARCHEOLOGIE :
Période préhistorique. — M. Calinaud a envoyé une note : Les mégalithes du Chadoulenas (commune de Mansat).
A 200 mètres au Nord du village de Chadoulenas, se trouvent trois fragments d'une pierre dont l'ensemble reconstitué pourrait bien être un menhir. Dans la haie séparant les parcelles 771 et 773, se trouve un bloc de granit dont l'un des côtés est soulevé au-dessus du sol par un pied de pierre et, un peu à l'Ouest de celui-ci, une dalle sert de pont à un ruisseau au-delà duquel une pente boisée porte le nom significatif de Petit-Peu-de-la-Planche.
— M. Dayras signale l'article de la Revue Archéologique de l'Est, T. XV, fasc. 1-2, pp. 123-131 (une carte), par M. Duch, d'où il résulte qu'une grande voie antique venant d'Espagne vers Alésia traversait le Massif Central entre Peyrat-le-Château et Bourges, passant donc dans la Creuse, sensiblement de Royère à Boussac, où son tracé précis restera à déterminer.
Cette voie a été, dans l'antiquité, la voie du cinabre et du mercure ; elle croisait, chez nous, une autre grande voie antique de Lyon vers l'Océan par la région de Clermont à Limoges.
Notre région était ainsi au croisement des deux grands axes connus antérieurs à la conquête romaine.
Période gallo-romaine et époque médiévale. — M. Dayras donne connaissance du rapport de fouilles pour 1965, adressé par l'Association des Amis d'Aubusson à M. Vatin, directeur des Antiquités historiques régionales et relatif au camp des Chastres, près Aubusson. Les travaux préparatoires à une campagne de fouilles ont consisté à la confection de deux plans précis des vestiges (plan avec courbes de niveau et plan des parcelles cadastrales) et au dégagement d'un vaste bassin de 24 m. 50 de long et 3 m. 50 de large, revêtu sur trois faces de pierres taillées, en petit appareil, la quatrième face étant occupée par la source qui l'alimente.
— M. André Guy a envoyé deux photos de la sphinge ailée du château de Gouttières (commune de Saint-Genest, près de Montluçon). Cette statue est identique à celle de la sphinge du château de Mainsat (Creuse). L'une et l'autre proviendraient de Bussière (commune du Chauchet).
— M. Calinaud décrit l'église de Faux-Mazuras, après les travaux effectués il y a une dizaine d'années. Cet édifice conserve sa façade ouest, son clocher-mur, son portail en accolade, mais a perdu ses chapelles Nord et Sud. Il possède un bel autel de granit à arcatures et, devant le porche, une pierre tombale avec une croix sculptée.
HISTOIRE. — M. Dayras signale une erreur commise dans un article de La Revue Historique de l'Armée n° 4 de 1965, article du Colonel Rocolle, p. 15 « Le passage du Rhin par Louis XIV » (1672). L'auteur cite Jean Barthon de Montbas, d'une famille marchoise bien connue, qu'il dénomme « Jean Burton, comte de Montbas, d'une famille normande ». Il n'était pas « l'aîné de quinze enfants », mais le quatrième de dix ; il naquit au château de Lubignac (en Limousin) ; sa mère, Jacquette Bonin, était poitevine, et non normande. Frère cadet du vicomte de Montbas qui fut lieutenan-général en 1652, il combattit d'abord pour le roi. Mais en 1646, Jean épousa, à Paris, Cornélie, fille de Hugues Groot ou Grotius, l'illustre écrivain ambassadeur de Suède, et se retira en Hollande, où il prit du service et devint Colonel, puis Commissaire général de la cavalerie de la République des Provinces-Unies, ce qui lui valut de se trouver en face de l'armée française (V. Nadaud, Nobiliaire, T.I. pp. 151-152), à laquelle il ne livra du reste pas le combat.
HISTOIRE DE L'ART. — M. Dayras signale les remarquables tapisseries du XVIIIe siècle, verdures à personnages, d'Aubusson, qui ornent le grand salon du château de Coppet (Suisse), où fut exilée Mme de Staël. Les tapisseries étaient déjà en place lorsque son père, Jacques Necker, ministre de Louis XVI, fit l'acquisition de Coppet, en 1784. Trois sont reproduites dans la plaquette : « Le château de Coppet » par d'Haussonville (Nyon, 1962).
— Il signale la vente récente, à Versailles et à Paris, de neuf tapisseries anciennes d'Aubusson (XVIIIe siècle), verdures à volatiles, ruisseaux, cascades, châteaux, plusieurs arbres exotiques et pagodes, d'après Pillement ; l'une, chien à l'arrêt sur deux canards, d'après Oudry.
Dans l'ensemble, les prix de ces tapisseries n'ont pas dépassé beaucoup la somme de mille francs par mètre carré, sauf une pièce d'époque Louis XIV : « La déesse Flore » dans un paysage avec château et oiseau, qui a atteint le double (reproduites dans Connaissance des Arts, n° Mars 1966, p. 111).
— Il rappelle qu'outre le bel article d'A. Carriat : « Stèle pour Jean Lurçat » (Le Creusois de Paris, Mars 1966), deux hommages récents ont été rendus à Jean Lurçat.
A Aubusson, le 17 Février, M. François Tabard a prononcé, au Théâtre municipal, un hommage ému suivi de la projection en première mondiale du film : « Le chant du monde » ; la onzième pièce de cette série, tout juste achevée, était exposée dans l'escalier d'honneur. A Paris, le 24 Février, le Théâtre d'Essai et de Culture rendait hommage à l'artiste, par les voix de Jean Milhau, président de l'Union des Arts plastiques, François Tabard, lissier, et Jean Picard-Le-Doux, cartonnier.
— Il signale enfin l'hommage au peintre récemment disparu et né à Aubusson, Jean Aujame, le Mercredi 9 Mars, à l'Ecole nationale des Beaux-Arts, à laquelle Aujame était professeur.
On a rappelé « son œuvre particulièrement efficace à l'Ecole aussi bien grâce à sa parfaite connaissance du métier de peintre et à l'exemple de son grand talent, que par son exceptionnelle intelligence de la peinture et sa profonde culture artistique ».
HISTOIRE LITTERAIRE. — Mme Marie Noel a bien voulu envoyer à la Société des précisions sur son ascendance creusoise (Montmartin, commune de Lourdoueix-Saint-Pierre, famille Lafaille), ainsi que, de sa main, la musique et les paroles d'un vieux chant creusois : Dodo la Rose. Son texte sera publié.
FOLKLORE. — Mme Louradour a envoyé une note « Lessives en Creuse », qui sera publiée.
SÉANCE DU 26 MAI 1966
Présidence de M. Dayras, président
Présents : Mmes Arlin, Chaix, Châteauvieux, Combarnous, Dumont, P.-L. Grenier, Lafaye, Lhuillier, Louradour, Péchalat ; Mlles Catinat, Dubreuil, Périne ; MM. Brunet, Châtreix, Colas, Dayras, Hemmer, Louradour, l'abbé Mirguet, Malterre, Novion, Picouret.
Excusés : Mmes Labetoulle, Lardy, Juillet ; M. le chanoine Courteau.
Le procès-verbal de la dernière séance est adopté sans observation.
ADMISSIONS. — M. André Autissier, La Betoulle, par Saint-Sébastien ; M. André Beau, percepteur à Felletin ; M. le Dr Jean Bouvier, 157, avenue Jean-Jaurès, à Clamart — 92 ; Mme Georgette Brunet, femme de lettres, place Bonnyaud, Guéret ; M. Emile Boysset, professeur au lycée Pierre-Bourdan, rue Monplaisir, Guéret ; M. Dénoyer Bernard, directeur de C.E.G. à Evaux ; M. Ferrier Georges, professeur de philosophie au lycée d'Aubusson, 8, Impasse Chabassière ; M. Jean Floury, 8, hameau La Fontaine, Paris (16e) ; M. Charles Gros, rue de La Barre, à Boussac ; Mlle Jeanne Godard, intendante honoraire de lycée, au Magnoux, par Bonnat ; Mme Lenormand, château de Beauvais, par Bonnat et 83, Avenue Henri Martin, Paris (16e) ; M. Bernard Pasty, La Pouyade, par Saint-Sulpice-le-Guérétois ; Mlle Janine Tauveron, sous-intendante, lycée Vichy-Cusset ; M. Guy Thoumy, Le Theil, Saint-Martin-Sainte-Catherine.
DECES. — La Société a été durement frappée par la mort de M. J.-B. Moreau, ancien bibliothécaire et collaborateur dévoué de la Société ; par celle de MM. Bareige à Guéret ; Chaize à Verdun ; Croisille, à Guéret ; Javayon, à Guéret ; l'abbé Rols, à Saint-Sébastien ; Villemeyre, à Giat, et de Mlle Monnet, au Grand-Bourg.
La Société présente aux familles des disparus ses condoléances émues.
MUSEE. — Don par M. le docteur Moreigne : une hache en lave trouvée à Sermur.
BIBLIOTHEQUE. — Nous avons reçu :
— La Revue Archéologique du Centre (n° 17, Janviers-Mars 1966) ;
— La thèse de doctorat es-sciences de M. le Colonel Laporte : L'Archéologie et l'Histoire au service de la recherche minière ;
— Coup d'œil sur la Creuse (édit. Fourton, Châteauroux 1966), qui contient des articles de MM. Dayras, Hemmer, Tabard ;
— Les catalogues des peintures exposées à l'hôtel de ville de Guéret, le 7 Avril 1966 par M. A. Clergeau, et le 4 Juin 1966 par M. Augory.
COMMUNICATIONS DU PRESIDENT. — Le Président précise l'itinéraire de l'excursion annuelle de la Société (26 Juin 1966) et répartit les études des monuments qui seront visités.
— Il présente deux petites notices touristiques communales : celle de Champagnat, par M. Dalbavie, et celle de Jarnages, par M. Schaller.
— Il rappelle la visite faite au château de Boussac, en Mars 1966, par M. Pierre de Lagarde, promoteur de la campagne Chefs-d'œuvre en péril, et présente le dossier concernant la renaissance de cet édifice, dossier conçu en vue d'une participation au concours 1966 des monuments en péril.
— Il signale l'inauguration, à la mairie du Puy-Malsignat, le 15 Mai 1966, à l'occasion du centenaire de la Ligue Française de l'Enseignement, de la plaque apposée à la mémoire de Jean Petit dit Jean du Boueix (1810-1880), auteur de la chanson : Les Maçons de la Creuse.
— Il signale d'autre part le Congrès de la Fédération des Sociétés Savantes du Centre, qui s'est tenu à Châteauroux les 21, 22, 23 Mai 1966, où notre Société était représentée par M. Hemmer.
— Il annonce qu'une nouvelle subvention de 500 F. a été accordée par le Ministère des Arts et Lettres pour l'édition du Dictionnaire bio-bibliographique de la Creuse, par A. Carriat.
ARCHEOLOGIE :
Epoque préhistorique. — MM. Alamy et le Docteur Moreigne signalent la découverte, à Sermur, par M. Gilbert, cantonnier, d'une hache en lave longue de 10 cm., large de 4 cm. 5, et pesant 190 gr., hache qui est donnée au musée.
— M. Serge Lacote signale la découverte de deux souterrains dans la commune de Bazelat : l'un dit « du Bonichaud », dans une terre C — 72, appartenant à M. Dupêcher, l'autre dit « du Petit-Dognon », dans un pré C — 70, derrière l'habitation de M. Buchon.
— MM. Chatreix et Pradeau signalent la découverte, par M. Raphael Maurice, à Mauverny, commune de La Souterraine, dans la terre dite « Leleu » (section C n° 569p), d'un souterrain dont la galerie (2 mètres de largeur, 3 mètres de hauteur) est voûtée en plein cintre.
— M. Parker signale la découverte, au cours de travaux de remembrement par l'entreprise Royer, commune de Ceyroux, entre les villages de Saint-Chartier et de Cluptat, au lieu-dit « Les Fosses » (section ZE n°s 71 et 77) d'un souterrain taillé dans le tuf argileux maigre. Il avait déjà été trouvé dans la parcelle 71 appartenant à M. Lecardeur, à Saint-Chartier, des pierres importantes posées à plat sur le sol, ainsi que de nombreuses pierres taillées et, dans une parcelle assez proche, une urne funéraire en argile contenant des ossements calcinés.
— Mme Louradour signale deux souterrains découverts, l'un au lieu-dit « Les Grandes-Terres », à Doméranges, commune de Clugnat, par M. Clémençon, l'autre par M. Gorzélany, au lieu-dit « de La Terrade » (section C n° 763), au village Les Grandes-Fougères, commune de Noth.
Ce lieu de La Terrade renferme de très nombreux fragments de tuiles à rebords et se situe à une centaine de mètres d'un cimetière gallo-romain, qui a donné de nombreuses sépultures à incinération et une multitude de poteries.
— Mme Louradour signale, d'autre part, dans le domaine de M. Pouget, aux « Garennes », commune de Vallière, deux mégalithes naturels : une pierre à bassin dénommée « La Fontaine aux Oiseaux », et au lieu-dit « Le Bosquet », un massif de rochers qui présente la particularité de pouvoir être facilement escaladé grâce à des anfractuosités creusées verticalement dans le granit et placées en quinconces, qui tiennent lieu d'escalier.
Epoque gallo-romaine. — M. le docteur Moreigne décrit deux pierres formant piliers de barrière au lieu-dit « Chez-Latour », commune de Lupersat. L'un, présentant deux cavités circulaires de 32 cm. de diamètre et 12 cm. de profondeur, paraît bien être une double sépulture gallo-romaine dont le couvercle serait l'autre pilier.
— M. le colonel Laporte a envoyé une note : Réflexions sur le site archéologique du Mont-de-Jouer.
Après avoir examiné la nature des vestiges découverts jusqu'alors et souligné la pauvreté de l'agriculture, après avoir recherché les ressources des habitants de ce lieu à l'époque antique (habitants nombreux en pays lémovice) et situé le Mont-de-Jouer à la charnière de deux régions aurifères (celle de Bénévent-l'Abbaye et celle de Saint-Goussaud et des monts d'Ambazac), après avoir remarqué que plusieurs lieux de la région portent des noms contenant le radical « aurum » et sont à proximité d'excavations dénommées aurifères, l'auteur conclut que le Mont-de-Jouer a pu être un pénitencier gallo-romain, un dépôt de main-d'œuvre pour les mines d'or avec, peut-être, des ateliers métallurgiques. Son étude sera publiée.
— M. Rivet signale la découverte, par MM. Villebonnet, à La Vilatte, commune de Basville, d'un four de potier paraissant gallo-romain, qui comporte une chambre de combustion dallée, en granit du pays, avec porte d'accès et porte d'évacuation des cendres. Le four, de forme rectangulaire, comporte des alvéoles réalisées par des tuiles entassées à plat, des murs latéraux en pierres de petit appareil et un plafond de forme conique terminé par une cheminée.
Le mobilier découvert consiste en fragments de poteries noires et en débris de combustion.
A 1 kilomètre du village de La Villatte, existait, jadis, au lieu-dit « Saint-Alvard », une tuilerie.
— Mme Louradour relève la présence, au cimetière gallo-romain du lieu-dit « Saint-Bonnet », commune de Saint-Yrieix-la-Montagne, de deux coffres et de onze couvercles en granit de sépultures à incinération, aux formes variées : cubiques, cylindriques et en forme de pomme de pin, avec ou sans bourrelet d'un coffre quadrangulaire à deux cavités quadrangulaires elles aussi, mais d'inégales dimensions, enfin d'un chemin ancien qui mène à ce cimetière, chemin bordé de hautes pierres plates placées debout formant un alignement continu et aboutissant à un vieux pont entièrement pavé de pierres plates.
Epoque médiévale. — M. Dayras signale la mise au jour de fresques des XIVe et XVe siècles sur le mur sud de la travée droite du chœur roman et de l'abside de l'église de Forges.
Les teintes dominantes sont l'ocre et le jaune. La partie dégagée laisse apparaître un semis de corolles figurées par des points et deux personnages avec chape, tenant chacun un bâton : l'un à pommeau arrondi, l'autre terminé en forme de tau.
Le classement au titre des monuments historiques de ces fresques est en cours.
— M. Caillat fait part de la découverte, au cours de travaux, d'un souterrain à Paulhac, entre l'église et le cimetière, en direction du village de La Robertie.
HISTOIRE. — M. Calinaud a envoyé une note sur : La Baronnie de Peyrat-le-Château et sa sénéchaussée anglaise. Cette note sera publiée aux Mémoires et utilisée pour l'excursion 1966.
— M. Le Hello a envoyé un extrait du registre des délibérations du Directoire du district d'Aubusson (15 Mars 1791) qui relate l'attribution d'une somme de 9.000 livres pour « perfectionner » la grand-route d'Aubusson à Felletin.
— Mme Louradour montre comment s'établirent certains villages en Creuse au Moyen-Age.
Dans la paroisse de Méasnes, notamment, en 1453, le village de Champaville est créé par une famille à laquelle les religieux d'Aubepierre ascendent le lieu à perpétuité à condition qu'elle y construise deux granges et deux maisons, qu'elle y crée des prés et y effectue des défrichements. Sa note sera publiée.
— M. Hemmer présente une étude sur la seigneurie de La Cellette et ses revenus au XVIIe siècle. Cette note sera publiée.
HISTOIRE DE L'ART. — M. Bourbon signale la présence à la collégiale de Langeac (Haute-Loire), d'un voile d'exposition du Saint-Sacrement et d'un antependium en tapisserie d'Aubusson, récemment classés, signés Dorliac d'Aubusson, 1748, et à Vallon (Ardèche), à la mairie qui occupe l'ancien château, d'une importante suite de tapisseries d'Aubusson du XVIIe siècle, comportant six pièces de « La Jérusalem délivrée » et une œuvre : La Culture des Jardins. Cette série a été précédemment signalée par Marquet de Vasselot et par la Revue du Vivarais en 1893.
FOLKLORE. — M. Calinaud a envoyé un supplément au répertoire des fontaines à pélerinages. Sa note sera publiée.
SÉANCE DU 22 SEPTEMBRE 1966
Présidence de M. Dayras, président
Présents : Mmes Chaix, Châteauvieux, P.-L. Grenier, Lhuillier, Louradour ; Mlles Catinat, Lafaye, Périne ; MM. Brunet, Colas, Dayras, Debize, Filloux, Louradour, l'abbé Mirguet, Picouret, Taumet, Urien.
Excusés : Mmes Dumont, Lardy, Nicolas, Labetoulle ; Mlle Dubreuil ; MM. le chanoine Courteau, Hemmer, l'abbé Mayaud, Meysonnet, le chanoine de Montaigut, archiprêtre de Guéret.
Le procès-verbal de la dernière séance est adopté sans observation.
ADMISSIONS. — M. Jacques Bonnyaud, 17, avenue du Berry à Guéret ; M. Georges Bourdier, vétérinaire, à La Souterraine ; M. J.-Pierre Chauveau, maître assistant à la Faculté des Lettres, 16, rue Louis-Lumière, à Nantes ; M. le docteur J.-J. Creusot, 3, rue de Serre, à Nancy ; M. Roger Depagniat, 16, avenue du Parc-Montsouris, à Paris (14e) ; M. Jean Dequaire, ingénieur E.C.P., 38, avenue Emile Zola, Paris (15e) ; M. Marc Deschamps, société Saint-Frères, à Flixe (Somme) ; M. Gérard Gouyet, ingénieur, 18, rue du Muguet, 95-Taverny ; M. Lecante, 9, rue Ernest-Lefébure, Paris (12e) ; Mlle Anne-Marie Moluçon, étudiante à Crocq ; L'agence du journal « La Montagne » à Guéret ; M. Georges Montmerle, avocat à la Cour, 36, rue Michel-Ange, Paris (16e) ; M. J.-P. Morlon, journaliste, 4, avenue de la Sénatorerie à Guéret ; Mlle M.-L. Peyrat, professeur honoraire, place Wiston-Churchill à Limoges ; M. Jean Pinlong, 27, rue Claude-Lorrain, (Paris (14e)) ; Mlle Agnès Thomas, 8, avenue de Lamballe, Paris (14e) et château de Rhodes, par Mouhet (Indre) ; M. Jean Thomas, 32, rue H.-Montaudon à La Souterraine ; M. Pierre Urien, professeur au C.E.T. d'Aubusson, à Vallière.
DECES. — La Société a à déplorer les décès de M. Philippe Ribière, pharmacien à Guéret, admis le 20 Janvier 1921, et membre cotisant depuis cette date, qui fut en histoire naturelle un excellent collaborateur précieux ; de M. Lyonnet, secrétaire général honoraire de la Faculté de Pharmacie de Paris, animateur des Creusois de Paris ; de M. Maurice Guillot, notaire à Saint-Sulpice-les-Champs ; de M. le docteur Sinaud, de Guéret, et de Mme Desjobert de Prahas, de Déols (Indre).
La Société adresse aux familles des membres décédés ses condoléances bien vives.
MUSEE. — Don de M. le Maire de Mourioux au musée : une hache polie et deux pointes de flèches.
BIBLIOTHEQUE. — Nous avons reçu :
— Le bulletin de Mars 1966 de la société des Antiquaires de La Morinie ;
— De M. Blondeau, la belle plaquette : Le château de Boussac (Guéret, Lecante 1966) ;
— La Revue Archéologique du Centre, numéro 18, Avril-Juin 1966.
COMMUNICATIONS DU PRESIDENT. — Le Président donne lecture d'une note sur les moyens mis en œuvre dans le département d'Eure-et-Loir : Pour la sauvegarde du patrimoine des églises.
Il est rappelé que « les curés sont les gardiens mais non pas les propriétaires de leurs églises, qu'ils ne peuvent entreprendre, de leur propre chef, les transformations de quelque nature qu'elles soient touchant à l'édifice même, ou à son mobilier, sans l'accord préalable des autorités compétentes civiles et religieuses et qu'à plus forte raison ils n'ont pas le droit de détruire ou d'aliéner un patrimoine qui ne leur appartient pas ».
— Il fait part du dépôt, au musée de Guéret, lors de l'anniversaire de la Libération de Guéret, du fanion de la brigade « Creuse », fanion en tapisserie d'Aubusson, qui fut celui de l'ancien chef de la Résistance, le colonel François.
— Il rappelle qu'au musée national d'art moderne, à une place d'honneur, est une tapisserie de Lurçat tissée à Aubusson, comme le fanion de François, pendant la clandestinité. Elle a nom « Liberté » et dans sa trame, sont tissés les vers bouleversants d'Eluard.
— Il signale que le Groupe d'archéologie antique du T.C.F. avait, en Mai 1966, lors de son voyage d'études en Limousin, inscrit notamment à son programme la visite des vestiges gallo-romains de la crypte de l'église de La Souterraine, celle du site du Puy-de-Jouer, et du musée municipal de Saint-Goussaud.
— Il annonce que l'association des Vieilles maisons françaises dont le but est la protection et la mise en valeur du patrimoine historique, artistique et touristique de la France, a constitué un comité creusois avec, pour président, M. Blondeau (château de Boussac) qui se propose la sauvegarde des demeures anciennes (châteaux, manoirs, abbayes, maisons de ville).
— L'association « Les Amis de Jean Guitton » a été créée le 16 Juillet 1966 à « La Pensée », Le Deveix, commune de Champagnat, propriété du philosophe, qui a bien voulu accepter le titre de membre d'honneur de notre Société. Cette association se donne pour but de créer en Creuse un mouvement culturel destiné à aider à la formation de la jeunesse creusoise ; à attirer et accueillir en Creuse des chercheurs, savants, penseurs, notamment par des bourses, prix, conférences, rencontres ; aider à faire connaître sur le plan international la pensée de Jean Guitton « fils de la Creuse ».
Cet énoncé suffit à indiquer l'intérêt de premier plan de cette nouvelle association, à qui nous apporterons tout notre appui.
— M. Dayras fait, d'autre part, un rapide compte rendu de l'excursion de la Société (26 Juin 1966) qui a eu pour but l'enclave poitevine (Peyrat-le-Château) et qui a été pleinement réussie.
ARCHEOLOGIE :
Epoque préhistorique. — M. Urien signale la découverte faite par lui et par M. J.-P. Lamoure, à La Vaugelade, côté est du lac artificiel, de 450 silex qui semblent indiquer l'existence en ce lieu d'un atelier de taille néolithique. Après examen, ces objets seront donnés au musée.
— M. Chatreix présente la hache polie et les deux pointes de flèche, trouvées dans un souterrain de Mourioux et données par le maire de cette commune au musée.
— Mme Louradour signale la découverte par M. Lecardeur, à Saint-Chartier, commune de Ceyroux, d'un grand nombre de petits silex taillés parmi lesquels une pointe de flèche, quelques grattoirs et lames retouchées et de nombreux déchets de taille au lieu-dit « Les Fosses », section ZE, numéro 71 ; de deux gros silex bruts au lieu-dit « Les Fosses », ZE 77 et d'un fragment de hache polie (longueur 7 cm., largeur 4 cm. 4, épaisseur 2 cm. 6, poids 100 grammes), au lieu-dit « Les Ribières », section D, numéro 480.
Epoque gallo-romaine. — M. Urien présente plusieurs fragments de poterie sigillée, trouvés par lui et par M. J.-P. Lamoure à La Vaugelade, certains ornés de frises d'animaux ; de nombreux fragments de tuiles à rebords, des restes de murailles démontrent l'existence d'un habitat important. Après examen et classement, ces fragments seront donnés au musée.
— Mme Louradour signale la découverte à Saint-Chartier, commune de Ceyroux, au lieu-dit « Les Bois », section ZE, numéro 6, par M. Lecardeur, de fragments de poterie grossière, rougeâtre, qui paraissent, comme à La Vaugelade, provenir d'un habitat gallo-romain situé au voisinage d'un site néolithique.
Epoque médiévale. — M. Boudard a envoyé une note sur la borne dite « de Lépaud », située à la limite des communes de Montboucher et de Saint-Pierre-Chérignat. En granit, irrégulière (hauteur 0 m. 60, largeur 0 m. 50, épaisseur 0 m. 30), elle semble avoir été taillée grossièrement et paraît avoir été considérée comme la borne de la limite du Poitou.
Il existe, entre Pourrioux et Le Nouhaut, une autre pierre ayant servi de limite entre la Marche et le Poitou.
— M. Novion a envoyé un article de Marcel Aubert, extrait de La Revue de l'Art (Mars 1934) « Deux tombes d'Hospitaliers retrouvées à Saint-Jean-de-Rhodes en 1931 », dans les fouilles de l'église disparue.
L'une des pierres tombales, portant un blason « de gueules à une fasce d'argent » est celle de Jean de Lastic, qui fut Grand Prieur d'Auvergne à Bourganeuf et Grand Maître de l'Ordre à Rhodes, de 1437 à 1454. Il est représenté vêtu d'un ample surcot aux longs plis droits, aux larges manches, sur une cotte à manches serrées, d'un grand manteau chargé de la croix des Hospitaliers, coiffé d'un bonnet d'étoffe sans bord et légèrement renflé. Une photographie accompagne le texte. Elle sera publiée.
L'auteur signale, d'autre part, que le moulage de la tombe de Pierre d'Aubusson est conservé au musée de Versailles.
Une photographie sera demandée à ce musée.
— M. Dayras signale la découverte faite à l'église de Malleret-Boussac, de deux autels de pierre, mis au jour par la suppression des boiseries vermoulues qui les recouvraient, et de trois blasons identiques : d'argent vergeté de gueules, sous le badigeon blanc du mur nord de la nef. Ces armes n'ont pu être jusqu'ici identifiées.
— Mme Louradour donne quelques précisions sur l'aspect, au début du XVIIIe siècle, de deux églises dépendant de la commanderie de Bourganeuf : Mazuras et Bonneville qui ont été visitées à l'excursion du 26 Juin.
HISTOIRE. — M. L. Bret a envoyé deux notes. L'une sur Roger-le-Fort ; né au XIVe siècle au château des Ternes, paroisse de Pionnat, évêque d'Orléans, puis archevêque de Bourges, enseveli sous le chœur de la cathédrale en 1367, il fut de bonne heure invoqué sous le nom de « Bienheureux ».
Comme l'ont démontré Roy de Pierrefitte et Jean Dutheil (Mém. IV-66 et XXIV-657), il était bien né aux Ternes et sa mère était Marie de La Chapelle Taillefert, sœur du cardinal.
L'autre note signale que l'épisode de la vie de Zizim qui se déroula à Rome est parfaitement relaté dans l'ouvrage : Journal de Jean Burkart, évêque et cérémoniaire du Vatican, traduit en français avec une introduction et des notes par Joseph Turmel et publié par les éditions Rieder (7, place Saint-Sulpice, Paris, 1932) Turmel est le pseudonyme de P.L. Couchoud. Pierre d'Aubusson y est désigné par lui sous le nom de Pierre Ganson.
— Lors de l'excursion de 1964, à Bourganeuf, M. Chaussade avait eu l'amabilité de nous communiquer de larges extraits de l'ouvrage de Cantimir : Histoire de l'Empire Ottoman relatant la révolte de Djem et sa venue à Rhodes, enfin une version de sa mort.
— M. Chatreix lit une transaction du 20 Décembre 1741, passée à Azerables entre le seigneur de La Chaulme et les habitants de Chanteloube, stipulant que ces derniers ne pourront, dans le bois Cornu, « couper toutes fougères et autres litières avec la faux, mais seulement avec la faucille » et que « les pâtres ne devront porter dans le dit bois aucune serpe, cognée ou autres instruments servant à couper » ceci pour éviter la mutilation des jeunes pousses des arbres.
— M. R. Picand a envoyé une note : Les Français à Montaldo, près de Valegio-sul-Mincio, dans laquelle il relate le fait suivant : En Décembre 1917, trois canonniers du 52e R.A., l'un étant l'auteur de la note, le second un Creusois, indignés à la vue de plusieurs soldats italiens ligotés, à la suite de fautes bénignes, aux arbres d'un verger, au hameau de Montaldo en bordure de la route, coupèrent les liens des suppliciés sous le regard ému et les applaudissements des paysans italiens. Cet événement sera signalé au prochain Congrès des combattants français en Italie de 1914-18.
TOPONYMIE. — M. A. Perrier fait dériver le nom de lien « Arrènes » du latin arena : sable, et pense que ce nom de localité devait s'écrire Arène ou Arènes et qu'il n'a pris le second « r » qu'au XVIe siècle.
FOLKLORE. — Mme Louradour signale la Font-Marendat commune de Ceyroux, où, au siècle dernier, les pèlerins qui de tous les points du département allaient à Saint-Goussaud, demander protection pour leur bétail, faisaient halte afin de prendre le repas qu'ils avaient emporté et de se désaltérer à cette fontaine.
SÉANCE DU 17 NOVEMBRE 1966
Présidence de M. Dayras, président
Présents : Mmes Chaix, Châteauvieux, Juillet, Lardy, Lhuillier, Louradour ; Mlles Dubreuil, Périne ; MM. Calinaud, Châtreix, Colas, Dayras, le docteur Gizardin, Louradour, Malterre, l'abbé Mayaud, l'abbé Mirguet, le chanoine de Montaigut, archiprêtre de Guéret, Picouret, Ravasson.
Excusés : Mmes Labetoulle, Nicolas ; Mlle Lafaye ; MM. le chanoine Courteau, Hemmer, Novion, Urien.
Le procès-verbal de la séance précédente est adopté sans observation.
ADMISSIONS : M. Louis Bloch, journaliste, Moulin du Râteau par Bonnat ; Mlle Jeannine Cadrot, 43, rue J.-Sandeau, Aubusson ; M. Desvillettes, 38, rue Ampère, Paris (17e), et domaine de La Châtre par Saint-Vaury ; le Foyer Socio-Educatif, du C.E.T. d'Aubusson, 28, rue Jean-Jaurès ; Mme Edgar Kahn, 6, avenue de la République, Guéret ; M. Jean-Pierre Saintrapt, tapissier, rue de La Terrade, à Aubusson.
BIBLIOTHEQUE. — Nous avons reçu : Les actes du premier colloque des Sociétés Savantes (Lyon, 1964).
EXPOSITION. — Du 14 au 24 Juillet s'est tenue à l'hôtel de ville de Guéret l'exposition de peintures de Mme Amarie.
COMMUNICATIONS DU PRESIDENT. — M. le Président fait connaître la demande reçue de Mme M.-M. Gauthier tendant au recensement des émaux champlevés médiévaux ayant existé dans le département de la Creuse, travail qui doit prendre place dans le Corpus des émaux méridionaux. M. Dayras et M. Hemmer s'efforceront de donner satisfaction à cette demande.
— Il fait part de la prochaine visite, au Musée, de M. Delporte, directeur de la circonscription pour les antiquités préhistoriques et conservateur au musée de Saint-Germain-en-Laye, qui examinera les objets découverts sur le site de La Vaugelade et doit apporter au Musée le moulage de Léo-Lupus de Bridiers.
— Il signale le bel article consacré au peintre Jean Aujame, né à Aubusson, par les Cahiers Bourbonnais (numéro du quatrième trimestre 1966), ainsi que l'article consacré par L'Echo de la Résistance (Octobre 1966), à la remise du fanion « Creuse » au Musée.
— Il propose une réponse à deux articles du Bulletin de la Société d'Ethnographie du Limousin et de la Marche, relativement au rôle et à l'action des Sociétés Savantes. Cette réponse est adoptée à l'unanimité.
— Il indique enfin que le 92e congrès national des Sociétés Savantes se tiendra à Strasbourg et Colmar, du 31 Mars au 4 Avril 1967.
ARCHEOLOGIE :
Epoque préhistorique. — M. Serge Lacote a envoyé le plan ainsi qu'une photographie du souterrain dit « Du Chassin », section c, numéro 70, à Bazelat.
— M. Urien fait part de ses nouvelles trouvailles sur le site de La Vaugelade qui feront l'objet d'un rapport détaillé.
— Mme Louradour signale que la démolition, à Limoges, des anciens bâtiments de l'abbaye de La Règle, affectés plus tard au Grand Séminaire, a entraîné la disparition d'un souvenir d'Elisabeth d'Aubusson de La Feuillade.
En effet, le rez-de-chaussée du corps de logis disparu comportait, encastrées dans le mur d'une galerie voûtée en berceau, la crosse abbatiale et les armes des Aubusson : « D'or, à la croix ancrée de gueules ».
C'est à Elisabeth d'Aubusson de La Feuillade, sœur cadette du maréchal-duc, abbesse de 1679 à 1704, que l'on devait cette partie de la construction.
L'abbé Lecler signalait, d'autre part, qu'au bas de l'une des huit piles carrées du cloître qui régnait sur toute la longueur de l'édifice, une inscription nommait cette même abbesse.
HISTOIRE DU DROIT. — Mme Louradour fait part de deux documents : l'un d'Azerables (1620), l'autre de La Pouge (1675), se rapportant à la succession de domaines et qui présentent une particularité ne se rencontrant pas au pays marchois. En effet, dans ce dernier, la succession est dite « de père à fils », tandis que ces documents révèlent que la succession est dévolue « de frère à frère » et ne revient aux enfants de l'aîné qu'après la disparition de tous les frères.
Pour tenter de retrouver l'origine de ce régime spécial, il semble qu'Azerables et La Pouge faisant partie, au XVIIe siècle, de l'enclave poitevine et non de la Marche, aient pu connaître cette institution indiquée dans « Le Coutumier du Poitou » en 1417, institution apportée par une tribu slave, les Theiphales, envoyée en vue du repeuplement des campagnes poitevines par les empereurs romains de la fin du IIIe siècle. Cette note sera publiée.
PRESENTATION DE DIAPOSITIVES. — Après un exposé très clair et précis sur les souterrains si nombreux dans notre région, auxquels le docteur Gizardin, de la Société Historique et Archéologique du Limousin, donne une origine souvent très ancienne, excluant l'idée de refuges, notre collègue présente une série très importante de vues diapositives prises au cours des investigations faites avec son groupe, en Creuse et en Haute-Vienne, et souhaite avec nous qu'un groupe de recherches de cet ordre se crée dans notre département. L'exposé du docteur Gizardin sera publié.