SÉANCE DU 21 JANVIER 2017

Salle des fêtes de la Providence de Guéret Présidence de Patrick Léger

Ont signé le registre de présences : Mmes Michelle Aubaile, Colette Auzolle, Marie-Thérèse Besançon, Marie-Laure Bétolaud du Colombier, Monique Brunet, Pascale Bugat, Sylvette Chaix, France Chambard, Liliane Chevallier, Michelle Dayen, Catherine Desvillette, Hélène Devillechabrolle, Annie Devillier, Marie-Françoise Dubreuil, Sylvie Dussot, Paulette Ferrand, Liliane Freisseix, Josiane Garnotel, Bernadette Gerbaud, Josiane Germanaud, Liliane Gouny, Marie-Jeanne Grosset-Clergeau, Annette Jaeger, Chantal Lafaye, Simone Lamiraud-Laudinet, Andrée Larigauderie, Simone Laumond, Catherine Ledoux, Éva Léger, Jacqueline Léger, Hélène Matigaud, Josette Moré, Martine Muriand, Sabine Nebveu de Villemarceau, Janine Nicoulaud, Christiane Normand, Séverine Pateyron, Maryse Pénicaud, Danielle Prévet, Huguette Rameix, Gilliane Rommeluère, Béatrice Sachot, Aline Tanty, Géraldine Thévenot, Odette Vieilleribière, Arlette Weck ; MM. Jean Auzolle, Jean-Philippe Benoist, Jean Bétolaud du Colombier, Didier Bougerol, James Boutiton, Éric Boyron, Jean-Claude Bray, Philippe Bugat, Jean Bugeaud, Jean-Louis Caillat, Jean Champagnat, Pierre Couleaud, Michel Couty, Daniel Dayen, Marcel Denis, Bernard Devilliers, Gilles Escoffier, Pierre Ganne, Michel Gastoud, Georges Gouny, Gérard Gouyet, Jean-Pierre Lécrivain, Patrick Léger, Jean Lelache, Philippe Loy, Guy Marchadier, Michel Minaret, Alain Moreau, Roger Morin, Christian Nebveu de Villemarceau, Roland Nicoux, Jaime Ortéga, Gérard Rameix, Jean Regnier, Jacques Roger, Gilbert Thibord, Michaël Tournadre, Michel Trabuc, Jean-Pierre Verguet, Olivier Verguet.

Se sont excusés : Mmes Isabelle Auger, Claudine Benoist, Ermine Bodeau, Marie Léger, Michèle Mazetier ; MM. Jean-Marie Allard, Pierre Auger, Guy Avizou, René Barret, Christian Vigouroux.

Admissions. – Mmes Marinette Majchrzak, de Saint-Sulpice-le-Guérétois ; Janine Przybyszewski, de Sardent ; Béatrice Sachot, d'Ahun ; MM. Michel Le Barh, de Lafat ; Thomas Daffern, de Bétête ; Julien Fernandez, d'Aubusson ; René Nicolas, de Genouillac ; Claude Payen, de Sainte-Feyre ; Franck Richard, de Clermont-Ferrand ; Sébastien Vitte, de La Souterraine.

Informations générales. – Au mois de novembre nous avons publié le n° 5 des « Carnets de la Creuse », ayant pour titre Les âges de la vie et qui regroupe un certain nombre d'articles de nos publications anciennes relatives aux traditions entourant la naissance, le mariage et la mort en pays creusois. En décembre est paru le n° 6, Henri Hugon – Carnets de dessins. Ces deux carnets, conservés dans nos archives, sont des œuvres de jeunesse de Henri Hugon qui fut un de nos sociétaires dans la première moitié du xxe siècle. Ces dessins présentent des sites et des monuments creusois, certains étant disparus de nos jours. Une notice de Daniel Dayen, en début d'ouvrage, présente l'auteur de ces dessins. Nous avons aussi édité, en tirés à part pour le musée de Clugnat, l'article d'archéologie de Jean-François Pasty sur le site préhistorique des Tailles-du-Clou, paru dans le tome 58 de nos Mémoires en 2012.

Dans le jardin public de Guéret, devant le musée, une plaque a été déposée pour rendre hommage à Germain Sauvanet, architecte, qui a, au début du xxe siècle, aménagé l'ancien hôtel de la Sénatorerie pour le transformer en musée et conçu l'agencement du jardin public. Plusieurs des descendants de Germain Sauvanet étaient présents pour cette manifestation inaugurale.

Actuellement, les cinq architectes sélectionnés préparent le projet d'agrandissement du musée. Le choix sera fait dans les prochains mois. Il s'agit de loger la partie administrative du musée, de constituer des réserves, de mettre aux normes l'accès aux handicapés mais aussi de créer une salle pédagogique et peut-être de réunions-conférences. Ces travaux dont la fin est programmée pour 2020 devraient libérer quelques salles nouvelles dans la partie existante du musée afin de montrer au public des collections aujourd'hui confinées dans les réserves. Notre Société se réjouit de cet agrandissement d'un espace culturel dont elle a fortement contribué à la richesse et la diversité.

Notre prochaine assemblée générale se tiendra le 18 mars prochain, à 14 heures, juste avant la séance de communications qui débutera à 15 heures. Cette réunion verra le renouvellement de la moitié de notre conseil d'administration. Le matériel de vote sera distribué avec la lettre aux adhérents en février et le vote se fera uniquement par correspondance.

En décembre dernier s'est tenue la réunion de la commission départementale des objets mobiliers de la Creuse. L'administration préfectorale a signifié aux membres de cette commission qu'ils siégeaient pour la dernière fois. L'an prochain, une commission régionale siégera sans doute à Angoulême, pendant quatre jours, pour déterminer quels objets dans la Nouvelle-Aquitaine seraient susceptibles d'être classés ou inscrits à l'inventaire. Dans un tel cadre, les acteurs locaux de la défense du patrimoine seront réduits à la portion congrue et c'est donc à une réunion de techniciens que reviendra le privilège de décider ce qui mérite d'être protégé dans la région. Cette nouvelle organisation est, semble-t-il, un mauvais coup porté aux particularismes et à la culture locale.

Le dernier numéro de Nouvelle-Aquitaine, journal d'information de votre région est paru et a été distribué en ce début d'année. À l'exception du nom de Guéret figurant sur une carte matérialisant l'emprise des trois langues régionales de la Nouvelle-Aquitaine, aucune information ne mentionne notre département.

Réunions, colloques, congrès, conférences, expositions. – Aux Archives départementales, l'exposition « De la tête aux pieds, histoire du vêtement dans la Creuse » est visitable jusqu'au 16 mai. Le site internet des Archives départementales permet d'accéder aux expositions précédentes. Ce site s'étoffe régulièrement. Parmi les nouveautés, des tutoriels vidéo permettent de faciliter des recherches simples dans les archives foncières. Au musée de Guéret, l'artothèque et le Fonds régional d'art contemporain du Limousin ont déposé une série d'œuvres de l'artiste André Raffray. Ces œuvres seront visibles au milieu des collections du musée jusqu'au 9 avril.

Bibliothèque. – L'inventaire en cours du don de Jacques Cuny continue d'enrichir le fonds local de notre bibliothèque avec un nombre important d'ouvrages dont certains sont des raretés. Jean-Pierre Lécrivain nous a offert une plaquette relatant son activité professionnelle « Bonsoir garde » - ou histoire d'une carrière professionnelle dans un métier disparu. André Caffy nous a remis la plaquette éditée pour le bicentenaire de la naissance de Martin Nadaud.

 

COMMUNICATIONS

Pierre M. Ganne, Erwan Nivez, Michaël Tournadre présentent les sépultures gallo-romaines de Dougier (commune de Saint-Agnant-près-Crocq, Creuse). Il s'agit d'une découverte déjà ancienne. Les auteurs ont retrouvé et étudié les objets matérialisant ces sépultures dont deux monumentaux coffres en granite dont les propriétaires ont fait récemment don au musée de Guéret.

Daniel Dayen évoque l'actualité théâtrale à Guéret entre 1840 et 1940. En 1840, Guéret s'est doté d'un petit théâtre à l'italienne, devenu salle de cinéma dans les années 1930. L'histoire du bâtiment peut être facilement reconstituée et elle l'a été. Mais tous les spectacles n'ont pas été donnés dans cette salle. Sur les pièces et les troupes ambulantes la documentation existe bien du temps des « directeurs privilégiés » mais devient lacunaire à partir des années 1870. Quant au public, on ne peut que glaner çà et là quelques témoignages, parfois sujets à caution, comme celui de Marcel Jouhandeau dans Chaminadour.

Éva Léger présente quelques aspects de sa thèse L'exil républicain espagnol en Limousin, cartographie des mémoires, des imaginaires et des appartenances, soutenue à l'université de Paris Ouest-Nanterre le 28 novembre 2014. Un exemplaire de cette thèse a été remis à notre bibliothèque.

 

 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ET SÉANCE DU 18 MARS 2017

Salle des fêtes de la Providence à Guéret – Présidence de Patrick Léger

Ont signé le registre de présences : Mmes Claudine Adnot, Michelle Alcisiadi-Dumeynie, Michelle Aubaile, Christine Auchapt, Marie-Thérèse Aufort, Monique Auvrelle, Colette Auzolle, Isabelle Ballet, Claudine Benoît, Magali Berck, Noëlle Bertrand, Marie-Laure Bétolaud du Colombier, Viviane Beauchoux, Pascale Bugat, Sylvette Chaix, France Chambard, Catherine Champagnat, Liliane Chevallier, Marie-Françoise Cognuau, Michelle Dayen, Nicole Degonde, Catherine Desvillette, Sylvie Dussot, Paulette Ferrand, Josiane Garnotel, Bernadette Gerbaud, Michèle Giffault, Liliane Gouny, Marie-Jeanne Grosset-Clergeau, Murielle Guine-Barbe, Margueritte Jacques, Chantal Lafaye, Martine Larigauderie-Beijeaux, Simone Laumond, Françoise Laurent, Suzy Leleu, Madeleine Leprieur, Marie-Pierre Marc, Josette Moré, Nicole Moret, Nicole Nexon, Annie Neyrat, Christiane Normand, Maryse Pénicaud, Maryse Penot, Nicole Pignet, Michèle Poupard, Huguette Rameix, Marcelle Reby, Gilliane Rommeluère, Claudette Roubinet, Béatrice Sachot, Marie-Christine Sudre, Géraldine Thévenot, Odette Vieilleribière, Nicole Voinot ; MM. Daniel Aucouturier, Jean Aufort, Guy Auvrelle, Jean Auzolle, Guy Avizou, René Barret, Jean-Philippe Benoist, Jean Bétolaud du Colombier, Éric Boyron, Jean-Louis Broilliard, Olivier Brunet, Pierre Brunet, Alain Carof, Jean Champagnat, Raymond Chenot, William Chervy, Gérard Chevalier, Daniel Dayen, Marcel Denis, Jean-Hubert Fileyssant, Michel Gastoud, Georges Gouny, Gérard Gouyet, Yves Guiet, Max Guillon, Alain Jardinaud, Yvon Laratte, André Larigauderie, Jacques Laurent, Gilles Le Hello, Jean-Pierre Lécrivain, Patrick Léger, Jean Lelache, Philippe Loy, Pierre Michaud, Michel Minaret, Alain Moreau, Christophe Moreigne, Jean-François Moreigne, Bernard Nexon, Roland Nicoux, Christian Penot, Jean Penot, Jean-Paul Perceau, Jean-Michel Pinton, Jean-Bernard Quinque, Gérard Rameix, Jean Régnier, Jacques Roger, Roger Tomas, Michel Trabuc, Jean-Pierre Verguet, Olivier Verguet.

Se sont excusés : Mmes Isabelle Auger, Violetta Canizares-Rapinat, Jacqueline Léger, Suzy Saumande, Martine Tandeau de Marsac ; MM. Pierre Auger, Jean-Michel Bienvenu, Romain Bonnot, Daniel Chaussade, Serge Gady, Alain Grandjean, François Lawnizack, Serge Nénert, Romain Petit.

Assemblée générale statutaire. – Le président ouvre l'assemblée générale ordinaire à 14 heures 10. Il précise que tous les sociétaires ont reçu la lettre aux adhérents contenant le rapport moral et le rapport financier ainsi que le matériel de vote pour le renouvellement, uniquement par correspondance, de la moitié des membres du conseil d'administration, soit 11 membres. Il indique que 186 membres de l'association ont donné pouvoir à divers membres de l'assemblée pour les représenter lors des différents votes de cette assemblée. 92 membres de l'association sont présents dans la salle. Il y a donc 278 votants.

Le président donne lecture du rapport moral puis le soumet au vote de l'assemblée. Ce rapport est adopté à l'unanimité des personnes présentes ou représentées. Le rapport financier est présenté par Jean-Philippe Benoist. Le rapport des vérificateurs des comptes est lu par France Chambard. Ce rapport donne quitus au trésorier pour la bonne gestion des comptes de l'association. Le rapport financier, soumis au vote, est adopté à l'unanimité de l'assemblée et des personnes représentées. Le trésorier présente alors le budget prévisionnel pour l'année 2017.

Le président donne lecture du résultat du vote pour les élections au conseil d'administration. Nous avons reçu 315 bulletins de vote. Le dépouillement a comptabilisé 314 suffrages exprimés et un bulletin blanc. 11 candidats se sont présentés pour 11 postes à pourvoir. Ont obtenu et sont élus :
Jean-Marie Allard (310 voix), Guy Avizou (301 voix), Noëlle Bertrand (283 voix), Éric Boyron (311 voix), Sylvette Chaix (306 voix), Josiane Garnotel (287 voix), Philippe Loy (299 voix), Michel Manville (291 voix), Michel Minaret (307 voix), Roland Nicoux (302 voix), Romain Petit (312 voix).
L'assemblée, à l'unanimité, décide de maintenir le montant de la cotisation à 28 euros, 33 euros pour les couples et 14 euros pour les étudiants, pour l'année 2018.

Il n'y a pas de questions diverses et le président déclare l'assemblée générale close à 14 heures 50.

Adhésions. – Mme Marie-Jo Malergue, de Lavault-Sainte-Anne (03), ; MM. Pierre Gaëta, de Bétête ; Christian Mazuchet, de Chatelguyon (63) ; Bernard Pinel, de Plaisir (78).

Nécrologie. – Nous avons appris, avec retard, le décès en juillet 2016 de M. Chouviac, de Saint-Martin-Sainte-Catherine, qui était notre collègue depuis 2013.

Informations générales. – Géraldine Thévenot nous signale que la commune de Moutier-Malcard a été lauréate du concours d'ARC-Nucléart (http://www.arc-nucleart.fr/) pour la statue de sainte Barbe (ISMH). C'est la première fois qu'une commune creusoise est lauréate. C'est un mécénat intéressant, à valeur nationale, qui permet une restauration gratuite. Un restaurateur est venu chercher la statue pour sa restauration. La sculpture reviendra dans 6 mois à 3 ans, selon les résultats de l'étude préalable et des interventions qu'elle nécessite. La remise des prix aura lieu à Grenoble le 23 mars. Le maire de Moutier-Malcard sera présent.

Lors de notre excursion 2016, nous avons visité la très intéressante église de Châtain, commune du Monteil-au-Vicomte sous la conduite de Mme Alcisiadi. Cette dernière nous informe que la sauvegarde de cette église nécessite des travaux de restauration pour lesquels une association se mobilise et recherche des fonds. Les dons peuvent être envoyés directement à la Fondation du Patrimoine et il est possible de contacter Mme Alcisiadi.

Réunions, colloques, congrès, conférences, expositions. – La 28e rencontre de la Société de géologie du Limousin se tiendra les 1er et 2 avril 2017 à Rilhac-Rancon, à l'Espace Mazelle de 10 h à 19 h. Une conférence, par Serge Nénert, docteur en métallogénie, est programmée samedi 1er et dimanche 2 à 15 h : Le plomb du Limousin et de ses confins. Même si le Limousin ne possède pas de district plombifère d'importance, de nombreuses occurrences de minerai de plomb ont été observées, parfois recherchées et exploitées. L'exposé vise à donner un aperçu du contexte géologique et gîtologique des minéralisations plombifères recherchées et exploitées dans le Limousin au cours des temps.

Le 142e Congrès des sociétés historiques et scientifiques se tiendra du 24 au 27 avril à Pau autour du thème : Circulations montagnardes, circulations européennes.

Notre séance de mai, le 20, sera remplacée par la journée de communications du congrès de la Fédération des sociétés savantes du centre de la France qui se déroulera à l'espace domotique du Grand Guéret, à côté du lycée Jean Favard. Une quinzaine de communications sont au programme. Le repas de midi pourra être pris en commun. Le lendemain, une excursion est prévue, avec la visite du musée de Guéret puis, l'après-midi, la visite commentée de la Cité de la tapisserie à Aubusson.

Bibliothèque. – Nous avons reçu de nombreux dons, mais plus particulièrement, par l'intermédiaire de Madame Bichet celui par Mademoiselle Ferrand, aujourd'hui décédée, d'un livre ayant appartenu au docteur Janicaud. Il s'agit d'un Candide de Voltaire. Une note de Janicaud permet de comprendre l'intérêt exceptionnel de cet ouvrage :
« Monsieur Maurice Leloir a illustré deux fois Candide, une première fois pour M Meons, ( ), exemplaire unique non gravé, une deuxième fois pour M. Carteret (dix aquarelles), exemplaire également unique et non gravé. Il a bien voulu me donner les premières esquisses des aquarelles de ces deux illustrations, esquisses que j'ai fait relier dans le présent volume. Guéret, le 30 septembre 1931. Janicaud »

 

COMMUNICATIONS

Jacques Roger, ingénieur d'études au SRA Nouvelle-Aquitaine : L'ancienne église Saint-Hilaire à Moutier-Rozeille, bilan de 10 ans de recherches archéologiques programmées. Chaque été, depuis 10 ans, le site de l'ancienne église Saint-Hilaire à Moutier-Rozeille fait l'objet de recherches archéologiques qui ont permis de mettre en évidence 2 500 ans d'histoire : une occupation protohistorique, un mausolée gallo-romain, une église mérovingienne puis une nouvelle église médiévale, largement reconstruite à l'époque moderne.

Guy Avizou et Christian Penot : Les lendemains de la Libération dans la Creuse (25 août 1944-mai 1945). La Libération, dans le département de la Creuse, implique la relève des autorités de Vichy, mais c'est aussi le temps de la répression de la collaboration. Pour les Creusois, le retour à la vie normale est difficile, avec de nombreux problèmes de ravitaillement. C'est aussi la période de la dissolution des milices patriotiques, tandis que des plaintes contre les agissements de certains maquis sont constatées. Enfin, le retour à la démocratie est marqué par l'organisation d'élections, notamment les municipales d'avril-mai 1945.

 

 

73e CONGRÈS DE LA FÉDÉRATION DES SOCIÉTÉS SAVANTES DU CENTRE DE LA FRANCE

Guéret, 19-21 mai 2017
MARCHES, LIMITES, FRONTIÈRES EN FRANCE CENTRALE

La séance ordinaire de mai a été remplacée par le congrès de la Fédération des société savantes du centre de la France. Les communications formeront les actes du congrès qui seront publiés dans le cadre des « Études creusoises ».

Liste des congressistes : Mmes Michelle Alcisiadi, Noëlle Bertrand, Marie-Laure Bétolaud du Colombier, Ermine Bodeau, Mme Marc Bricard, Guylaine Brun-Trigaud, France Chambard, Michelle Dayen, Élisabeth Dissoubray, Ginette Dubosclard, Monique Fléri, Josiane Garnotel, Marie-Hélène Hatoux, Monique Jaubois, Sophie Krausz, Cécile Larigauderie-Beijeaud, Madeleine Moreau, Mme Regond, Martine Revillard, Giliane Rommeluère, Mme Surrault, Martine Tandeau de Marsac, Géraldine Thévenot, Sylvie Wahl ; MM. Jean-Pierre Baldit, Jean-Philippe Benoist, Jean Bétolaud du Colombier, Éric Boyron, Marc Bricard, Didier Brunel, Jean Champagnat, Quentin Choffel, Marc Colson, Daniel Dayen, Marcel Denis, Serge Doiteau, Didier Dubant, Bernard Forestier, Serge Gady, Michel Gastoud, Samuel Gibiat, Philippe Goldman, Gérard Gouyet, Richard Jonvel, Michel Larigauderie, Patrick Léger, Xavier Lochmann, Philippe Loy, Michel Manville, Jean-Dominique Meunier, Jean-Paul Michard, Michel Minaret, Alain Moreau, Christian Normand, Pierre Pajot, Philippe Racinet, M. Regond, Christian Roth, Sylvain de Royer-Dupré, René Sartout, Jean-Pierre Surrault, Jacques Texier, Gilbert Thibord, Roger Tomas, Olivier Trotignon, Christian Vigouroux, Denis Wahl.

Se sont excusés : Mmes Isabelle Auger, Catherine Champagnat, Sylvie Dussot, Jacqueline Léger. MM. Pierre Auger, Jean-Michel Bienvenu, Xavier Laurent, Jean Lelache, Pascal Texier, Bernard Vinet.

VENDREDI 19 MAI

17 h : Accueil des représentants des sociétés savantes membres de la Fédération (local de la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse, salle du patrimoine, premier étage de la Bibliothèque multimédia du Grand Guéret, 8 avenue Fayolle).

Assemblée générale de la Fédération (locaux annexes de la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse, site de l'IRFJS de Grancher, rue Paul Louis Grenier).

Repas des présidents au restaurant Le coq en pâte.

SAMEDI 20 MAI

Accueil des congressistes, remise des badges et de la documentation, petit en-cas du matin. Espace domotique, en bordure du lycée Jean-Favard, route de Courtille, face au plan d'eau.

Ouverture du congrès. Accueil et mots de bienvenue par Patrick Léger, président de la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse. Allocution de M. Christian Roth, président de la Fédération des sociétés savantes du centre de la France.

 

COMMUNICATIONS

Séance de communications du matin, présidence de M. Christian Roth

Michel Manville, Hommes et espace : la limite en question

La géographie permet d'interroger la notion de limite dans toute sa complexité. Réelle ou symbolique, la frontière associe étroitement la démonstration de la valeur patrimoniale à la légitimation d'un ordre spatial et social. Plusieurs exemples dans la Creuse s'attacheront à mettre en évidence ce fil fragile et le plus souvent invisible qui organise l'espace social et ses représentations.

Quentin Choffel, Pascal Bartout, Laurent Touchard : La Ramade, un étang frontière aux marges de la retenue de Bort-les-Orgues mais au cœur des problématiques environnementales

Patrimoine hydrologique du xve siècle, la Ramade est un étang creusois, dont le trait de côte borne le département du Puy-de-Dôme, à la frontière entre les régions administratives de la Nouvelle-Aquitaine et d'Auvergne-Rhône-Alpes, aux confins des influences culturelles limousines et auvergnates, drainé vers la Dordogne mais situé tout près de la ligne de partage des eaux avec le bassin de la Loire. Situé en tête de bassin versant de la retenue de Bort-les-Orgues, cet étang pose la question de l'effet possible d'une région marginale, éloignée du barrage lui-même, sur le grand lac artificiel du Massif central. Grâce à la méthode du bilan thermique, qui couple la température avec le volume ou le débit afin de relativiser les échanges thermiques entre les différents systèmes hydrologiques (cours d'eau et plans d'eau), il est proposé pour la première fois une quantification précise de l'influence de l'étang de la Ramade sur le lac de Bort-les-Orgues en passant par le cours d'eau du Chavanon.

À une autre échelle géographique, la localisation même de ce très grand étang dans les marges dépeuplées du plateau de Millevaches et son cadre de nature préservée en font un lieu privilégié pour les amateurs de pêche sportive, la récréation ou encore la baignade. Cependant, suite aux problèmes de développement des cyanobactéries, celle-ci est interdite depuis 2002 et l'activité de pêche fortement réduite. Nos mesures en continu de température de l'eau permettent de comprendre le facteur majeur conditionnant le fonctionnement du plan d'eau, ses périodes de brassage et de stratification, ses relations avec la santé des organismes vivants, et de faire quelques propositions de gestion discutant la pertinence de l'installation d'un moine à la sortie de l'étang.

Martine Tandeau de Marsac : La vigne à Saint-Léonard-de-Noblat : limites dans le temps et sur le territoire

À partir d'un recueil de cens dus aux consuls de Saint-Léonard-de-Noblat à la fin du xvie siècle, une cartographie a été réalisée et une problématique ébauchée : quelle extension du territoire viticole et sur quel type de sol, apparition et disparition de la vigne dans le temps, usages ? Cette première étude doit servir à ouvrir largement le dossier de la culture de la vigne à Saint-Léonard à travers le 2e millénaire.

Sophie Krausz : Trois modèles de formation des territoires du Néolithique à la fin de l'âge du Fer dans le centre de la France (5000-50 a.c.)

Cette étude sur la formation des territoires protohistoriques dans la région Centre-Val de Loire comprend deux volets : une analyse cartographique sous SIG à petite échelle et une étude archéologique à grande échelle sur trois dossiers emblématiques de la région.

Le premier volet s'appuie sur la projection cartographique de 8 000 sites protohistoriques enregistrés dans la base de données Patriarche du ministère de la Culture. Cette analyse permet de dégager les principales tendances du peuplement protohistorique en région Centre, depuis les débuts de la sédentarisation, des premiers défrichements au Néolithique ancien jusqu'à la constitution des trois civitates gauloises du Centre, Turons, Carnutes et Bituriges. On peut observer que certains lieux sont occupés de manière privilégiée et continue pendant 5 000 ans, comme le bassin versant de la Loire, alors que d'autres enregistrent des fluctuations qui peuvent être liées à des transformations d'ordre économique, politique ou culturel.

Le second volet de cette recherche se concentre sur une analyse à grande échelle, s'appuyant sur trois grands complexes archéologiques emblématiques de la région Centre : les célèbres sites de Fort-Harrouard (Eure-et-Loir), Sublaines (Indre-et-Loire) et Levroux (Indre) sont réexaminés pour reconstituer la formation de trois territoires singuliers dans la longue durée, du Néolithique à la fin de l'âge du Fer. Ces trois études permettent de dessiner la zone d'influence de chacun des trois sites que l'on peut finalement qualifier, à titre d'hypothèse, tantôt comme des terroirs agricoles, ou à un niveau supérieur, comme des territoires avec un fonctionnement politique autonome. Ils révèlent, séparément et ensemble, différents aspects de la complexification sociale et territoriale telle qu'elle se construit à différents moments de la Protohistoire.

Observées à des échelles différentes, les problématiques ne sont pas de même nature et se situent sur des plans distincts : la petite échelle doit permettre de dégager de grandes tendances historiques et leurs liens avec le cadre géographique et naturel ; à des échelles encore plus petites, de l'Europe par exemple, on peut saisir les trajectoires de populations. Quant à la grande échelle, les questions se polarisent plus classiquement au plus près des données du terrain, archéologiques et historiographiques.

Patrick Léger : L'origine de frontières entre pays lémovice, biturige et arverne dans l'actuel espace géographique du département de la Creuse

En prenant en compte les particularismes géographiques de l'actuel département de la Creuse, notamment l'organisation spatiale des principaux cours d'eaux, l'étude s'appuie sur les éléments archéologiques permettant de déterminer, du Néolithique à la conquête de la Gaule, la probable évolution de l'organisation politique du territoire jusqu'à la matérialisation d'une frontière entre les trois grandes cités gauloises, Arvernes, Bituriges et Lémovices. Curieusement, les critères qui déterminent l'existence de cette frontière en dessinent une nouvelle, à l'intérieur du territoire lémovice, accréditant l'idée d'un « pays creusois » suggéré par un archéologue local de la première moitié du xxe siècle, le docteur Georges Janicaud.

Richard Jonvel, Philippe Racinet : Le site castral de La Tour-Saint-Austrille

Dans ce village trois mottes, dont deux mitoyennes car seulement séparées par un ruisseau et une plus importante, sont établies de part et d'autre d'une plate-forme occupée par un établissement religieux (collégiale devenue prieuré) mentionné dans un acte du milieu du xe siècle. Ce site complexe, situé aux confins de la Marche, du Berry et du Bourbonnais, fait l'objet d'un programme de recherches pluridisciplinaires depuis 2013.

Guylaine Brun-Trigaud : La Marche : frontière et carrefour dans l'espace linguistique du domaine gallo-roman

Depuis Ch. de Tourtoulon et O. Bringuier, qui avaient parcouru la Marche en 1873 à la recherche de la limite linguistique entre les parlers d'oc et les parlers d'oïl, découvrant ce qu'on a appelé plus tard le Croissant (zone de parlers intermédiaires), on sait que cet espace est un carrefour linguistique important dans le domaine des parlers gallo-romans. À l'aide de différents types d'analyses, nous montrerons comment les faits s'articulent en l'illustrant par quelques exemples phonétiques, lexicaux et morphologiques et enfin nous verrons comment la linguistique quantitative, ou dialectométrie, apporte un regard nouveau sur cette question.

Repas pris en commun au restaurant Le Divino.

 

COMMUNICATIONS

Deuxième séance de communications. Présidence de M. Christian Vigouroux, président de section au Conseil d'État, membre de la SSNAHC.

Jean-Pierre Surrault : Le Bas-Berry (Indre actuelle) entre France d'oc et France d'oïl : essai de délimitation d'une frontière culturelle (xvie-xixe siècles)

Très longtemps le sud du Berry a été influencé par les formes de culture occitane venues de la Marche et du Limousin. La première partie présente quelques-unes de ces manifestations au plan linguistique, des coutumes et traditions religieuses ou civiles : importance des parlers marchois et poitevins, toponymie, du culte des saints marchois ou limousins, fêtes de confréries et reinages, processions, culte des morts, etc. La seconde partie s'intéresse à la délimitation vers le nord de cette région occitane berrichonne entre Bélâbre et Saint-Août avec quelques regards rapides sur sa prolongation dans le Cher actuel.

En conclusion il est montré que cette « aire occitane » était très importante (un quart des paroisses environ) mais a fini par s'estomper au xixe siècle.

Noëlle Bertrand : Une frontière dans les pacages de Naillat en 1597

Dans un contexte de guerres de religion le catholique seigneur de Dun et le protestant seigneur de Saint-Germain s'opposent en tout point. Pour leur malheur, des villageois de Naillat relèvent tantôt de l'un, tantôt de l'autre. Qu'importe ! Procureurs et greffiers sont requis. Ils se transportent sur les lieux, convoquent les « anciens » et trouvent des limites de pacages qu'il s'agira de concrétiser par des pierres aux armoiries des deux seigneurs ennemis.

Samuel Gibiat : De la Combraille aux Combrailles, ou la résilience d'une identité territoriale de marches

Rétif par nature à la structuration administrative rationalisée des espaces territoriaux, le pays semble pouvoir être caractérisé comme le marqueur d'identités territoriales spécifiques aux confins de plusieurs provinces (exemple notamment de la Xaintrie, aux marges du Limousin de l'Auvergne (cf. colloque de Goulles et Pleaux, septembre 2009, La Xaintrie, identité(s) d'un pays aux marges du Limousin et de l'Auvergne, éd. Pulim, 2014).

Située aux confins de quatre provinces du centre de la France, la Combraille permet de questionner ce postulat sous plusieurs rapports, au travers de la géographie physique, de la linguistique, de l'histoire administrative et des arts et traditions populaires. Plusieurs questions spécifiques seront par ailleurs débattues avant de tenter de répondre à la question centrale de l'émergence et de la pérennité de la Combraille dans le temps long :
– Quand la Combraille émerge-t-elle véritablement et quelle place prend-elle par rapport au Nigremontois ?
– Pourquoi une structure de polarisation administrative intrinsèque à deux têtes (Évaux et Bellegarde) ?
– Quel rôle ont joué le « franc alleu » et les émeutes populaires du xviie siècle dans la permanence de cette entité territoriale ?
– La culture du félibrige a-t-elle encouragé un phénomène de réassurance identitaire de la Combraille au tournant des xixe et xxe siècles ?
– Que signifie la partition sémantique de la Combraille entre trois des quatre provinces qui l'environnent (Combraille bourbonnaise, auvergnate, marchoise) ?

En conclusion, quel peut-être l'apport du cas de la Combraille à la définition du concept a priori multiforme de pays en tant qu'entité résiliente au sein d'espaces conceptualisés et administrés de façon rationnalisée par la volonté du pouvoir central et de ses relais régionaux ?

Daniel Dayen : Les suppressions de communes dans la Creuse (1806-1848) : procédure, adhésions et résistances

En 1802, un projet ; présenté par la préfecture de la Creuse, proposait la suppression de 155 communes sur les 294 existantes. Mais ne sont que 35 qui ont disparu entre 1806 et 1848, surtout à la fin de la Restauration et les débuts de la monarchie de Juillet.

De peu d'étendue, de faible population, de minimes ressources, assez souvent en situation d'enclavement ou déjà réunies pour le culte à la commune voisine qui les a absorbées, les communes appelées à disparaître souffraient surtout aux yeux de l'administration de l'incapacité qu'on avait à y nommer un maire apte à assurer des fonctions de plus en plus exigeantes. On profita alors de l'établissement du cadastre pour effectuer les suppressions. Celles-ci se firent parfois sans grande passion, quelques-unes consacrant même un état de fait ; mais souvent il y eut de farouches résistances, attaché qu'on était à son clocher et plus encore à son cimetière.

Pierre Pajot : Le projet de loi Clémentel de 1919 : Un projet d'organisation administrative de la France. Quel avenir pour le centre de la France ?

Jouissant d'une division administrative étroite et d'une centralisation trop abusive, les départements souhaitaient élargir le cadre trop restrictif dans lequel se meut la vie locale et desserrer les liens de la centralisation. L'organisation régionale devint alors une nécessité pour la réorganisation économique de la France. Cette idée, reprise par de nombreuses personnalités, fit l'objet de multiples rapports. Celui de Jean Hennessy, inspiré par ceux de ses prédécesseurs, retient plus particulièrement l'attention d'Étienne Clémentel, ministre du Commerce, qui en 1919 propose une réorganisation administrative de la France par la suppression des départements et la création de régions économiques. Étienne Clémentel, originaire de Clermont-Ferrand, est souvent désigné comme étant le « père de la Régionalisation ».

Tous les conseils généraux des départements furent consultés à la demande des préfets. Les réponses furent diverses : plusieurs départements du centre de la France se proposèrent de former une région ayant notamment pour objectif le développement du canal de Berry. Qu'adviendra-t-il de ces propositions ?

Didier Dubant : Le département de l'Indre pendant la Seconde Guerre mondiale : une zone de repli, une marche, ou une zone frontière ?

Après avoir été territoire refuge pour les Alsaciens, les Lorrains et les œuvres du musée du Louvre à partir de septembre 1939, le département de l'Indre se retrouve suite à la défaite de juin 1940 en zone libre, mais à proximité d'une nouvelle frontière : la ligne de démarcation. Ce territoire qui initialement devait être utilisé comme une zone de repli devint donc brutalement une zone frontalière avec des contraintes spécifiques. Pour les réfugiés le problème du retour fut rapidement posé. Par la suite, c'est l'étanchéité de la ligne de démarcation qui eut surtout un impact sur l'économie et la vie du département et ceci jusqu'en novembre 1942. Du point de vue militaire, si le département de l'Indre ne fut pas à cette époque une marche au sens médiéval du terme, il devint cependant une plateforme pour les actions des services spéciaux alliés, SOE et du BCRA, en zone occupée.

À partir du mois de novembre 1942, la disparition de la ligne de démarcation provoqua de nouveaux changements, la zone frontière ne disparaissant que sous certains aspects et pouvant être réactivée à certains moments bien spécifiques, comme lors du débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944. Cet exemple, lié aux événements de la Seconde Guerre mondiale montre comment l'implantation d'une frontière peut avoir un impact sur un territoire, même si celui-ci se trouve en France centrale.

Philippe Goldman : Du centre de la France à la périphérie de la région Centre. Depuis longtemps, le centre de la France est réputé se trouver, après Bourges, dans le sud du Cher (à Bruère-Allichamps, ou à Vesdun, ou à Saulzais-le-Potier – sauf l'hypothèse Chazemais, dans l'Allier). Mais centre géographique ne signifie pas centre politique ou économique. Le Berry est difficile à délimiter avec précision car sous l'Ancien Régime, les limites du diocèse de Bourges, de la province, de la généralité, de l'intendance, etc. ne coïncidaient pas. Depuis la Révolution, il est assimilé aux deux départements du Cher et de l'Indre, qui sont aujourd'hui inclus dans la région Centre-Val de Loire. Celle-ci a pourtant été souvent contestée, le Cher se voyant notamment davantage d'affinités avec ses voisins de la Nièvre, de l'Allier et de la Creuse, initiateurs ensemble des « Nouvelles Ruralités ». Le véritable centre est en fait Paris, et ces quatre départements, chacun à la périphérie de sa région, en pleine « diagonale aride », sont eux-mêmes périphériques dans la France des métropoles qui se met en place.

Clôture de la journée de communications par M. Christian Vigouroux.

Vin d'honneur offert par l'intercommunalité du Grand Guéret. Interventions de Mme Dusboclard, vice-présidente de la communauté de communes du Grand Guéret et de MM. Christian Roth et Patrick Léger.

DIMANCHE 21 MAI, EXCURSION

Le matin, visite commentée du musée de Guéret. Repas au restaurant Le lion d'or à Aubusson. Visite commentée de la Cité internationale de la tapisserie à Aubusson (Patrimoine mondial immatériel de l'Unesco). Retour à Guéret, à 18 heures.

Les actes de ce congrès ont fait l'objet du tome xxiv des « Études creusoises » paru en novembre 2017.

 

 

SÉANCE DU 15 JUILLET 2017 - JOUILLAT

Salle des fêtes de Jouillat – Présidence de Patrick Léger

Cette séance a été précédée par l'inauguration de l'exposition présentant des éléments du patrimoine archéologique de la commune de Jouillat, en présence de Jean-Pierre Lécrivain, maire de Jouillat, des deux conseillers départementaux, de représentants des communes voisines et d'associations locales. Elle a été suivie par la visite de l'église, objets mobiliers et peintures murales sous la conduite de Géraldine Thévenot, conservatrice du patrimoine et de la visite du parc et de l'intérieur du château de Jouillat très gentiment ouverts par leurs propriétaires que notre Société remercie vivement pour leur obligeance.

Ont signé le registre de présences : Mmes Michelle Aubaile, Monique Auvrelle, Isabelle Barret, Viviane Beauchoux, Annie Benit, Noëlle Bertrand, Isabelle Besançon, Marie-Thérèse Besançon, Véronique Blot, Ermine Bodeau, Anna Bonnerat, Annie Bonnetaud, Viviane Bouchet, Blanche Bravard, Élisabeth Campion, France Chambard, Suzanne Champeaux, Catherine Chassin-Verger, Andrée Clavaud, Pierrette Connan-Lévêque, Michelle Dayen, Catherine Desvillette, Sylvie Dussot, Françoise Faure, Josiane Garnotel, Marie-Jeanne Genton, Danielle Gerby, Hélène Guéret, Chantal Guitton, Sylvie Jalouneix, Jacqueline Jouannique, Dominique Knochel, Hélène Lafitte, Josette Lamy-Thonnier, Simone Laumond, Céline Lécrivain, Amélie Loche, Fanny Loche, Lucie Loche, Géraldine Lusardi, Thérèse Mangeret, Nicole Michellet, Josette Moré, Françoise Morin, Isabel Obœuf-Minaret, Nelly-Christine Papa-Luis, Marie-Noëlle Pedrégno, Sylvie Pelège, Jeanne Potdevin, Jacqueline Refauvelet, Léa Raymond, Giliane Rommeluère, Sylviane Rubin, Antonia Sanders, Bénédicte Schaller, Suzanne Schaller, Françoise Sudi-Guiral, Francine Syly, Claire Teuma, Géraldine Thévenot, Annie Trabuc, Yvette Villetelle ; MM. Robert Albert, Guy Auvrelle, Guy Avizou, Jean-Philippe Benoist, Jean Bétolaud du Colombier, Dominique Blot, Bernard Bondieu, Marc Bonnerat, Éric Boyron, Gabriel Campion, Alain Carof, Jean Champagnat, Jean-Claude Champeaux, Gérard Chevalier, Christophe Chevereau, Stéphane Cheviseau, Jean-Pierre Clavaud, Michel Couty, Gildas Couvreux, Daniel Dayen, Maurice Derouck, Alain Gerbaud, Didier Gerby, Gérard Gouyet, Alain Grandjean, Jean-Paul Guitton, Jacques Jalouneix, Jean-Marie Jouannique, Pascal Lambert, Didier Lamiraud, Jean-Pierre Lécrivain, Patrick Léger, Jean Lelache, Alain Lemasson, Florian Lemesle, Jean-François Lépine, Denis Loche, Valentin Loche, Philippe Loy, Camille Lusardi, Jean-Dominique Meunier, Michel Minaret, François Papa, Christian Riboulet, Joseph Sanders, René Sartout, Axel Schaller, Olivier Sudi, Théo Syly, Thierry Teuma, Gilbert Thibord, Michel Trabuc.

Se sont excusés : Mmes Isabelle Auger, Claudine Benoit, Paulette Ferrand, Jacqueline Léger, Michèle Mazetier, Christine Schnerb-Marquet de Vasselot ; M. Pierre Auger.

Adhésions. – Guy Auvrelle, de Lourdoueix-Saint-Pierre ; Jean-Sébastien Combe-Maes, de Saint-Sulpice-les-Champs ; Bernard Desthieux, d'Uccle-Bruxelles (Belgique) ; Jean-Philippe Dusaillant, de Pierrefitte ; Jean-Hubert Fileyssant, de Chamberaud ; Michelle Giffault, d'Aubusson ; Christian Penot, de Compreignac (87), Xavier Simon, de Saint-Sulpice-les-Champs.

Nécrologie. – Mme Colette Durand-Souchal était adhérente depuis 2006 ; M. Bernard Habellion avait adhéré bien plus anciennement, en 1961. Notre Société adresse ses sincères condoléances aux familles des disparus.

Informations générales. – Notre excursion annuelle nous conduira dans la région de Giat le 2 septembre prochain. Nous visiterons notamment le musée des Combrailles à Voingt. La prochaine séance de la Société se tiendra dans la grande salle de la mairie de Guéret le 9 septembre prochain pour ne pas interférer avec les journées du patrimoine qui auront lieu la semaine suivante. Notre séance de novembre, le 18, se tiendra à La Souterraine dans le cadre du colloque d'une journée, qui marquera ce jour-là, le millénaire de la cité de La Souterraine. Cette journée se tiendra en association avec l'université de Limoges et la DRAC, sous-direction du Limousin. Les actes feront l'objet d'une publication séparée dans le cadre de nos « Études creusoises ». Le projet d'agrandissement et de modernisation du musée de Guéret progresse. Le projet architectural a été retenu. Charlotte Guinois, conservatrice du musée, devrait nous présenter ce projet lors de notre séance de janvier 2018. Toujours pour le musée, deux dons vont enrichir de plusieurs tableaux les collections de peinture déjà si importantes. Cela devrait conforter, voire améliorer la position du musée déjà classé à une place enviable des musées urbains de France, 70e sur les 1 200 musées labélisés par le Journal des arts pour l'année 2017.

Réunions, colloques, congrès, conférences, expositions. – Festival de Gargilesse, 4e colloque du Croissant linguistique organisé par les Compagnons du terroir. Il se tiendra à Parsac les 25 et 26 novembre prochains. Musée de Clugnat, Expositions aux Archives départementales « Au fil de l'eau » et, au musée de Guéret, « Chefs-d'œuvre des arts graphiques ».

 

COMMUNICATIONS

Gérard Gouyet présente quelques sites archéologiques remarquables de la commune de Jouillat dont un grand nombre provient des recherches et prospections de Gérard Chevalier, agriculteur dans la commune.

Patrick Léger fait le point de nos connaissances sur le tertre du Pouyoux, commune de Bonnat. Quelques notes manuscrites du xixe siècle (Bonnafoux, Bosvieux et P. de Cessac) complètent heureusement les rares écrits publiés.

Jean-Pierre Lécrivain évoque les quatre châteaux connus de la commune de Jouillat et montre l'emplacement de ceux aujourd'hui profondément remaniés ou disparus.

Denis Loche a étudié et présente la succession des différents propriétaires du château de Jouillat depuis 1490.

Noëlle Bertrand présente les modillons de l'église de Jouillat et amorce l'hypothèse de la signification du regroupement de certains d'entre eux.

Daniel Dayen montre le rôle de la statue de Notre-Dame d'Espérance à Roches, érigée en 1877 dans un contexte de tentative d'introduction du protestantisme.

Josiane Garnotel évoque la mise en eau des trois lacs, dans les années 1980 et revient sur les rapports entre les opposants à leur construction et les avis administratifs et politiques.

 

 

SÉANCE DU 9 SEPTEMBRE 2017

Salle de la mairie de Guéret – Présidence de Patrick Léger

Ont signé le registre de présences : Mmes Claudine Adnot, Colette Améaume, Claudine Benoît, Viviane Beauchoux, Marie-Thérèse Besançon, Ermine Bodeau, Simone Bussière, Sylvette Chaix, France Chambard, Andrée Clavaud, Marie-Françoise Cosnuau, Michelle Dayen, Évelyne Delost, Paulette Ferrand, Liliane Freisseix, Josiane Garnotel, Bernadette Gerbaud, Liliane Gouny, Chantal Lafaye, Simone Laumond, Jacqueline Léger, Martine Mathias, Hélène Matigot, Ginette Michon, Josette Moré, Madeleine Moreau, Christiane Normand, Maryse Pénicaud, Huguette Rameix, Gilliane Rommeluère, Claudette Roubinet, Suzanne Saumande, Marcelle Tixier, Annie Trabuc, Éliane Vialatou, Arlette Weck ; MM. Jean-Marie Allard, Michel Audouin, Guy Avizou, Jean-Philippe Benoist, Jean Bétolaud du Colombier, Romain Bonnot, Alain Carof, Jean Champagnat, Raymond Chenot, Jean-Pierre Clavaud, Michel Couty, Daniel Dayen, Jean-Claude Delage, Bernard Dupont, Michel Gastoud, Georges Gouny, Gérard Gouyet, Alain Grandjean, François Lawnizack, Gilles Le Hello, Jean-Pierre Lécrivain, Patrick Léger, Jean Lelache, Philippe Loy, Guy Marchadier, Michel Minaret, Alain Moreau, Christophe Moreigne, Jean-François Moreigne, Roland Nicoux, Jean-Paul Perceau, Jean Pissaloux, Gérard Rameix, Jean Régnier, Richard Slarba, Gilbert Thibord, Henri Tixier, Michel Trabuc, Jean-Pierre Verguet, Olivier Verguet.

Se sont excusés : Mmes Isabelle Auger, Noëlle Bertrand, Pascale Bugat ; MM. Pierre Auger, Claude Bardon, Éric Boyron, Romain Petit.

Adhésions. – Mmes Yvonne Goupillier, de Vélizy-Villacoublay (78) ; Suzanne Moreigne, de Guéret ; M. Thierry Pibouleau, de Clermont-Ferrand (63).

Nécrologie. – M. Jean-Sébastien Combe-Maes, qui avait adhéré en 2016, est décédé au cours de l'été. Nous présentons nos condoléances à sa famille.

Informations générales. – La très importante collection de livres dont de nombreux ouvrages rares provenant du fonds Bord donné au musée de Guéret au milieu du siècle dernier va pouvoir être présenté au public prochainement. Un accord a en effet été trouvé pour sa destination. Les ouvrages concernant l'histoire de l'art intègrent la bibliothèque du musée, les autres, tout en faisant partie du fond inaliénable du musée, sont arrivés à la Bibliothèque multimédia du Grand Guéret où, après dépoussiérage et catalogage, ils pourront être consultés dans des conditions encore à définir.

Réunions, colloques, congrès, conférences, expositions. – Notre prochaine séance de communications sera remplacée, le samedi 18 novembre, par le colloque « Aux origines de la Souterraine » dans le cadre de la célébration du millénaire de la ville. Ce colloque est organisé en collaboration avec l'université de Limoges et la DRAC, sous-direction du Limousin. Notre Société publiera les actes de ce colloque dans le cadre de nos « Études creusoises ». Un programme de visites commentées est envisagé pour le dimanche 19 novembre. – Conférence « Sous l'eau qui dort, la vie foisonne. Plongée au coeur de la Réserve naturelle de l'Étang de Landes », mardi 12 septembre, par Sébastien Bur, conservateur de la Réserve naturelle de l'étang de Landes, aux Archives départementales de la Creuse, dans le cadre de l'exposition « Au fil de l'eau ». – Les 12e rencontres de Chaminadour se tiendront à Guéret du 14 au 17 septembre avec deux auteurs à l'honneur, Arno Bertina et Svetlana Alexievitch. Pendant les Rencontres, l'artiste Muriel Moreau exposera ses « Échappées d'âme » à la médiathèque de Guéret. – Au musée d'Argentomagus, une exposition qui va se terminer, présente le Dieu gaulois aux Torques. Parmi les rares sculptures de ce dieu, celle de Champregnier commune de Saint-Yrieix-les-Bois, récemment entrée dans les collections du musée de Guéret figure dans cette exposition. C'est une des deux statues de ce dieu trouvées dans notre département, la seconde, celle de Védignat est restée au musée de Guéret.

Bibliothèque. – Nous avons procédé à de nombreux échanges, reçu plusieurs dons parmi lesquels l'ouvrage de Gérard Chevalier Notes archéologiques (1980-2015) concernant la commune de Jouillat, de Denis Loche Le château de Jouillat. Propriétaires du château de 1497 à 2017. Nous avons procédé à plusieurs achats dont le Dictionnaire historique, géographique et statistique de l'Indre d'Eugène Hubert ; d'Alain Cafert, Nos arbres, notre histoire ; de Pierre-Alain Caunet, Gioux, Hommes et guerres ; de Nadine Ravet, le second tome de son travail sur la commune de La Nouaille.

 

COMMUNICATIONS

Daniel Dayen présente Valery Bureau-Desétiveaux, préfet de la Creuse en 1848 et grand-père de Valery Larbaud. Le séjour de Bureau-Desétiveaux comme préfet de la Creuse a été fort court : mai-octobre 1848. L'émeute d'Ajain et ses morts, le 15 juin, ne fut pas pour rien dans sa révocation. Rentré à Moulins, il fut arrêté lors du 2 Décembre et connut l'exil en Savoie puis en Suisse jusqu'en 1859. Il fut ensuite à Vichy l'avocat du pharmacien Nicolas Larbaud, créateur de la source Saint-Yorre, qui épousa l'une de ses filles, d'où la naissance de Valery Larbaud qui a plusieurs fois évoqué son grand-père dans son œuvre, notamment dans Enfantines.

Guy Marchadier et Christophe Moreigne évoquent un lieu bien connu de nombreux Creusois, le camp de vacances de Saint-Palais-sur-Mer. Enseignant, à la tête des Presses du Massif central pendant 30 ans, administrateur de l'Union des coopérateurs du Centre, secrétaire général de la FOL avant et après la guerre, membre du Comité départemental de Libération chargé de la presse, Gaston Roussillat est l'élu du canton de Saint-Vaury durant 25 ans. Rapporteur général du budget du département, il est à l'origine de la création en 1947 du Foyer creusois (colonie de vacances et aérium) de Saint-Palais-sur-Mer. Cette réalisation majeure du conseil général fête cette année ses 70 ans.

Pour Martine Mathias l'exposition de la tapisserie française du Moyen Âge à nos jours en 1946 fut une opération pour le prestige international de l'art français. En 1946, le Musée d'art moderne de Paris consacre une immense exposition de tapisseries, 318 pièces des plus prestigieuses sont offertes à la vue du public, mais la surprise pour les visiteurs est sans doute de découvrir une école moderne de tapisserie née pendant la guerre où Lurçat, Gromaire et Saint-Saëns tiennent une place de choix. Quelles sont les racines de ce mouvement et quelles circonstances politiques favorisent cette éclosion ? C'est ce que Martine Mathias se propose d'évoquer. L'exposition connaît ensuite un retentissement international car, sous une forme recomposée, elle voyage avec succès dans de grandes capitales européennes et traverse l'Atlantique, reçue avec des hommages officiels à New York, pour terminer son périple à Montréal en 1948.

 

 

COLLOQUE AUX ORIGINES DE LA SOUTERRAINE

Salle des fêtes de La Souterraine, 18 et 19 novembre 2017

Les responsables du colloque De gauche à droite : Anne Massoni, Université de Limoges, Hélène Mousset, Service régional de l'archéologie, DRAC Nouvelle Aquitaine, site de Limoges, Patrick Léger Société des sciences Creuse, Jean-François Muguay, maire de La Souterraine.

Ce colloque est organisé matériellement par la mairie de La Souterraine dans le cadre des manifestations pour le millénaire de la naissance de la cité. Le programme de ces deux journées et la future publication des actes résulte de la mise en synergie des organismes suivants : Le CRIHAM de l'Université de Limoges, la DRAC de Nouvelle-Aquitaine et la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse. Les Archives départementales de la Creuse, les Archives départementales de la Haute-Vienne, la région Nouvelle-Aquitaine et l'association Rencontre des historiens du Limousin sont partenaires de cette manifestation.

Quelques organisateurs du colloque De gauche à Droite : Stéphane Lafaye (Université de Limoges), Christian Rémy (Docteur en histoire médiévale), Hélène Mousset (SRA Limoges), Claude Andrault-Schmitt (Université de Poitiers), Patrick Léger (Société des sciences de la Creuse), Jacques Roger (SRA de Limoges), Lise Boulesteix (Université de Poitiers), Florian Baret (Université de Clermont-Auvergne) et Sylvain Guillin (INRAP)

Ont signé le registre de présences : Mmes Claude Andrault-Schmitt, Michelle Aubaile, Delphine Barry, Josette Basselut, Marylène Berneron, Claire Bertrand, Noëlle Bertrand, Hélène Bessuges, Marie-Laure Bétolaud du Colombier, Emmanuelle Bigre, Ermine Bodeau, Lise Boulesteix, Renée Bourzat, Marie-Françoise Bouvier, Jeannine Brissiaud, Pascale Bugat, France Chambard, Catherine Champagnat, Danielle Chapelain, Marie-Thérèse Chatain, Christiane Chevalier, Liliane Chevallier, Sophie Clément, Monique Colosio, Mme Cosnuau, Annie Darchis, Gentiane Davigo, Michelle Dayen, Françoise Debernard, Michèle Delavaux, Monique Delorme, Marie-Annick Deprecq, Catherine Desvillette, Françoise Dion, Sylvie Dussot, Catherine Faure, Michelle Faye, Brigitte Gallone, Anne Gerardot, Bernadette Gerbaud, Évelyne Giangiobbe, Céline Gillet, Françoise Gillet, Jeannine Gillet, Marie-Louise Gogué-Deslignières, Liliane Gouny, Irène Guillerot, Annick Guiet, Élodie Guillon, Marie-Claude Guyot, Cécile Houpe, Joëlle Jacquier, Chantal Joffre, Dominique Johnson, Édith Jossé-Grasset, Chantal Kien, Anne Lacoste, Janine Lafaye, Nelly Lagny, Catherine Lagrange, Éliane Laisné, Martine Larigauderie-Beijeaud, Simone Laumond, Chantal Launet, Mariane Laurent, Marie Lavaud, Sylvie Lebras, Virginie Lefebvre, Lydie Lemaire, Marie-Claire Leroy, Delphine Lescuyer, Annick Lochard, Nicole Marcelot, Pascale Marouseau, Colette Marsaud, Anne Massoni, Isabelle Mazeirat, Simone Michaud, Claudine Moncuit, Josette Moré, Hélène Mousset, Anne-Marie Muguay, Véronique Notin, Nelly-Christine Papa-Luis, Janine Nicoulaud, Sylvie Pennab, Marie-Paule Périer, Évelyne Proust, Huguette Rameix, Gilliane Rommeluère, Gisèle Sauvignet, Géraldine Thévenot, Martine Tribolle, Ghislaine Van Hille, Éliane Vialatou ; MM. Jean-Marie Allard, Frédéric Alonzo, Florian Baret, Simon Barreau, Jean-Michel Beausoleil, Jean-Philippe Benoist, Richard Bernadou, Jean Bétolaud du Colombier, Jean-François Boyer, Éric Boyron, Jean-Pierre Bruleaux, Sylvain Cemillin, Jean Champagnat, Philippe Chambras, Robert Chanaud, Jean Chaoeri, Paul Chaput, Alexandre Colosio, Patrice Conte, Christian Darchis, Daniel Dayen, Denis Delorme, Benoît Deprecq, Pierre Derray, Jean-Gilbert Ducher, Jacques Dupont, Xavier Durand, Luc Ferran, Jean-François Flecher, Pierre Ganne, Michel Gastoud, Christian Gensbeitel, Georges Gouny, Gérard Gouyet, Yves Guiet, Jean-Luc Guillerot, Sylvain Guillin, Gérard Jacquemain, Bernard Jarry, Jean-Claude Joffre, David Johnson, Jean-François Lafaye, Stéphane Lafaye, Alain Laporte, André Larigauderie, Gilles Lavaud, Gilles Le Hello, Jean-Pierre Lécrivain, Patrick Léger, J. A. Legros, Christian Libaude, Philippe Loy, Jacky Marcelot, Joël Marouseau, Michel Matonnat, Florent Meauer, Georges Mériguet, Maurice Migaire, Alain Moreau, Jean-François Muguay, Steve Naudin, Olivier Nicolet, Roland Nicoux, Erwan Nivez, François Papa, Jean-Michel Pastori, Gérard Peckle, Henri Pezant, Théo Pichon, Jean-Noël Pinaud, Gérard Rameix, Christian Rémy, Jacques Roger, Armel Rommeluère, Philippe Rousseau, M. Sautivet, Jean-Pierre Simon, Michel Trabuc, Christian Tubeuf, Raoul Vaugelade, Sébastien Vitte.

Se sont excusés : Mmes Isabelle Auger, Claudine Benoît, Paulette Ferrand, Josiane Garnotel, Jacqueline Léger ; MM. Pierre Auger, Guy Avizou, Jean Lelache, Philippe Minaret, Christophe Moreigne.

Dans la salle des fêtes de La Souterraine, une exposition sous forme de panneaux réalisés par l'université de Limoges (resp. Stéphane Lafaye) retraçait les principales étapes de l'histoire de la ville.

SAMEDI 18 NOVEMBRE

Ouverture du colloque à 9 heures : Allocutions de Jean-François Muguay, maire de La Souterraine ; de Patrick Léger, président de la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse ; de Hélène Mousset, directrice du Service régional de l'archéologie, sous-direction du Limousin, Direction régionale des affaires culturelles de la région Nouvelle-Aquitaine ; d'Anne Massoni, MCF, HDR, Université de Limoges.

 

COMMUNICATIONS

Première séance de communications de 9 heures 30 à 12 heures : présidence d'Hélène Mousset, DRAC de Nouvelle-Aquitaine

Florian Baret, Université Clermont Auvergne : L'agglomération gallo-romaine de Bridiers

Après une présentation de l'histoire des découvertes réalisées sur le site antique de Bridiers, la communication s'attache à proposer une spatialisation de l'agglomération de manière thématique. Ainsi sont abordés successivement les nécropoles, les espaces publics et l'habitat domestique. Enfin, une recontextualisation au sein de la cité des Lémovices est proposée suivie d'une présentation rapide des résultats des travaux menés en 2017 sur le site.

Lise Boulesteix, Université de Poitiers et Jacques Roger, DRAC Nouvelle-Aquitaine : Résultats et réflexion autour de la crypte de l'église Notre-Dame

Parmi les cinq cryptes majeures du Limousin figure celle de l'église Notre-Dame de La Souterraine, qui s'en détache par ses dispositions architecturales, en particulier sa partie centrale, dénommée autrefois le « tombeau des pierres écrites ». Ce dernier a fait l'objet de deux investigations archéologiques en 1950 et en 1983. Il s'agit ici d'en présenter une brève synthèse tout en développant les résultats des récentes études archéologiques, réalisées dans le cadre d'un travail universitaire engagé depuis 2008.

Claude Andrault-Schmitt, Université de Poitiers : L'abbatiale Notre-Dame : l'œuvre gothique

On s'entend généralement pour décrier les campagnes de restauration de Paul Abadie. Et il est vrai qu'à La Souterraine la raideur des parements extérieurs de la partie orientale de l'abbatiale ne donne guère envie d'en admirer la puissance et la distribution. Et pourtant ! Se dissimule ici, dans l'ensemble transept/chevet, le parti architectural le plus remarquable du premier gothique limousin. Ce chantier est lié à la crypte qui en forme l'exact soubassement. Il s'insère dans une suite logique de reprises et d'embellissements réalisés à l'époque gothique, après la deuxième étape de la nef avec clair-étage, et avant la plupart des étages du clocher (pour lesquels on n'a pas attendu le xve siècle). On s'attachera particulièrement à cette partie, toujours majestueuse extérieurement et difficile à déchiffrer intérieurement en raison de la pénombre, édifiée dans le premier quart du xiiie siècle.

Sylvain Guillin (coord.), INRAP : Le monastère d'après les sources archéologiques

La présentation proposée reprend, dans les grandes lignes, le déroulement et les découvertes archéologiques faites pendant 10 ans (2004-2014) dans et autour de l'église Notre-Dame de La Souterraine. Cette présentation permet de restituer un plan de l'ensemble claustral adossé au mur gouttereau nord de l'édifice religieux.

 

COMMUNICATIONS

Seconde séance de communications, de 14 heures 30 à 17 heures 30 : présidence d'Anne Massoni, Université de Limoges.

Stéphane Lafaye, Université de Limoges : Le monastère de La Souterraine (xie-xiie siècle)

À la suite du chroniqueur Geoffroi de Vigeois, l'historiographie a toujours admis que Gérald de Crozant, seigneur de Bridiers, était le fondateur du monastère Sainte-Marie de La Souterraine aux alentours de l'an 1017. L'étude du contexte politique et religieux dans le premier quart du xie siècle tend à montrer que Guillaume V le Grand, duc d'Aquitaine, fut le principal instigateur de cette fondation. Ce prestigieux appui a permis aux moines de l'abbaye Saint-Martial de se constituer un patrimoine important, faisant du prévôt un riche seigneur. L'autorité de ce dernier est rapidement contestée par les descendants de Gérald de Crozant. De plus, à partir des années 1070, le monastère est concurrencé par les chanoines réguliers de Saint-Barthélemy de Bénévent. Puis, à la fin du xiie siècle, les bourgeois s'opposent violemment aux pouvoirs du prévôt. Pourtant, toutes ces difficultés n'ont pas empêché cet établissement à devenir un pôle majeur du réseau monastique de l'abbaye Saint-Martial de Limoges.

Christian Rémy, docteur en histoire médiévale : Bridiers et ses seigneurs (xie-xve siècle)

La fondation de La Souterraine par le seigneur Gérald, au début du xie siècle, amène à examiner de plus près le lignage dont ce personnage est issu. Cette famille, que l'on dit « de Bridiers » mais qui était aussi à la tête de Crozant, est mal documentée car elle disparaît dès 1137. La seigneurie de Bridiers, qui n'est pas encore une vicomté, occupe alors une situation stratégique dans le Limousin médiéval. Le premier château, celui de Gérald, correspond au site des mottes, qui sont restées longtemps le centre d'une châtellenie gouvernée à distance, par des seigneurs le plus souvent absents. À la fin du xive et dans la première moitié du xve siècle, les Naillac réinvestissent la seigneurie et reconstruisent le château en son emplacement actuel. Il redevient assez rapidement une terre de vicomtes absents, géré par une modeste administration locale qui nous a laissé quelques archives.

Christian Rémy, docteur en histoire médiévale et Patrice Conte, DRAC Nouvelle-Aquitaine : La ville au Moyen Âge : habitat, histoire et organisation urbaine

L'installation des moines de Saint-Martial à La Souterraine a rapidement entraîné la formation d'une petite agglomération. Si les aspirations de la bourgeoisie locale à plus d'autonomie, manifestes dès le xiie siècle, ont été rapidement écrasées par le prévôt-seigneur, la situation de la localité sur la route royale de Paris à Toulouse, de plus en plus fréquentée, permet un développement urbain assez important à l'échelle du Limousin. Les métiers exercés par les habitants sont alors étonnamment spécialisés dans le travail de la peau. Cet essor de la ville médiévale se traduit par une expansion spatiale et par la construction de plusieurs enceintes et portes. On a aussi équipé la ville d'infrastructures collectives : chapelles, hôpital, places de marché. Enfin, l'étude des maisons montre qu'un certain nombre de demeures des xiiie-xvie siècle sont aujourd'hui conservées (en plus d'une forte activité constructive au xviiie siècle), représentatives de ce type d'édifices mais avec quelques particularités.

Patrick Léger, Piet Strick, Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse Mais qu'est donc devenue la collection Fesneau ? La piste belge

Au xixe siècle, pendant plus de cinquante ans, Yves Fesneau fit des fouilles à Bridiers et fut en contact avec de nombreuses personnalités archéologiques de renom. À sa mort, la Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse ne put acquérir sa collection et depuis, nul ne sait ce qu'elle est devenue. Une lettre, retrouvée dans les archives de la Société savante creusoise, fait apparaitre le nom d'un collectionneur, le baron de Hirsch…

Madame Claude Andrault-Schmitt, université de Poitiers conclut le colloque en faisant la synthèse des communications de la journée.

DIMANCHE 19 NOVEMBRE

De 10 heures à 12 Heures 30 : À 10 heures, plus de 80 personnes étaient présentes au rendez-vous pour suivre les visites de l'église, de la crypte et du bâti médiéval de la ville de La Souterraine. L'ensemble du groupe a écouté les commentaires de Claude Andrault-Schmitt (professeur émérite en histoire de l'art de l'Université de Poitiers) en déambulant de la nef au chevet de l'église Notre-Dame. Les participants ont pu apprécier les différentes étapes de construction de l'édifice entre le xiie et le xiiie siècle. Cette première visite s'est achevée sur la place d'Armes par une étude des élévations de l'imposant édifice où chacun a pu observer les importantes transformations apportées par M. Abadie dans la seconde moitié du xixe siècle. Le groupe s'est ensuite dirigé vers la crypte. Lise Boulesteix (doctorante de l'Université de Poitiers) et Jacques Roger (DRAC Nouvelle-Aquitaine) y ont expliqué les différentes phases d'occupation, repérées lors des sondages archéologiques, récemment réalisés. Ils ont clairement montré qu'un mausolée existait à l'emplacement de la crypte à la fin de l'Antiquité. Mais il est encore difficile d'établir précisément une chronologie des multiples transformations de cet espace jusqu'à la construction de la crypte actuelle au xiiie siècle. À 11 heures, plus de 60 personnes ont rejoint Patrice Conte (DRAC Nouvelle-Aquitaine) pour une visite du bâti médiéval. Le groupe a pu découvrir des restes du mur d'enceinte qui avait été construit autour de l'église et du monastère. À travers les rues de la ville, de nombreuses maisons médiévales ont été observées et leur élévation décrite. La plupart des maisons sont datées entre le xive et le xve siècle. La plus ancienne daterait du début du xiiie siècle. Ces maisons sont souvent localisées dans le noyau historique, mais quelques-unes sont toujours visibles dans les faubourgs de la ville médiévale. La visite s'est achevée à 12 heures 30.

Les actes de ce colloque feront l'objet du tome xxv des « Études creusoises » dont la parution est prévue pour la fin de l'année 2018.

 

 

JOURNÉES DE LA GÉOLOGIE ET DE LA PALÉONTOLOGIE

BMI et Lycée Pierre Bourdan de Guéret, 8-10 décembre

Cette manifestation a été organisée par la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse en collaboration avec le lycée Pierre Bourdan et la Bibliothèque multimédia intercommunale du Grand Guéret.

VENDREDI 8 DÉCEMBRE

De 14 heures 30 à 16 heures, M. Pierre Boivin, géologue et volcanologue (CNRS, Université de Clermont-Auvergne), invité par notre Société, a rencontré une soixantaine d'élèves de première scientifique du lycée, en présence de leur professeur de SVT, Mme Lucie Jallais. Il leur a présenté les métiers de la géologie et de la volcanologie et a répondu à leurs nombreuses questions.

Pierre Boivin au lycée Pierre Bourdan, le 8 décembre 2017

À 18 heures 30, dans la grande salle du rez-de-chaussée de la BMI, Pierre Boivin a présenté une conférence ayant pour thème « Le volcanisme de l'Auvergne, une histoire à rebondissements » devant un auditoire de plus de 100 personnes. À la fin de cette conférence, Pierre Boivin a répondu aux questions du public et cette manifestation s'est terminée par un vin d'honneur offert par la communauté de communes du Grand Guéret.

SAMEDI 9 et DIMANCHE 10 DÉCEMBRE

Au lycée Pierre Bourdan, bourse aux minéraux et aux fossiles organisée principalement par Georges et Liliane Gouny, Jean-Paul Roumilhac, anciens professeurs au lycée Pierre Bourdan et membres de notre Société. Les élèves du lycée avaient organisé une tombola dont le bénéfice est destiné à financer une sortie géologique en Ardèche. Notre Société a participé à l'organisation de cette sortie en reversant une part des bénéfices produits par les participations des marchands de minéraux pour cette bourse.

Le samedi 9 décembre à 18 heures, un vin d'honneur, présidé par Mme Lamoureux, proviseure du lycée Pierre Bourdan, et Patrick Léger, président de notre Société, a été offert par le lycée Pierre Bourdan pour la remise du prix récompensant le plus beau minéral ou fossile présenté dans le cadre de cette manifestation.

Patrick Léger