ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 17 JANVIER 1970
Le 17 Janvier 1970, à 15 heures, la Société s'est réunie en assemblée générale régulièrement convoquée. L'ordre du jour comportait le compte-rendu d'activité de l'année 1969, et le rapport financier annuel, ainsi que l'examen de la nouvelle composition du bureau.
Rapport d'activité. — Le Président donne lecture de ce rapport rédigé en la forme habituelle, analyse des séances de travail, des Mémoires 1969 constituant le premier fascicule du Tome XXXVII, 41e Excursion annuelle, le 22 Juin 1969, qui nous a conduits au site historique de Peyrusse et à ceux de Grandmont et du Dognon, avec visite de l'église d'Ambazac. Les Notices en seront publiées aux Mémoires 1969. Aucun permis de fouilles ne nous ayant été délivré, cette branche d'activité nous reste encore impossible. Le cinquième fascicule du Dictionnaire bio-bibliographique d'Amédée Carriat (L-P) a été distribué, et le sixième est en cours d'impression.
L'effectif des membres cotisants est passé de 580 à fin 1968 à 624 à fin 1969, non compris les membres à vie.
MUSEE. — Les négociations avec la ville de Guéret se sont précisées. A dater du 1er Juillet 1969, la ville a pris en charge la conservation du Musée, comme le souhaitait la Direction des Musées de province. Mme Doublard du Vigneau, désignée par le Ministère des Affaires Culturelles en qualité de conservateur à plein temps, a bien voulu adhérer dès son arrivée à notre Société ; elle agira en accord avec M. Hemmer, notre vice-président, conservateur du Musée avant son arrivée, et avec Mme Nicolas, conservatrice adjointe de M. Hemmer. La ville de Guéret paiera désormais directement les frais de gardiennage et fait au Musée des travaux importants, notamment installation de chauffage, hygrométrie, éclairage et réfection de salles. Les décisions prises par la ville entraîneront une modification à nos Statuts, la conservation du Musée nous étant confiée par eux, et la Ville demandant que, en contre-partie des charges qu'elle décide d'assumer, le produit des entrées au Musée lui soit remis, alors qu'il était prévu à nos ressources. Une assemblée générale extraordinaire devra donc statuer sur ces modifications, et donner son avis sur le texte de l'acte notarié par lequel devront être également modifiées les dispositions de l'acte qui nous lie avec la Ville depuis 1837, après quoi le Conseil du Musée composé de délégués de la Ville et de la Société, et auquel sera représentée la Société des Amis du Musée pourra fonctionner normalement.
COMPTE-RENDU FINANCIER. — M. Chatreix, trésorier, présente le compte de l'exercice 1969, y compris la publication du Dictionnaire, mais à l'exclusion du compte spécial du Musée ; ce compte se solde par un excédent à reporter de F. : 2.245,08 ; les comptes vérifiés par MM. l'abbé Mayaud et Colas, désignés à cet effet par l'assemblée générale, sont adoptés à l'unanimité. Des remerciements sont adressés au trésorier, qui présente le budget provisoire pour 1970, lequel est approuvé.
COMPTE SPECIAL DU MUSEE. — Ce compte a été arrêté au 1er Juillet 1969 en raison des décisions prises par la Ville. L'actif a dû être employé à régler un arriéré dû à la Sécurité Sociale par suite d'erreurs de calcul. Le solde disponible, F. 2.096,02, a été remis à la Société qui l'a employé à l'édition d'une photographie en couleurs (carte postale) de la tapisserie récemment acquise pour le Musée (coût : F. : 2.160). Ce compte est adopté et des remerciements sont adressés à M. Hemmer.
NOUVELLE COMPOSITION DU BUREAU. — Le Président, tout en soulignant qu'il n'y a pas lieu à élection cette année, fait part à l'assemblée générale de la répartition des tâches telle qu'elle a été arrêtée en Conseil d'administration, le 22 Novembre 1969. Il demande l'accord de l'assemblée sur la nomination de M. Amédée Carriat au poste de secrétaire pour les Mémoires et les recherches extérieures, Mme Louradour acceptant la charge des procès-verbaux des séances, et sur celles de Mmes du Vigneau et Nicolas en qualité de secrétaires-adjoints chargés du Musée, et de Mme Lardy, comme trésorier-adjoint ; enfin la désignation de Mme Gaudriot en qualité d'administrateur pour 1969-75 (mandat de Mme Louradour) au lieu et place de M. Carriat, promu secrétaire. Il demande à l'assemblée de ratifier ces nominations et désignation, en conformité des Statuts. L'assemblée décide de voter à mains levées et ratifie ces propositions du Conseil d'administration.
Démission de Mme Châteauvieux en qualité de bibliothécaire : Mme Châteauvieux renouvelle son désir d'être déchargée de la bibliothèque, mais accepte de conserver les fonctions d'administrateur. Le Président, en accord avec le Conseil, propose de charger de la bibliothèque Mme Gaudriot administrateur, sous le contrôle de M. Hemmer, vice-président. Cette proposition est adoptée par l'assemblée générale.
Le Président, M. DAYRAS.
Le Secrétaire, A. CARRIAT.
Le Trésorier, R. CHATREIX.
SÉANCE DU 17 JANVIER 1970
Présidence de M. Dayras, président
Présents : Mmes Chaix, Châteauvieux, Lagrange, Lhuillier, Louradour, Nicolas, Marcilloux, du Vigneau ; Mlles Catinat, Périne ; MM. Bonnet, Bordier, Châtreix, Dayras, Hemmer, l'abbé Mayaud, l'abbé Mirguet, Novion, Oliveau, Ravasson, Rousseau, Soumy.
Excusés : Mmes Gaudriot, Juillet, Lardy ; Mlles André, Reignoux ; MM. Carriat, Colas, le chanoine Courteau.
ADMISSIONS. — M. Jean Dagouat, 23 - Saint-Sulpice-le-Dunois ; M. Yves Dudognon, 7, rue du 8-Mai-1945, 92 - Bourg-la-Reine ; M. Roger Dupêcher, Forgevieille, 23 - Saint-Germain-Beaupré ; M. Auguste Guerrier, clerc de notaire, 17, rue Jean-Jaurès, Guéret ; M. Peyrint, directeur J. S. L., cité administrative, Guéret ; M. Firmin Poulenat, entrepreneur de maçonnerie, rue de Bourges, Boussac ; M. Fernand Rousseau, route de la Gare, Bonnat ; Bibliothèque municipale, rue de la République, 36 - Châteauroux ; Bibliothèque de la Faculté de droit, B. P. 1506, Limoges.
FELICITATIONS. — Des félicitations sont adressées à M. Hemmer, directeur des Services d'Archives départementales, qui vient d'être nommé chevalier du Mérite national.
MUSEE. — M. Dayras communique une note sur la tapisserie dite Chasse au loup.
Cette tapisserie fait partie d'une suite connue sous le nom des Amours de Gombaud et Macée. Elle a été décrite inexactement, du moins en ce qui concerne les armoiries, au catalogue du musée, édité en 1888, et également par Pérathon (Essai de catalogue, p. 24).
Il n'y a pas en effet deux écussons, l'un aux armes des Saint-Julien, l'autre à celles des Apchon, mais un seul écusson miparti qui indique que, selon toute vraisemblance, la pièce a été tissée pour un mariage.
Or, à nos Mémoires, T. XXIII, pp. 481-482 (Généalogie de la famille de Saint-Julien) est cité le mariage de Gaspard de Saint-Julien, sieur de La Rochette et Beauregard avec Catherine d'Apchon, le 27 Avril 1623, date qui correspond au style de la tapisserie.
Quant au château de Châtain (commune de Monteil-au-Vicomte) d'où, selon le catalogue du musée, viendrait la tapisserie, il n'a jamais existé de château en ce lieu qu'il ne faut pas confondre avec Châtain, commune d'Arfeuille-Châtain, château qui n'a jamais appartenu à une famille de Hautefaye, de qui viendrait cette tapisserie.
BIBLIOTHEQUE. — Nous avons reçu :
— Notre Bourbonnais, bulletin de la Société Bourbonnaise d'Etudes locales (quatrième trimestre 1969).
— La Revue Archéologique du Centre (numéro 31).
— Le Bulletin de la Société d'Ethnographie Limousin-Marche (numéro 34).
— Les Annales de la Société des Sciences Naturelles et d'Archéologie de Toulon (1968).
— De M. Delporte, directeur des Antiquités préhistoriques, circonscription Auvergne-Limousin : un tiré à part du deuxième fascicule, T. XI, de Gallia.
— De M. Cuny : deux tirés à part (Mémoires, T. XXXV, deuxième fascicule) : « Supplément à la Bibliographie de l'Histoire de la Révolution dans la Creuse ».
— De M. Carriat : Marcel Jouhandeau et ses personnages, par H. Rode.
— De la Société des Antiquaires du Centre : Histoire de Poitiers, par G. Dez.
EXPOSITIONS. — A signaler :
— A Paris, Galerie des Arts : Tapisseries de Lœwer, tissées à Aubusson, ateliers Raymond Picaud (4 Juin - 5 Juillet).
— A Arras (Musée) : « Légende dorée de la tapisserie, du Moyen-Age à nos jours » (28 Juin - 6 Octobre).
— Le Donzeil : Céramiques de Margot-Plancon (été 1969).
— A Bondues (Nord) au Centre artistique Septentrion : « Immortalité de la tapisserie », tapisseries de Chazaud et Lagrange (Décembre 1969 - Janvier 1970).
COMMUNICATIONS DU PRESIDENT. — Le Président fait part de la division des tâches, décidée le 22 Novembre, en accord avec le bureau, et de la nomination de M. A Carriat en qualité de secrétaire de la Société, à la même date.
Le bureau est alors ainsi composé, après ratification par l'assemblée générale de ce jour :
M. Dayras, président (direction, correspondance et publications).
M. Hemmer, premier vice-président, chargé de la bibliothèque.
Mme Louradour, deuxième vice-président, chargée des procès-verbaux de séances et des recherches, sauvetages et fouilles sur place.
M. A. Carriat, secrétaire des publications et recherches extérieures.
Sont désignés deux secrétaires adjoints pour le Musée : Mmes Nicolas et du Vigneau.
M. Chatreix, trésorier.
Mme Lardy, trésorier adjoint pour Guéret.
Mme Gaudriot, bibliothécaire, remplaçant Mme Châteauvieux, démissionnaire.
Administrateurs : Mmes Châteauvieux, Lhuillier ; MM. le chanoine de Montaigut, l'abbé Mirguet, Picouret, Villard.
— Le Président indique que M. Lambert a été désigné en qualité d'agent technique de la Direction régionale des Antiquités Historiques.
— Il précise que le 95e Congrès national des Sociétés Savantes se tiendra à Reims, du 23 au 27 Mars. Il n'envisage pas de pouvoir y assister.
COMMUNICATIONS
ARCHEOLOGIE :
Epoque préhistorique. — M. Ravasson signale les découvertes fortuites en 1964, à Lavaud-Gelade (commune de Saint-Marc-à-Loubaud) de deux objets de type « Grand Pressigny ». Leur description a été publiée.
Epoque gallo-romaine. — M. Dayras signale la découverte fortuite, à Bellevue (commune de Tardes), par M. Glomeau, dans la terre dite « La Couture » (numéro 203, section D), d'une tombe gallo-romaine à incinération en coffre de granit (diamètre extérieur : 60 cm. ; diamètre de la cavité : 20 cm.), sans réceptacle ni bourrelet, entourée de tessons de poterie.
Malgré nos diligences, aucun examen n'a pu être pratiqué avant la destruction de l'ossarium et de son entourage.
— M. Dayras signale un souterrain-hypogée existant dans la terre dite « L'Ouche derrière Maison », appartenant à M. Janicaud, à Beauvais, commune de Champagnat. Un orifice d'entrée permet l'accès à une cella circulaire comportant un pilier et quatre couloirs de départ dont l'un double et l'autre paraissant buter sur un rocher.
— M. Bonnet signale un autre souterrain-hypogée au Courtioux, commune de Saint-Sulpice-le-Dunois, au lieu-dit « Les Grottes », de la parcelle appelée « Le Cluzeau », appartenant à MM. Quillon. Dans l'état actuel de son déblaiement il comprend trois salles de différentes grandeurs, un conduit de ventilation de plus de 4 m. de long. Dans la grande salle, où a été trouvée une pointe de flèche en fer, longue de 8 cm., avec hampe, sont deux puits distants l'un de l'autre de 1 m. 50, de forme circulaire avec resserrement au sommet et les vestiges de deux foyers.
— M. Sarrut signale un hypogée à Chasselines (commune de Saint-Michel-de-Veisse), découvert lors de l'établissement d'une conduite d'eau, sous le fossé droit du chemin vicinal de Chasselines, en direction de la D. 16, à une dizaine de mètres en avant du premier bâtiment du lieudit « Grange-Neuve ». Le relevé en a été effectué par MM. Broilliard et Pinlon.
Epoque médiévale. — M. Calinaud, poursuivant son étude sur les Edifices religieux disparus, indique que, dans la commune de Montboucher, à Vedrenas, existait en 1215, un prieuré dont l'église a disparu. Sa note sera publiée.
HISTOIRE. — Mme Louradour communique une note sur Les possessions marchoises de La Chaise-Dieu.
La congrégation de La Chaise-Dieu fondée en 1052 par saint Robert avait, comme maisons principales : l'abbaye de La Chaise-Dieu et le prieuré conventuel et régulier du Port-Dieu dont les comtes de la Marche furent les bienfaiteurs. A la fin de l'ancien régime, l'infirmerie du monastère percevait des dîmes et des rentes sur plusieurs cures et prieurés de deux de nos archiprêtrés ; dans l'archiprêtré de Chirouze : la cure de Faux-la-Montagne, les cures et les prieurés de Beissat, La Daigue (commune de La Courtine), Villefer (commune Le Mas-d'Artige) et Pigeyrols ; dans l'archiprêtré d'Aubusson : les cures de Châtain (commune du Monteil-au-Vicomte), Saint-Pierre-le-Bost, Saint-Yrieix-la-Montagne et Saint-Marc-à-Loubaud.
HISTOIRE LITTERAIRE. — M. Carriat a envoyé deux notes d'histoire littéraire sur George Sand et Tristan l'Hermite qui sont publiées.
HISTOIRE DE L'ART. — M. Dayras signale trois noms de tapissiers cités en 1706 dans une procédure de séparation de biens. Ces noms ne sont pas mentionnés dans les travaux de C. Pérathon et de L. Lacrocq et doivent y être ajoutés. Ce sont : Jacques Jammet ou Jamay, maître tapissier entour 60 ans ; François Bompaix, maître tapissier, même âge, et François Salesson, tapissier, 26 ou 27 ans.
— Il signale, d'autre part, l'article Elie Maingonnat, peintre cartonnier, 1892-1966 (Les Nouvelles Littéraires, 21 Août 1969), article qui rappelle que celui qui dirigea l'Ecole d'Art Décoratif d'Aubusson de 1930 à 1958, fut un pionnier de la rénovation de la tapisserie.
SÉANCE DU 14 MARS 1970
Présidence de M. Dayras, président
Présents : Mmes Chaix, Châteauvieux, Gaudriot, Lagrange, Lardy, Lhuillier, Louradour, Nicolas, Marsilloux, Simon, du Vigneau ; Mlles Catinat, Périne, Reignoux ; MM. Bonnet, Bordier, Châtreix, Colas, Dayras, l'abbé Mayaud, l'abbé Mirguet, Novion, Pasty Henri, Pasty Jean, Picouret, Roussillat, Simon, Soumy.
Excusés : Mme Cazes, Mlle Lafaye, MM. Carriat, le chanoine Courteau, Hemmer, Urien.
ADMISSIONS. — M. Henri Daraud, garagiste, 62, avenue Gambetta, Guéret ; M. Pierre Fourneret, agrégé de l'Université, 9, rue Giraudeau, 36 - Tours ; M. Henri Fradet, professeur, rue Maisonrouge, Felletin ; M. Michel Lacoste, 63, avenue Gambetta, Paris - 20e ; M. Maurice Robin, photograveur, Clos-de-Villaine, 5, allée d'Ermenonville, 91 - Massy.
DECES. — Nous avons à déplorer la mort de M. Raymond Christoflour, membre honoraire de notre Société, auteur de plusieurs ouvrages remarqués, dont l'un : Les prophètes du XIXe siècle, couronné par l'Académie Française, et de M. Daraud, à Guéret.
La Société présente aux familles des disparus ses vives condoléances.
MUSEE. — M. le Président rappelle qu'il est nécessaire, en raison de la nomination d'un conservateur à plein temps au Musée de Guéret, créé par notre Société en 1832, de modifier nos statuts qui prévoyaient cette conservation et gestion par nos soins et d'adapter à cette nouvelle situation les conventions notariées passées entre la Société et la ville de Guéret le 1er Octobre 1837. Il précise que chaque sociétaire recevra une convocation pour l'assemblée générale extraordinaire qui aura lieu le 16 Mai, en vue de la modification de ces statuts, de l'étude et de l'adoption de la nouvelle convention avec la ville de Guéret.
— Il donne lecture de la lettre de M. le Directeur des Musées de France (5 Mars 1970) qui précise notamment que des sociétés comme la nôtre ont joué et continuent à jouer un rôle bénéfique dans les musées français et qu'elles conservent le droit et le devoir de faire vivre les musées dont elles ont été l'âme.
BIBLIOTHEQUE. — Le groupe de naturalistes : Technique, science et nature (Villaroche, Seine-et-Marne) demande l'échange de nos publications respectives.
— Le colonel Laporte a adressé un dossier complet établissant qu'il a été le premier à émettre l'hypothèse d'un centre de main-d'œuvre au Puy-de-Jouer pendant la période gallo-romaine pour l'exploitation des mines d'or voisines.
EXPOSITIONS. — Des expositions sont à signaler :
— A Pretoria (Afrique du Sud), musée : Tapisseries françaises, dont plusieurs signées Lurçat (hiver 1969).
— A Paris, La Demeure : Tapis de Sonia Delaunay (6 Janvier - 7 Février), tapisseries de Daquin Licorne désenchaînée (10 Février - 7 Mars), tapisseries de Saint-Saens (10 Mars - 4 Avril).
— A Guéret, hôtel de ville : Peinture de Mme Amarie (14 Mars - 27 Mars).
— A Brest, galerie Saluden : Peintures et tapisseries de notre collègue R. Novion (17 au 30 Mars).
— A Biarritz, galerie Vallombreuse : Peintures de Jean Bougret, La Creuse.
COMMUNICATIONS DU PRESIDENT. — Le Président, après avoir pris l'avis des membres présents pour arrêter la date et le lieu de l'excursion 1970, décide que celle-ci aura lieu le 21 Juin et qu'elle aura en principe pour but la visite de l'église de Peyrat-la-Nonière, de l'abbaye de Bonlieu, de l'église de Chambon-sur-Voueize et d'un château.
— Il donne lecture d'une note de la Direction régionale des Antiquités Historiques. Cette note précise que les souterrains récemment découverts doivent être immédiatement signalés à la Direction et clos avec soin pour les protéger des explorations intempestives. La Direction estime qu'il convient de soustraire aux activités incontrôlées de groupes spéléologiques et qu'aucune exploration ne doit avoir lieu en l'absence d'un représentant du service (correspondant, agent technique, assistant du directeur).
— Il rend compte de la visite (Mars 1970) du docteur Allain, directeur des Antiquités Historiques, chargé du Limousin.
— Il indique qu'au 95e Congrès national des Sociétés Savantes, qui se tiendra à Reims (23 Mars - 27 Mars), le sujet traité au colloque des présidents est la Coopération des sociétés dans le cadre du département. Ne pouvant assister à ce colloque, il a adressé une note écrite expliquant la situation actuelle pour la Creuse.
— Il fait part de la constitution des Amis de Saint-Radegonde pour sauver la chapelle de Sainte-Radegonde, commune de Budelière, et de l'organisation, par le maire et la municipalité de Saint-Avit-de-Tardes, d'une souscription pour la réfection de l'église datant du XIIIe siècle, inscrite à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques et dont la toiture menace ruine.
— Il note le souhait du colonel Laporte de voir donner le nom d'Ernest Mallard à une rue de la ville de Guéret. Ce vœu est adopté par la Société qui souhaite, en outre, que les noms de Glangeaud et de Marouzeau soient réservés à deux autres rues de la ville.
COMMUNICATIONS
ARCHEOLOGIE :
Epoque préhistorique. — M. Urien signale la découverte fortuite, en 1967, à La Creuzette, commune de Boussac, par M. Pheulpin, d'une lame cintrée, en silex cire d'abeilles translucide, du type « Grand Pressigny » (longueur 116 m/m largeur 315 m/m, épaisseur 8m/m). Sa note sera publiée.
— M. Dayras ayant établi la bibliographie des dolmens et des menhis en Creuse fait observer que seulement sont classés monuments historiques, en 1970, quatre dolmens et un menhir. Il désire que tous soient protégés le plus rapidement possible et s'est mis en rapport dans ce but avec M. Delporte, directeur de la circonscription des Antiquités Préhistoriques.
Epoque gallo-romaine. — M. Dayras signale au Mazeaublanc, commune de Néoux, un cippe gallo-romain (hauteur totale 0 m. 98) avec niche (hauteur 0 cm. 32, largeur 0 m. 24, profondeur 0 m. 14) placé dans un mur, face au Midi, sur une colonne cylindrique de 60 cm. de hauteur et 30 cm. de diamètre et en présente la photographie qui sera publiée.
— M. Chatreix présente la photographie de la statue en granit découverte à Souvelinge, commune de Saint-Priest-la-Feuille, étudiée à la séance du 22 Mai 1969 et qui mérite une protection et a été publiée.
Epoque médiévale. — M. Hemmer et Mme Nicolas signalent la découverte fortuite à Genouillac, près de l'église, lors du creusement d'une tranchée au buldozer, et à 2 m. 50 environ de profondeur, de quatre sarcophages de pierre des VIIe et VIIIe siècles, sans les couvercles, et contenant cependant des ossements qui sont actuellement l'objet d'une étude.
HISTOIRE. — Mme Louradour relève dans les inventaires des XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles, établis lors du décès des chevaliers de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem et parmi les objets mobiliers, des tapisseries dite « d'Auvergne, d'Aubusson ou Felletin ». En Creuse, deux figurent dans les églises de Paulhac et de Sous-Parsat ; des tentures sont à demeure, puisque meubles d'état, au château de la Commanderie de Chamberaud. Dans d'autres commanderies, des tapisseries sont la propriété des commandeurs, les unes représentent l'Histoire de Mariane, Esther et Assuérus, l'Histoire de Pâris, Les croisades de Godefroy de Bouillon. La plupart ne portent que les indications « Aubusson en verdure... à sibylle... à petits personnages... Felletin à feuillages ». Des sièges : sofas, canapés, fauteuils sont, eux-mêmes, garnis de tapisseries.
— M. Villard a envoyé un étude sur un registre fiscal pour 1557 qui renferme un grand nombre de noms de personnes et de lieux de toute la province. Ce document et cette étude seront publiés.
— M. Dayras signale la parution du Nobiliaire du Berry, T. I, fascicules 14-15, qui contient une généalogie des vicomtes d'Aubusson, qui appelle certaines réserves quant aux origines, et celle de la famille Aubusson de Bourganeuf.
HISTOIRE NATURELLE. — M. Michel Robin, 30, avenue Gilbert Roux, 03 - Cusset, demande des correspondants. Les personnes intéressées sont priées de lui écrire directement.
HISTOIRE LITTERAIRE. — M. Carriat, dans son article Spectacles d'un été, lectures d'un automne (Le Creusois de Paris, Décembre 1969), relève, en Creuse, plusieurs manifestations artistiques de l'été 1969 : les représentations remarquables des Maîtres sonneurs, au VIIe Festival du Théâtre populaire, à Fresselines, les expositions de tapisseries à Notre-Dame-du-Château de Felletin (Picart-le-Doux), au château de Boussac (Michel Tourlière) et à la Maison du Vieux Tapissier à Aubusson. Il propose la lecture de quelques ouvrages : La parole retrouvée, de Bernard Blot ; La vie et l'œuvre d'Allan Kardec, d'André Moreil, et Du pur amour, de Marcel Jouhandeau.
HISTOIRE DE L'ART. — M. Cuny, rédacteur de la Bibliographie des Tapis et Tapisseries d'Aubusson, Felletin, Bellegarde, des origines à 1940, présente un acte publié dans le Bulletin de la Société d'Histoire de l'Art français (1956, pp. 215 et s.). C'est un contrat passé à Bordeaux, le 18 Août 1554, par lequel Jean Court dit Vigier, peintre et émailleur de Limoges, promet de faire les cartons de huit pièces de tapisserie représentant l'Histoire de David, pour Anthoine Verdy, tapissier d'Aubusson. Cette collaboration entre les émailleurs limousins et les tapissiers marchois, au milieu du XVIe siècle est un élément très important pour l'histoire de notre industrie d'art.
— M. Laporte signale, à Versailles, les ventes suivantes :
Au Palais des Congrès, le 7 Décembre 1969, un tapis d'Aubusson, d'époque Directoire (4,50 × 3,40) ; le 23 Novembre 1969, une tapisserie d'Aubusson Vénus et ses serviteurs, époque Régence (2,60 × 4,40 m.).
A l'Hôtel Rameau, le 15 Février 1970 : une toile de Jean Aujame, Arbres au bord du chemin (46 × 55 cm.), un dessin de Kisling Au café (25 × 35 cm.), une toile monogrammée de Louis Valtat (33 × 49 cm.), Les perdrix et une tapisserie d'Aubusson du XVIIIe siècle, Le cerf volant, à bordure fleurie.
ETHNOGRAPHIE. — M. Dayras donne lecture de la lettre du Musée des Arts et Traditions populaires qui signale, en Normandie, en Aveyron, en Quercy et en Angleterre, des barrières rurales à contre-poids identiques à celles relevées en Creuse.
TOPONYMIE. — Mme Lardy communique une note extraite de Vie et Langage (Larousse, n° 213, Décembre 1969) selon laquelle, l'auteur, abandonnant les diverses interprétations connues jusqu'ici du nom de Millevaches soit mille sources, ou mille vaches, ou encore — le nom étant déformé — demi-vaches, réfute le sens de mille et de vaches et soutient que le premier élément serait le mot gaulois : mels montagne, le second, l'adjectif latin : vacua, vide. Millevaches se traduirait alors par Montagne déserte.
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE DU 16 MAI 1970
MODIFICATION AUX STATUTS DE LA SOCIETE
(Rédaction du 28 Mars 1930, J. O. du 5 Avril 1930, rectifiée le 26 Janvier 1939) Mémoires T. XXIV, pp. 482 et s. et T. XXVII, pp. 33 et 34 des procès-verbaux.
L'an 1970 et le 16 Mai, à 14 h. 30, la Société régulièrement convoquée par convocations individuelles à chacun de ses membres, avec indication de l'ordre du jour, s'est réunie en assemblée générale extraordinaire pour procéder, s'il y avait lieu, à la modification de ses Statuts, en raison des décisions prises par la ville de Guéret au sujet du Musée, créé par la Société en 1832 et géré par elle depuis 1837, ainsi que pour examiner les nouvelles conventions à intervenir avec la ville, en modification de l'acte notarié du 1er Octobre 1837.
Le quorum du quart, prévu à l'article 20 des Statuts ayant été largement dépassé, l'assemblée a pu délibérer valablement. Après un exposé du président, les articles à modifier ont été examinés par l'assemblée, et, après discussion, les modifications suivantes ont été votées à l'unanimité des membres présents ou représentés (341 votants) :
I. — Article premier : Paragraphe 2 : dans la phrase « Elle (la Société) a également pour objet — supprimer [la gestion et] ... le développement du Musée... ».
Il est ajouté un paragraphe 3 :
« Il est créé à cet effet, en accord avec la ville de Guéret, un
« Conseil du Musée, composé d'une part de M. le Maire et de
« quatre conseillers municipaux, du président de la Société des
« Sciences et de trois de ses membres, du président de la
« Société des Amis du Musée ou de son délégataire ; les at-
« tributions du Conseil du Musée seront précisées dans les
« conventions à intervenir avec la ville de Guéret, en modifica-
« tion de l'acte notarié du 1er Octobre 1837 ».
II. — Article deux : Le siège social, prévu à Guéret, n'est pas modifié, mais il est précisé :
« au Musée de Guéret ».
III. — Article quatre, paragraphe 1 : La cotisation annuelle minimum — au lieu de — « est de vingt francs », ce texte est remplacé par :
« est fixée par le Conseil d'administration ».
paragraphe trois : Les membres bienfaiteurs :
Nouveau texte :
« doivent effectuer un versement minimum égal à vingt-cinq
« fois la cotisation annuelle ».
IV. — Article six : La Société est administrée par un Conseil dont font partie de droit les deux conservateurs du Musée (texte conforme à l'acte de 1837, mais en contradiction avec la situation actuelle). Cet ancien texte est remplacé par :
« ... dont font partie de droit le conservateur du Musée et le
« directeur des Services d'Archives départementales ».
V. — Article dix : Paragraphe deux : L'assemblée générale se réunit en Février ou Mars : Ajouter : Janvier (Février ou Mars).
VI. — Article onze : ... le président absent est remplacé (non plus par le plus âgé des membres du Conseil, mais :
« par le vice-président le plus âgé ».
Pour le Secrétaire : non plus par le plus jeune des membres du Conseil, mais :
« par le secrétaire-adjoint le plus jeune ».
VII. — Article seize : Les conditions de visite du Musée sont réglées :
non « par le Conseil d'administration après entente avec la municipalité » mais :
« par le Conseil du Musée ».
VIII. — Article dix-neuf : Les ressources annuelles se composent :
Supprimer le paragraphe 7° :
« du produit de la rétribution perçue pour l'entrée du
« Musée, etc... ».
IX. — Article vingt-quatre : Demande de reconnaissance d'utilité publique : Pouvoirs : Supprimer :
« et à M. Polier, l'un des membres du Conseil » (M. Polier est décédé).
Après ce vote, les modifications nécessaires à l'acte notarié de 1837 sont examinées article par article et adoptées sans observation, pouvoir étant donné au Conseil pour les réaliser.
Le Président : Maurice DAYRAS.
CONSEIL D'ADMINISTRATION DU 16 MAI 1970
L'an mil neuf cent soixante dix et le seize Mai, le Conseil d'administration de la Société s'est réuni à la suite de l'assemblée générale extraordinaire tenue le même jour, à l'effet de procéder à diverses modifications des Statuts, en raison des décisions prises par la ville de Guéret au sujet du Musée, ainsi que pour examiner les nouvelles conventions à intervenir avec la Ville, en modification de l'acte notarié du 1er Octobre 1837. Le Conseil constate que le quorum du quart prévu à l'article 20 ayant été largement dépassé, l'assemblée générale a pu délibérer valablement.
Modification aux statuts
Elles sont adoptées sans observation après l'approbation qui a été donnée par l'assemblée générale extraordinaire de ce jour.
Nouvelle convention avec la Ville de Guéret
Le Président donne à nouveau lecture, article par article, du texte qui avait été adopté par le Bureau de la Société et qui a été soumis à l'assemblée générale extraordinaire, qui l'a entièrement approuvé.
En conséquence, le Conseil d'administration de la Société donne mandat au Président de représenter la Société et de signer en son nom pardevant MMes Bourdeau et Lousson, notaires associés à Guéret, détenteurs des minutes de Me Volland, l'acte notarié représenté par la convention arrêtée en accord avec la ville de Guéret, modifiant l'acte du 1er Octobre 1837.
Texte de la convention
Par devant Maître Michel Lousson Notaire à Guéret, (successeur et détenteur des minutes de Maître Vollant), ont comparu :
Maître Maurice Dayras, Avocat honoraire, ancien bâtonnier, agissant en qualité de Président de la Société des Sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, dûment autorisé aux fins des présentes par délibération du Conseil d'administration de ladite Société en date du 16 Mai 1970 dont copie...
D'une part,
et Monsieur Raymond Gadet, Maire de la Ville de Guéret, agissant en ladite qualité, dûment autorisé par délibération du Conseil Municipal, en date du 1er Juillet 1970 dont copie...
D'autre part,
Lesquels en application de la législation et de la règlementation des Musées ont convenu ce qui suit :
EXPOSE PRELIMINAIRE. — Par acte du 1er Octobre 1837, reçu par Me Vollant, alors notaire à Guéret, intervenu entre les représentants de la Société comparante, alors dénommée Société d'Histoire Naturelle et d'antiquités de la Creuse, et Monsieur le Maire de Guéret, il a été convenu que la Société faisait donation à la Ville de Guéret de ses collections présentes et objets divers, énumérés à l'acte, en échange de quoi la Ville s'engageait à fournir les locaux propres à recevoir le fonds social et le dépôt des objets appartenant à des particuliers constituant en fait le Musée, ainsi qu'à entretenir le fonds social par une certaine somme fixée chaque année, les Conservateurs étant nommés par le Conseil Municipal, choisis exclusivement parmi les membres de la Société sur une liste double présentée par elle.
La Ville de Guéret, par délibération de son Conseil Municipal, en date du 11 Mars 1966, ayant décidé sur la demande de l'Inspection générale des Musées de Province, et s'agissant d'un Musée contrôlé, de créer un poste de Conservateur régulier, en conformité de l'ordonnance du 13 Juillet 1945 n° 1546 et du Décret du 31 Août 1945 n° 2075 portant application de ladite ordonnance, l'acte de donation du 1er Octobre 1837 subsiste en tant que tel, mais la convention qui lui fait suite est remplacée par la suivante :
Article premier. — La conservation et l'administration des collections constituant le Musée de Guéret de même que la conservation des objets appartenant à la Société des Sciences naturelles et archéologiques, à d'autres musées ou à des particuliers qui sont ou qui viendraient à être déposés au Musée de Guéret, sont confiées à un Conservateur à plein temps recruté et appointé conformément aux textes qui régissent la matière.
Ce fonctionnaire municipal est désigné par le titre de Conservateur, il sera aidé le cas échéant, par des Conservateurs adjoints ou des assistants proposés par la Société et agréés par le Conseil du Musée et nommés par le Maire.
Il est précisé, en outre, que tous dons faits au Musée de Guéret deviendront sa propriété.
Chaque année le Conservateur adresse un programme et un budget qu'il soumet pour avis au Conseil du Musée. En fin d'année il présente un compte rendu et un bilan.
Article deuxième. — Il est constitué un Conseil du Musée placé auprès du Conservateur pour formuler tous avis utiles, et spécialement ceux visés à l'article troisième.
En outre, dans le cadre des lois et des textes règlementaires le Conseil du Musée choisit sur la liste d'aptitude aux fonctions de Conservateur, prévue par le Décret du 31 Août 1945 en son art. 25 les trois candidats que le Maire doit proposer au Ministre.
Le Conseil est composé de dix membres à raison :
d'une part,
— du Maire et de quatre Conseillers Municipaux.
d'autre part,
— du Président de la Société des Sciences naturelles et archéologiques et de trois membres de cette Société.
— du Président de la Société des Amis du Musée ou de son représentant
— à titre consultatif du Conservateur du Musée.
Le Conseil est présidé par le Maire.
Il se réunit obligatoirement quatre fois par an pour examen du programme, audition des compte rendu et bilan présentés par le Conservateur. Il peut également se réunir pour d'autres raisons soit à l'initiative du Président, soit à la demande du Conservateur, soit à la demande de trois de ses membres.
Dans tous les cas les convocations sont envoyées par le Maire ou en cas d'absence et d'urgence par le Président de la Société des Sciences naturelles et archéologiques.
Article troisième. — La Ville fournit les locaux propres à recevoir le fonds social et les objets en dépôt appartenant à d'autres Musées, à toute autre personne morale ou à des particuliers. Les locaux actuels, ancien Hôtel de la Sénatorerie, ne pourront être changés de destination sans l'accord du Conseil du Musée. De même les noms des salles seront choisis en accord avec le Conseil du Musée.
La Ville assume l'entretien desdits locaux et pourvoit aux frais de présentation et de conservation des pièces de collection.
Article quatrième. — La Ville paye directement le personnel recruté pour le gardiennage et l'entretien.
Article cinquième. — En faible compensation des charges qu'elle décide d'assumer, la Ville perçoit les droits d'entrée au Musée.
La vente des reproductions des pièces de collection, catalogues et publications diverses ainsi que leur confection sont assurées par la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques et les Amis du Musée.
Article sixième. — Les conditions de visite sont fixées par le Conseil du Musée après avis du Conservateur. Toutefois, tout membre de la Société des Sciences naturelles et archéologiques ainsi que tout membre de la Société des Amis du Musée, à jour de sa cotisation, peut entrer gratuitement sur présentation de sa carte et a droit à la partie de la Bibliothèque de la Société qui est conservée au Musée. La gratuité d'entrée est assurée aux membres du Conseil Municipal de Guéret.
Article septième. — La Ville ne peut pas sans l'autorisation de la Société des Sciences naturelles et archéologiques disposer des objets que celle-ci a acquis ou qu'elle pourrait acquérir à titre onéreux sur ses ressources propres ou qu'elle a reçu ou recevra personnellement à titre onéreux ou gratuit. Ce n'est qu'à la dissolution de la Société que la Ville en aurait l'entière propriété. Jusque là les objets dont il s'agit restent la propriété de la Société et seront considérés comme étant en dépôt.
Tous inventaires utiles à l'identification des pièces de collection et à la détermination de leurs propriétaires seront dressés dans le moindre délai.
Article huitième. — La Ville mettra dès que possible à la disposition de la Société des Sciences naturelles et archéologiques un lieu de réunion et des locaux convenant à la conservation de la bibliothèque et à son utilisation normale pour les consultants (éclairage, chauffage, mobilier).
Article neuvième. — Les stipulations qui précèdent ne mettent pas obstacle à l'octroi par la Ville de subventions annuelles contribuant à permettre à la Société d'enrichir le fonds social du Musée et le patrimoine culturel de la Ville par des études, des recherches, des publications ou des fouilles.
Article dixième. — La date d'entrée en vigueur de la présente convention est fixée au 1er Juillet 1970.
Tous les frais, droits et émoluments des présentes seront à supporter par la Ville de Guéret.
Cette convention a été signée le 3 Septembre 1970.
SÉANCE DU 16 MAI 1970
Présidence de M. Dayras, président
Présents : Mmes Advenier, Chaix, Châteauvieux, Gaudriot, Juillet, Laplanche, Lhuillier, Louradour, Nicolas, Magdinier, Marsilloux, du Vigneau ; Mlles Catinat, Dupuy, Périne, Reignoux ; MM. Advenier, Barde, Berniguet, Bonnet, Broilliard, Châtreix, Colas, Dayras, Filloux, Hemmer, Magdinier, l'abbé Mirguet, Novion, Picouret, Rochat, Soumy.
Excusés : Mlle Lafaye ; MM. Carriat, l'abbé Courteau, l'abbé Mayaud.
ADMISSIONS. — Mme Marcelle Lansade, institutrice honoraire à Janaillat ; M. Daniel Moreau, artiste peintre, 132, rue Wilson, 93 - Levallois.
DECES. — Nous avons à déplorer la mort de M. Peyrobere Roger, à Saint-Aigulin. Nous avons, d'autre part, appris tardivement les décès mentionnés ci-après : Mlle Marie Durand, à Saint-Vaury ; MM. Devilette Marcel, à Paris ; Giraud Maurice, à Jarnages ; Nezblanc Adolphe, à Guéret ; Nigond Octave, à Guéret ; Paufique Jean, à Lyon ; Parrot Jean-Philippe, à Poitiers ; Roche-Fougerolle, à Guéret.
La Société présente aux familles des disparus ses vives condoléances.
MUSEE. — M. le Président signale, au Musée, les travaux en cours entrepris par la ville de Guéret (chauffage et éclairage) et la visite qu'y a faite M. Lambert, adjoint au directeur des Antiquités Historiques, qui procédera à un inventaire détaillé de nos collections archéologiques (préhistoire et époque gallo-romaine).
BIBLIOTHEQUE. — Nous avons reçu :
— La Revue Archéologique du Centre (n° 32, Octobre et Décembre 1969).
— Le Creusois de Paris (Février-Mars 1970) qui contient l'article de M. A. Carriat : « Tapisserie. Ecrits d'hier et d'Aujourd'hui ».
— Les Mémoires de la Société, achetés à M. Muller : les quatre premiers bulletins réédités, plus les T. V à XV moins le T. XI, et des ouvrages divers.
EXPOSITIONS. — Plusieurs expositions sont à signaler :
— A Grenoble, Maison de la Culture : Tapisseries des XVIe au XXe siècles (un métier de basse-lisse, des ateliers Picaud, d'Aubusson, fonctionnera en permanence) Avril, 10 Mai.
— A Paris, La Demeure (7 Avril, 2 Mai 1970). Tapisseries de Gleb et du 12 Mai au 6 Juin, tapisseries de Wogensky.
COMMUNICATIONS DU PRESIDENT. — Le Président signale le Congrès de la Fédération des Sociétés Savantes qui se tiendra à Riom, du 30 Mai au 1er Juin, et le colloque annuel du groupe d'études de la céramique antique en Gaule qui aura lieu à Argenton, les 3, 4 et 5 Avril.
— Il rappelle que la M. J. C. de Guéret, a organisé le 8 Mai une projection de films en couleurs consacrée aux méthodes modernes de fouilles archéologiques et aux résultats des fouilles entreprises à Marseille et en Provence.
— Il précise que l'excursion annuelle de la Société (21 Juin) proposera la présentation de l'église de Peyrat-la-Nonière, de l'abbaye de Bonlieu, de l'église de Chambon-sur-Voueize et des châteaux de Lépaud, Viersat et du Fressinaud.
COMMUNICATIONS
ARCHEOLOGIE :
Epoque gallo-romaine. — M. Urien signale la découverte d'un ossarium (vide) coffre et couvercle, et de restes d'habitat à Farges (commune de Saint-Marc-à-Frongier).
Equipe médiévale. — Le Dr Rochat explique la présence de sarcophages du VIIe siècle, découverts fortuitement autour de l'église de Cenouillat. Sa note sera publiée.
— M. Audonnet a envoyé des documents datés de 1786 se rapportant au village disparu de La Raberie, commune de Lafat, qui s'étendait de la métairie de Bordessoule à la métairie de La Dauge et dont il ne reste que des traces de fondations sous les labours.
— Il signale, dans la même commune, un autre village disparu : Le Breuil, situé au bas des châtaigneraies de Lafat, vers le moulin du Pin, à proximité d'un chemin allant au Petit-Pin et dont il reste le souvenir grâce à une croix ancrée qui s'élève au croisement des routes des Genêts et du Petit-Pin, sur la route départementale allant de Dun à Saint-Sébastien.
— M. Calinaud a envoyé une note sur deux édifices religieux inédits de la commune de Morterolles. Sa note sera publiée.
— M. Hemmer, Mmes Chaix et du Vigneau présentent la photographie de la Croix de Grandprat, commune de Pionnat, et signalent, dans la même commune, à Ménardeix, un linteau sculpté représentant l'Adoration des Mages ou une Nativité ; pièce qui mériterait une protection.
— Mme Louradour signale, au Musée du Cloitre de Tulle, un gisant de pierre représentant un moine bénédictin dont les cheveux sont disposés en couronne. La tête, posée sur un coussin uni, sans ornement, est soutenue par les mains d'un ange. On pense que ce chef est celui d'Hugues d'Aubusson dont le mausolée était, avant la Révolution, dans le transept droit de la cathédrale et présentait les effigies de deux évêques ayant les mêmes armes (d'or, à la croix ancrée de gueules). Il s'agirait des deux frères, évêques de Tulle : Hugues (1450-54) et Louis, qui lui succéda.
HISTOIRE. — Mme Louradour donne lecture d'une lettre appartenant à Mme Chaix. Elle est datée du 1er Août 1789 et se rapporte à la Grande Peur, en Creuse, cette extraordinaire panique collective dont les vagues déferlèrent presque en même temps dans la France entière. L'expéditrice de la lettre rapporte les nouvelles alarmantes qui circulaient, très rapidement, car il existait une grande solidarité entre communautés d'habitants. La rédactrice vient d'apprendre que Guéret est assiégé ; que la ville de La Châtre est prête à marcher vers la capitale de la Marche avec mille hommes, la ville de Chateaumeillant avec deux mille hommes, celle de Boussac et des environs avec deux mille hommes ; que l'on a vu à Lourdoueix-Saint-Pierre et à Prébenoît, trois hommes déguisés en femmes et qu'enfin quarante jeunes gens ayant à leur tête M. de La Salle viennent de faire halte à Genouillat et vont repartir pour Guéret afin de savoir la vérité sur tant de nouvelles affligeantes.
— M. Chatreix présente une étude signée J.-P. Dumont : Mémoires de Sylvain Parot, maire de Lafat de 1816 à 1870.
Ces mémoires manuscrits viennent d'être retrouvés, dans une maison, l'ancienne mairie, qui porte sur une pierre d'angle l'inscription : « 1762 J. Parot ». Ils comportent des renseignements sur les membres de la famille, un registre d'actes de naissances, de baptêmes, de mariages et de décès, commencé, en 1724, par son père Jean et continué par lui, Sylvain, et des considérations météorologiques et climatiques. Ils rappellent les grands événements qui ont marqué leurs contemporains et plus particulièrement l'histoire de Lafat dont Sylvain Parot fut maire de 1816 à 1830.
HISTOIRE LITTERAIRE. — M. Carriat a écrit : Tapisserie d'Aubusson. Ecrits d'hier et d'aujourd'hui. (Le Creusois de Paris, Février-Mars 1970). Il rappelle la disparition des pionniers de la rénovation aubussonnaise : Elie Maingonnat (1966), J. Lurçat (1966), A. Martin (1966), F. Tabard (1969), P. Dubreuil (1970), ce dernier plus peintre et dessinateur que cartonnier. Il se réjouit de voir qu'Aubusson continue de prospérer.
— Il signale le petit volume de Mme V. Fougère et M. Tourlière : Tapisseries de notre temps (Ed. du Temps) qui comporte outre le texte, 75 pages de reproductions (dont 8 en couleurs), le plus grand nombre concernant des œuvres tissées à Aubusson et Felletin.
— Il signale encore Les Muses (Ed. de La Grange-Batelière) où sont cités les ateliers Pinton, Goubely, Legoueix, Picaud ; La Libre Pensée de Tristan, thèse de Mlle Doris Guillumette, de l'Université du Massachusetts ; La Correspondance complète de G. Sand (Ed. Garnier) ; Profils parallèles par Jean Guitton (Ed. Fayard) ; Du pur amour par Marcel Jouhandeau (Ed. Gallimard) ; réédition avec trois parties inédites : Robert marié, Catastrophe, Au-delà ; Histoires humoristiques sur Jarnages de Bertrand d'Huchepie ; Comment la Creuse a vécu l'aventure des Cent Jours par R. Boudard (Le Populaire du Centre du 9 au 15 Janvier), etc...
Dans le Creusois de Paris (Mai 1970) il signale la parution de La Ville déchirée de G. Nigremont (Ed. de La Farandole), roman qui se situe durant les guerres de religion, à Aubusson.
HISTOIRE DE L'ART. — M. Dayras communique une note sur de prétendues tapisseries d'Aubusson du début du XVe siècle. Sa note a été publiée aux Actes du Congrès régional des Soc. Sav. du Centre, Riom 1970, pp. 415-416.
— M. le Colonel Laporte signale deux ventes à Versailles :
Hôtel Rameau (8 Mars 1970), une tapisserie d'Aubusson du XVIIIe siècle : 13.000 F.
Salle des Chevau-légers (5 Avril 1970), tapisserie d'Aubusson du XIXe siècle : 3.500 F.
SÉANCE DU 19 SEPTEMBRE 1970
Présidence de M. Dayras, président
Présents : Mmes Chaix, Jamet, Lagrange, Louradour, Thévenot, du Vigneau ; Mlles Catinat, Périne, Reignoux ; MM. Berniguet, Blondeau, Bordier, Châtreix, Colas, le chanoine Courteau, Dayras, Habellion, Hemmer, Marlier, l'abbé Mirguet, Picouret, Soumy, Tantôt.
Excusés : Mme Gaudriot ; MM. Caillot, Calinaud, Carriat, l'abbé Mayaud, colonel Niveau de Villedary, Novion, Vernadeau, président des Amis du Musée.
ADMISSIONS. — Dr Jacques Adam, 6, rue des Terres, 72 - Sablé-sur-Sarthe ; M. Jean Haick, ingénieur électronicien, 134, rue de Charenton, Paris - 12e ; M. Gérard Guet, docteur ès-sciences économiques, chargé de cours à la Faculté de Droit de Rouen, 2579, route de Neufchâtel, 76 - Bois-Guillaume ; M. Georges Lambert, assistant à la Direction régionale des Antiquités Historiques, 9, avenue des Bénédictins, 87 - Limoges ; M. Michel de Léobardy, étudiant, 10, avenue du Midi, 87 - Limoges ; M. Serge Marlier, inspecteur principal des impôts, 2, rue Charles Lecocq, 23 - Guéret ; colonel Niveau de Villedary, villa Lucia, rue Jean Ayral, Les Routes, 83 - Toulon ; M. Georges Prudent, instituteur, rue de Beaumont, Felletin ; M. François-Xavier Sardin, étudiant, 6, rue Ventenat, 87 - Limoges ; M. F.-F. Schachtchabel, p. a. Martinus-Nyhoff, libraire-éditeur, B. P. 269, La Haye, Pays-Bas ; Mlle Eliane Vialatou, Grand Hôtel, Place de la Gare, La Souterraine ; M. Marc Vinet, magistrat honoraire, La Barde, Saint-Sulpice-le-Dunois.
FELICITATIONS. — Des félicitations sont adressées à M. Maurice Robert, président de la Société d'Ethnographie Limousin-Marche, qui a obtenu le « Prix Héléna » décerné par l'Association Française pour l'avancement des Sciences.
MUSEE. — M. Dayras présente l'affiche du Musée de Guéret. Cette affiche, illustrée d'une reproduction de tapisserie et éditée par la Société, sera mise en vente au Musée et diffusée dans la région et à Paris.
BIBLIOTHEQUE. — Nous avons reçu :
— La Revue Archéologique du Centre, numéro 33, Janvier-Mars 1970.
— De l'auteur, notre collègue M. Pierre Villard : Les justices seigneuriales dans la Marche, Paris 1969 (Imp. Lecante), 392 pages, ouvrage capital sur ce sujet d'histoire du droit.
— Notre Bourbonnais, deuxième trimestre 1970.
— Du Père Ribière, les photographies de l'autel gallo-romain et de la statue de la Vierge de Thauron.
EXPOSITIONS. — De nombreuses expositions sont à signaler :
— A Thonon-les-Bains, Maison des Arts et Loisirs : Peintures et vingt et une tapisseries de Lagrange, en quasi-totalité tissées dans les ateliers d'Aubusson (Juin, Juillet, Août 1970).
— A Paris, La Demeure : Tapisseries de Bernard Pomey (9-30 Juin).
— A Aubusson, Ecole Nationale des Arts Décoratifs : Tapisseries de sculpteurs (24 Juin - 30 Août).
— A Boussac, au château : Tapisseries de Dom Robert (10 Juillet - 6 Septembre).
— A Bourganeuf, tour Zizim : Tapis et tapisseries (11 Juillet-6 Septembre).
A Sainte-Feyre, au château : Cinq siècles de tapisseries (Juillet, Août, Septembre).
— A Crozant, La Bergerie : Nature en péril, par les Eclaireurs de France (21-23 Août).
— A Sainte-Feyre : Peintures, sculptures sur bois, par Henriette Cluzelaud, Chris Schweitzer, Jean Estaque (Septembre).
— A Boussac et Felletin : Photographies de la Creuse, par Mlle Berthe Judet.
— A Mainsat (La Nouzière) : Tapisseries et émaux de Bernadette Poindefer et M. Philippon.
COMMUNICATIONS DU PRESIDENT. — Le Président fait part à la Société de la subvention de 500 F. qui vient d'être accordée par le Ministère des Affaires Culturelles, service des lettres.
— Il rappelle que l'assemblée générale extraordinaire du 16 Mai avait pour but la modification des statuts, notamment dans la partie relative au Musée de Guéret, que le projet de convention présenté et discuté par le bureau a été adopté par plus de la moitié des membres de la Société et, qu'enfin, cette nouvelle convention a été signée, par devant notaire, le 3 Septembre 1970, lors de la réunion du Conseil du Musée.
— M. Dayras a fait établir, par l'Imprimerie Lecante, pour la publication de l'ouvrage de M. Cuny : Bibliographie des tapis et tapisseries d'Aubusson, Felletin et Bellegarde, un devis dont le montant sera réglé par la Société des Sciences, les Amis d'Aubusson et les Amis de Felletin.
— Il donne le bilan de l'excursion, bilan établi par M. Chatreix.
— Il indique la création, au Moutier-d'Ahun, d'un comité provisoire pour l'organisation du tricentenaire des boiseries de l'église et la décision prise par ce comité de marquer le tricentenaire (1973) par un ensemble de manifestations populaires, artistiques et religieuses.
— Il rappelle que l'Association des Vieilles maisons françaises a organisé, le 10 Septembre, la visite du château de Saint-Germain-Beaupré.
— Il note le rassemblement des Eclaireurs de France du 21 au 23 Août, au domaine « La Bergerie », à Crozant, sur le thème de la sauvegarde de la nature.
— Il fait part de la venue, à Bourganeuf, le 28 Juillet, d'une délégation des Chevaliers de Malte qui, après un service religieux, a visité la tour Zizim.
— Il précise, enfin, que l'archéologue Henri-Paul Eydoux, sera l'hôte de Guéret et d'Aubusson. A Aubusson il fera, le 23 Octobre, une conférence sur L'archéologie, passion de notre temps. A Guéret, le 22, il visitera le Musée de Guéret et prendra contact avec notre Société.
— M. Hemmer signale, de la part de Me Lemoine, l'urgence des travaux à entreprendre pour sauver la chapelle de l'Arrier, à Bourganeuf, inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, propriété privée.
COMMUNICATIONS
ARCHEOLOGIE :
Epoque préhistorique. — M. Urien signale la découverte, en 1965, par M. Carrier, au cours d'un labour profond du Champ-blanc (A.I. 50, 51, 52), à 200 m. du village de Saint-Rapt, commune de Saint-Alpinien, à proximité de la croix, d'une hache polie, en roche volcanique, finement grenue, couleur gris clair, à section ovale (longueur, 152 m/m ; largeur, 60 m/m ; poids, 436 grs). Sa note sera publiée.
— M. Marlier qui a réalisé une campagne de photographies de tous nos mégalithes, présente à titre d'exemple, six photographies du dolmen de Saint-Maurice-près-Crocq (village de Montabras). Il fera don de cette documentation à la Société.
Epoque gallo-romaine. — M. de Lamberterie signale les vestiges d'une villa, au lieudit « Le Creux » (B.M. 87), au village d'Epys (commune de Peyrat-la-Nonière).
— M. Chatreix précise que la fontaine Saint-Jean, à Vitrac, commune de Saint-Maurice-la-Souterraine, a été mise à sec pour permettre de photographier la statuette de saint Jean qu'elle renfermait et à qui l'on venait demander la guérison des petits enfants et du bétail ainsi que la pluie en cas de sécheresse. On ne trouva que la partie inférieure du tronc (de la ceinture à mi-cuisses) d'une statue antique. Sa note sera publiée.
— M. le chanoine Courteau présente plusieurs photographies prises à La Lièvre, commune d'Auzances : celle d'un quatrième sarcophage en forme de D, celle de six coffres de sépulture à incinération de forme circulaire et celle d'un autre sarcophage de forme parfaitement rectangulaire, en pierre de Volvic, qui peut remonter au Ve siècle.
Epoque médiévale. — M. Dayras rappelle que, du 1er au 15 Août, un chantier de sondages a été ouvert au château d'Aubusson par une équipe de fouilleurs de l'Institut d'Art de Besançon et de quelques Aubussonnais, sous le contrôle de la Direction des Antiquités Historiques du Limousin dont l'assistant, M. Lambert, a dirigé les travaux.
— Il souligne, d'autre part, l'intérêt des travaux de restauration qui ont été effectués par un groupe de jeunes gens de Genouillac à l'abbaye de Prébenoit, et au château de Magnat par la nouvelle Association pour la sauvegarde des bâtiments et des sites.
— M. Bordier signale l'ouverture d'un chantier de fouilles au Puy de Gaudy.
— M. Chatreix présente la photographie prise à Bordessoules (section D 284), commune de Saint-Maurice-la-Souterraine, d'un bloc de granit appartenant à la famille Jallet et que les habitants du lieu nomment « la chaise » ou « la pierre du supplice ». Sa note sera publiée.
— M. Dayras signale l'intérêt des vestiges du château de Rebeyreix, commune de Poussanges (tourelle à poivrière, murs d'appareil, cuve monolithe en granit) et des matériaux de démolition de la chapelle Saint-Sauveur, connue par un acte de 962, qui lui ont été montrés par le propriétaire, M. Bellegy.
HISTOIRE. — M. Hemmer signale :
— Dans le numéro 3, 1969, de la Revue historique de droit français et étranger, pages 606-608, la relation du travail de M. A. Debord, assistant à la Faculté de Lettres de Caen, présenté aux journées d'histoire du droit de La Rochelle (9-12 Mai 1968) : Les vicomtes limousins antérieurs à l'an 1000. Seuls, les vicomtes de Limoges et d'Aubusson sont connus dès 936, ceux de Comborn n'apparaissent qu'en 957 et les autres plus tardivement, autour de l'an 1000.
— Dans la même revue, numéro 2, 1968, page 349 et suivantes, l'étude de M. André Leguai : Les séditions dans la généralité de Moulins aux XVIIe et XVIIIe siècles, dont certaines ont eu lieu dans notre province.
— Dans la Revue des Etudes économiques et sociales, 1969, pages 289-320, le travail de M. A. Carron : Prélude à l'exode rural en France. Les migrations anciennes des travailleurs creusois.
— Mme Louradour reconstitue la lièv e et pancarte des assignations et distributions des religieux du chapitre de l'église séculière et collégiale de Notre-Dame de La Chapelle-Taillefert, des rentes et devoirs en grains dus au chapitre dans la « Bailie Drouilloise », 1695. La lièv e précédente remontant à 1614, de nombreuses négligences avaient causé la perte de plusieurs rentes au chapitre qui décida d'assigner à chacun des dix religieux une distribution particulière portant le nom du lieu d'où les rentes seraient perçues. Ces distributions nommées : Beauvais, La Rebeyrolle, Saint-Victor, Chier-Redon, Cascoignolles, Bonneville, La Chasseigne, Maisonnisses, Le Montamalet, Les Boueix, permettent de se rendre compte que la Bailie Drouilloise avait des droits sur les paroisses de Bosmoreau, Janaillat, Gartempe, Maisonnisses, Saint-Christophe, Saint-Eloi, Saint-Victor et Thauron.
— Mme Louradour donne ensuite lecture d'un document imprimé (Paris 1785) appartenant à Mme Chaix qui en fait don aux Archives Départementales. C'est un arrêt du Parlement qui ordonne l'exécution d'une ordonnance rendue au siège de la police de la ville de Jarnages par laquelle « il est fait défense
aux habitants de cette ville de couvrir leurs maisons et bâtiments en paille, au fur et à mesure que les couvertures auront besoin de réparations, à cause du danger des incendies et ce, à peine de démolition des couvertures en paille, de vingt livres d'amende et de plus grande peine ». Il leur est ordonné de les faire couvrir en tuiles.
— M. Dayras présente un livre-terrier appartenant à Mme et Mlles Jorrand-Tabard qui en font don aux Archives Départementales. Ce livre-terrier de la commanderie de l'ordre de St-Jean de Jérusalem de la Croix-au-Bost, du 15 Juillet 1595, a été rédigé alors que le commandeur en était Louis de Beaufort. M. Dayras y a relevé les noms de lieux et aussi quantité de noms de familles qui existent encore aujourd'hui dans cette région.
— M. Urien communique un acte notarié du 3 Février 1836 concernant un incident survenu à Vallière. L'instituteur de Saint-Yrieix-la-Montagne demeurant à Vallière, traduit disciplinairement devant le comité d'instruction primaire d'Aubusson, comme accusé d'avoir chanté, le soir du 1er Janvier 1835, dans les rues de Vallière, une chanson injurieuse contre M. le Curé, désire se disculper de cette accusation ; il requiert le notaire de recevoir les dépositions de témoins prouvant la fausseté de l'accusation.
HISTOIRE DE L'ART. — Mme Madeleine Jarry a communiqué son étude : Les débuts de la fabrication des tapis à Aubusson, 1743, Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français 1968. Au XVIIIe siècle, un souci de confort apparaît, la mode du tapis s'instaure. La noblesse veut imiter le roi, mais ne peut s'offrir les luxueux tapis de la Manufacture royale de la Savonnerie. L'industrie privée du tapis est née et une manufacture s'installe à Aubusson. Un texte gouvernemental du 8 Février 1743 réglemente cette nouvelle fabrication essentiellement réservée aux femmes et, en 1744, huit métiers de haute-lisse fonctionnent à Aubusson. L'un des premiers tapis tissé à Aubusson est celui du palais des Rohan, à Strasbourg (1743). Il est velouté, façon smyrne, avec le blason des Rohan au centre, et existe encore aujourd'hui. L'auteur termine en admirant la constance avec laquelle depuis des siècles, les habitants d'Aubusson maintiennent la tradition des ouvrages de luxe, tapis et tapisseries.
— M. Dayras signale l'article : Tapisserie : Bernard Pomey, chasseur de licornes, (Le Monde, 25 Juin 1970). Bernard Pomey (1928-1959) qui était surtout un peintre avait, cependant, d'incontestables dons de peintre-cartonnier. Sa courte carrière ne lui a pas permis une abondante production. La Demeure, à Paris, a exposé une partie de son œuvre.
— Mlle Perrotin relève parmi les tapissiers d'Aubusson émigrés aux U. S. A. : Silvain Tricot, fils de Pierre Tricot, fabricant (1869), né en 1866. Après avoir épousé une jeune Londonienne, il s'installa près de New-York, en 1892. Revenu à Aubusson, en 1908, avec l'intention d'appliquer à la fabrication et à la vente les techniques américaines, il repartit aux Etats-Unis, ne pouvant plus s'adapter à la vie en France.
HISTOIRE LITTERAIRE. — M. Cuny relève parmi les nouvelles acquisitions françaises de la Bibliothèque nationale : Lettres de George Sand à Théophile Simonnet (1849), ce dernier né à Châtelus-Malvaleix, et quatre manuscrits : L'abîme (Maurice Rollinat) et Le bien-aimé dans le jardin, Chroniques maritales, Nouvelles chroniques maritales (Marcel Jouhandeau).
— M. Dayras signale le livre de C.E. Pickford : L'évolution du roman arthurien (Paris, A.G. Nizet, 1960) qui contient de nombreux renseignements sur Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, comte de la Marche (1433-1477), décapité à Paris pour sa révolte contre Louis XI. Ce grand seigneur y est dépeint comme un extraordinaire bibliophile. Une partie de sa bibliothèque lui échut en héritage de son bisaïeul Jean de France, duc de Berry, et une autre partie lui fut léguée par son grand-père maternel Jacques de Bourbon, comte de la Marche et de Castres. Il enrichit cette importante collection en faisant exécuter des manuscrits pour les bibliothèques de ses châteaux de Carlat et de Castres. Il avait en 1470, à Crozant, qui était un de ses châteaux préférés, un copiste d'une grande habileté et compilateur averti : Michel Gonnot de la Brouce, prêtre. L'auteur note les manuscrits dus à ce copiste et les enluminures créées par Evrard d'Espinques, qui fut l'ancêtre de notre chroniqueur Evrard d'Ahun. Une importante bibliographie complète cet ouvrage.
SÉANCE DU 14 NOVEMBRE 1970
Présidence de M. Dayras, président
Présents : Mmes Chaix, Châteauvieux, Cérède, Hemmer, Juillet, Lagrange, Lardy, Lhuillier, Louradour ; Mlles Catinat, Reignoux ; MM. Bonnet, Broilliard, Châtreix, Colas, Dayras, Filloux, Hemmer, Lefort, l'abbé Mayaud, l'abbé Mirguet, Novion, Picouret, Soumy.
Excusés : Mmes P.-L. Grenier, du Vigneau ; Mlle Lafaye ; MM. Calinaud, Carriat, colonel Niveau de Villedary, Urien.
ADMISSIONS. — M. Robert Bonnavaud, ingénieur civil des Mines, 2, rue Saint-Louis, 78 - Versailles ; M. André Brunet, directeur du Centre d'Orientation et de Placement, rue Ch.-Garnier, 63 - Clermont-Ferrand ; M. Jean Bugeaud, M. J. C., 23 - Guéret ; M. Jean Canard, école Notre-Dame, 23 - Guéret ; Mme Danièle Cérède, 68, avenue du Limousin, 23 - Guéret ; M. Jean-Claude Certon, M. J. C., 23 - Guéret ; M. Henri-Paul Eydoux, 13, rue Nicolas-Fortin, 75 - Paris - 13e ; Mme Hemmer, 4, rue des Pommes, 23 - Guéret ; M. Georges Lagrillère, professeur agrégé, route d'Anzème, 23 - Guéret ; M. Patrick Léger, M. J. C., 23 - Guéret ; M. Jean Martin, directeur C.E.T., 38, rue Jean-Jaurès, 23 - Aubusson ; M. Petit, attaché au C.N.R.S., 75 - Paris ; Mme Pierron, groupe R. Cerclier, 23 - Guéret ; M. Jean-François Pluviaud, école Notre-Dame, 23 - Guéret ; M. Jacques Riboulet, M. J. C., 23 - Guéret ; Mme Janine Royer, 32, rue Stalingrad, 23 - Guéret ; Mlle Pierrette Truffy, 1, allée du Verger, 23 - Bourganeuf.
DECES. — Nous avons à déplorer la mort de Mme Roger Auclair, à Guéret ; de M. Jean Bousquet, à Nérolles ; de M. le chanoine Courteau, à Limoges (admis en 1920), de M. Georges Schaller, à Jarnages.
La Société présente aux familles des disparus ses vives condoléances. Une notice sera consacrée à notre collaborateur, M. le chanoine Courteau.
MUSEE. — Dons :
— De M. Novion : divers spécimens de pierre provenant de Bretagne.
— De M. Dayen : le linteau en granit sculpté d'une porte de Ménardeix, commune de Pionnat.
— De Mme Margerit-Hugon : une chaise bidet époque Régence vieux Rouen ; un lot important d'armes blanches françaises et étrangères.
— De M. Quillon, de Saint-Sulpice-le-Dunois ; une pointe de flèche (Halstatt) provenant du souterrain du Courtioux et signalée à la séance du 17 Janvier 1970 par M. Bonnet.
BIBLIOTHEQUE :
— Notre Bourbonnais (troisième trimestre), qui contient la suite de l'étude de M. Delaunay, sur le conventionnel Vernerey.
— Le Bulletin de la Société d'Ethnographie Limousin-Marche (Mars 1970).
— Don de M. Carte : Mémoires, T. XXXV-3 (1965) et T. XXXVI (1966-1967-1968).
EXPOSITION. — A Paris, La Demeure (27 Octobre - 28 Novembre) : Tapisseries de Gau-Garriga.
COMMUNICATIONS DU PRESIDENT. — M. Dayras prie Mme du Vigneau conservateur du Musée de Guéret, de rédiger le bulletin de la Société des Amis du Musée qui sera édité fin 1970.
— Il signale les journées archéologiques de préhistoire qui se sont tenues les 31 Octobre et 1er Novembre, au Puy-en-Velay.
— Il rappelle la causerie de M. H.-P. Eydoux, à Guéret, le 22 Octobre, avec les membres de la Société et, le 23, sa visite au Musée et sa conférence à Aubusson : L'archéologie, passion de notre temps.
— Il donne lecture de la lettre adressée à M. le Maire et à MM. les Conseillers Municipaux de Guéret, leur demandant de vouloir bien, en application de la nouvelle convention, intervenue entre la ville de Guéret et notre Société, prévoir, le plus rapidement possible le relogement de la bibliothèque, dans les conditions prévues à l'acte.
— Il fait part du désir exprimé par la Fédération des Sociétés Savantes du Centre de recevoir nos Mémoires 1969, afin que soient recensées les activités de notre Société au bulletin de liaison n° 2.
— Il annonce que la Société Française d'Archéologie tiendra la 129e session de ses congrès, en Piémont, du 7 au 20 Janvier 1971.
— Il donne connaissance de la demande du Bureau de Recherches Géologiques et Minières d'échanger nos publications respectives.
COMMUNICATIONS
ARCHEOLOGIE :
Epoque préhistorique. — M. Paul Fitte communique une note sur une grande lame (longueur : 0 m. 246 ; épaisseur : 0 m. 041) en silex jaune-cire pressignien, trouvée en 1961, au lieudit « Les Hôtes », commune de Saint-Maurice-la-Souterraine, par M. Albert Roger. Sa note sera publiée.
— M. Lugagne signale un souterrain dont l'entrée se situe au bord de la route, entre Masvaudier et la R.N. 141, à 1 kilomètre de Courçelles. Fort bien maçonné en petites pierres, parfaitement rectiligne, fort peu enterré, il a des bouches d'aération tous les 20 ou 30 mètres.
— M. Lefort signale un souterrain aux Sibieux, commune de Saint-Pierre-de-Fursac, au lieudit « Les Crouchassoux » (parcelle numéro 157 D), et une curieuse sépulture à incinération sans coffre, placée entre deux demi-colonnes surmontées d'un linteau de pierre brute, qui avait été explorée au siècle dernier.
— Mme Louradour signale la découverte, par M. Piron, à Lavaud, commune de Saint-Georges-la-Pouge (parcelle 630 B), d'une hache polie en diorite (longueur 12 cm., largeur 5 cm., poids 257 grs) comportant deux méplats de 11 × 1 cm. Sa note sera publiée.
Epoque Gallo-Romaine :
— M. Urien signale le site gallo-romain du Maupuy identifié par Mlle Aubayle, au lieudit « La Rebeyrette » ou « La Rebeyrolle » (commune de Saint-Léger-le-Guérétois). Dans le talus, à droite du pare-feu qui contourne le Sud-Ouest du signal, ont été trouvés de nombreux débris de tegulae, de tuileaux et de murettes. L'orientation, la situation à mi-pente du lieu, le voisinage d'une source portent à croire qu'il y eut là un habitat gallo-romain.
— Mme Chaix présente la photographie d'une colonne cubique surmontée d'un élément carré, mouluré et creusé, situé au cimetière de Naillat et qui paraît être un autel gallo-romain. Sa note sera publiée.
Epoque médiévale. — M. Jean Barde signale la découverte, par M. Plassat, dans le soubassement du lambrissage qui prolonge le maître-autel de la chapelle Malvalaise, près de Roches, d'une vierge romane (hauteur 0 m. 49) en bois, avec traces de polychromie. Sa note sera publiée.
— Mme Rougeron exprime le souhait que soient sauvegardées deux pierres sculptées scellées dans les murs des deux maisons situées à Chambon, faubourg Saint-Martial, petite rue du Puy et qui représentent l'une, le Christ en croix entre les deux larrons, l'autre, trois petites têtes surmontées de colonnette. Ces pierres proviennent vraisemblablement de l'ancienne église Saint-Martial. Il serait souhaitable que ces éléments soient placés en sûreté, à l'église Sainte-Valérie.
— Mme Louradour signale le linteau de la porte de la grange de M. Piron, au village de Lavaud, commune de Saint-Georges-la-Pouge. Sur ce linteau, dont la photographie est présentée par Mme Chaix, est une croix sculptée inscrite dans un écusson dont la pointe est tournée vers le haut.
— M. Calinaud, poursuivant la recherche des édifices religieux inédits dans le Sud-Ouest creusois, signale la chapelle Saint-Jean-de-l'Orme, commune de Mourioux. Sa note sera publiée.
HISTOIRE :
— M. Calinaud a envoyé une étude sur le berceau de la famille Pot de Rhodes. Son étude sera publiée.
— M. Dayras donne lecture de l'acte notarié (1781) passé au château du Saillant, paroisse de Saint-Médard, établissant un retrait féodal au profit d'Antoine Couturier de Fournoue et fait don de ce document aux Archives.
— Mme Louradour communique une note sur les commandeurs de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem et l'art. Les inventaires établis lors du décès de ces personnages montrent que la plupart de ces derniers sont pauvres et ne possèdent guère dans leurs appartements que de petits tableaux représentant un Christ ou une scène religieuse. Parmi les plus riches, nous notons cependant que l'un d'eux se fait envoyer à Malte, où il séjourne, trente paysages de Flandres pour l'ornementation de sa résidence provisoire et qu'un autre possède cinquante tableaux, tous des originaux, des grands maîtres de la peinture des XVe, XVIe et XVIIe siècles, tant flamands que bruxellois, munichois, hollandais, italiens, français, et soixante-dix autres tableaux peints sur bois, sur toile et sur cuivre.
— M. Broilliard lit une lettre que le sieur Taillant, curé de Saint-Domet, envoie à l'Assemblée nationale pour protester contre l'élection du maire (1790). Après avoir rappelé que la paroisse de Saint-Domet n'est habitée que par des villageois, la plupart illettrés, et que le fermier judiciaire de la seigneurie en est devenu le propriétaire, le curé souligne toutes les irrégularités du vote : aucun recensement des habitants, nomination verbale et sans scrutin du fermier comme président de l'assemblée et de son fils comme secrétaire, premier vote au désavantage du fermier et destruction des bulletins, second vote à son avantage parce qu'avaient été admis à voter des hommes mineurs ou ne payant pas la quotité d'impôt requise et qu'enfin bon nombre d'électeurs avaient déposé plusieurs bulletins dans l'urne.
— M. Louis Verrier a envoyé un exemplaire des prestations en nature réclamées à La Chaussade. Le 5 Août 1815, 310 pièces d'artillerie transportées par 800 paires de bœufs passant par Aubusson, le maire de La Chaussade est requis de fournir neuf paires de bœufs munis d'allonges, de cordes et de foin pour le voyage d'Aubusson à Bourganeuf. En 1844, un habitant est avisé qu'il doit à la commune trois journées de travail d'hommes, six journées de bœufs et trois journées de voitures, ou un droit équivalent en argent pour l'entretien des chemins.
— M. Pinchon a envoyé, sur le duc des Cars, lieutenant général de la 3e Division militaire lors de la prise d'Alger (1830), une note qui sera publiée.
— M. Hemmer donne lecture du délibératoire de la paroisse de La Rochette pour le rétablissement du pont (25 Mars 1782). Sa note sera publiée.
HISTOIRE LITTERAIRE. — M. Dayras, répondant au désir de M. Gaston Thierry, lors du festival de Fresselines, a signalé la genèse aubussonnaise du roman Goupi Mains rouges, de Pierre Véry. Pierre Véry resta quelque temps à l'Etang, près de Léon-le-Franc, qu'il cite dans son ouvrage et à Aubusson où il découvrit ce qu'il appela le « tribu des Roby ». C'est de cette découverte que naquit, pour Pierre Véry, l'idée de Goupi Mains rouges.
HISTOIRE DE L'ART. — M. Dayras communique le contrat de mariage de Catherine Grellet, fille de Pierre-Elie Grellet, tapissier bien connu, et de dame Marguerite de la Seiglière, avec Léonard Fourier, fils de Joseph Fourier en 1781, le 10 Août, étude Dayras, notaire à La Borne.
— M. Laporte signale les ventes suivantes à Versailles :
Palais des Congrès (24 Mai 1970) : deux tapisseries d'Aubusson (XVIIIe siècle), l'une, décor de volatiles dans un parc (2,65 × 2,60), l'autre, un chien attrapant un canard (2,05 × 4,60) adjugées 10.000 F. et 9.400 F.
Hôtel des Chevau-Légers (3 Juin 1970) : une tapisserie d'Aubusson (XVIIIe siècle) : la Moisson (2 × 2,40), adjugée 5.000 F.
— Mme Chaix signale la vente à l'Hôtel Drouot, Paris (20 Novembre 1970) d'une série de six tapisseries d'Aubusson sur le thème de Télémaque (XVIIIe siècle), adjugée 74.000 F.
ETHNOGRAPHIE. — M. Lugagne a envoyé les photographies du vieux moulin de l'étang de Pinaud et de la barrière à contrepoids de la Jonchère, commune de Champagnat.
— Mlle Bouyer souhaite que soit sauvegardé le tilleul Sully, placé à l'angle de la route communale reliant Janaillat-bourg à Azat-Châtenet et d'un chemin de services. Une demande de protection devra être adressée par elle à la Commission des Sites.
Le 8 décembre 1970, décédait à Guéret M. Raymond Gadet, maire de la ville et président du Conseil du Musée. La Société doit un hommage particulièrement reconnaissant à sa mémoire en souvenir de l'appui que M. Gadet lui a toujours si largement apporté, spécialement lors des négociations relatives au Musée.